L’article 19 de la Constitution belge est très clair : « La liberté des cultes, celle de leur exercice public, ainsi que la liberté de manifester ses opinions en toute matière, sont garanties, sauf la répression des délits commis à l’occasion de l’usage de ces libertés. » Qu’est-ce qui justifierait donc l’arrestation en pleine rue, lundi soir, de Monsieur Mohamed Al-Khatib, coordinateur européen de Samidoun ?
Ni voleur, ni assassin, ni coupable d’un délit connu, Monsieur Mohamed Al-Khatib, a le droit d’exprimer son opinion comme tout un chacun. Il semble évident qu’une fois de plus, ce soit le fait de défendre les droits des Palestiniens, y compris celui à la résistance, qui ait motivé son arrestation. On sait que l’OCAM qualifie Monsieur Mohamed Al-Khatib de « prédicateur de haine » sans preuves à l’appui.
Comme l’ABP l’avait déjà écrit à Madame de Moor, en son temps, demander la libération de la Palestine, dénoncer l’occupation israélienne et le sionisme, défendre la résistance, croire en la nécessité d’une révolution mondiale ne relève pas de la haine mais bien de l’opinion, quoiqu’on en pense.
Nous jugeons donc que l’arrestation de Monsieur Mohamed Al-Khatib, sauf preuve du contraire, fait partie d’une série de mesures d’intimidation, ce que nous condamnons.
En tant qu’association de défense des droits inaliénables du peuple palestinien inscrits dans le droit international, nous refusons que la solidarité avec le peuple palestinien soit criminalisée et nous exigeons que les autorités compétentes mettent un terme aux intimidations et menaces contre les militants de la cause palestinienne.