Quand le monde dort – Récits, voix et blessures de la Palestine

par Francesca Albanese, Éditions Mémoire d’encrier,
traduit par Simonetta Greggio, novembre 2025,
260 pages.

Comme chacun le sait, Francesca Albanese est une juriste
internationale, nommée par l’ONU Rapporteuse spéciale sur les droits
humains dans les territoires palestiniens occupés et première femme
à occuper ce poste.

Pressentie par les uns pour le Prix Nobel de la Paix, honnie par les
autres, en tête desquels un certain Donald Trump, elle nous fait
découvrir son parcours, qui l’a menée d’Ariano Irpino, une petite ville
du sud de l’Italie, au Conseil des droits de l’homme à Washington.

J’écris ce livre à un moment particulier de ma vie : les États-Unis
viennent de me sanctionner. depuis le 9 juillet, le Département du
Trésor m’a inscrite sur la liste des « ressortissants spécialement
désignés », ce qui interdit à tout citoyen ou toute entreprise d’avoir le
moindre lien financier avec moi.

On découvre dans son livre son attachement inconditionnel au droit
international, ce qui (paradoxalement ?) lui vaut l’accusation
ignominieuse d’antisémitisme.

Francesca Albanese nous livre ensuite dix récits de Palestiniens et
d’Israéliens, chacune de ces expériences, brutes et authentiques,
pouvant nous éclairer sur le génocide et sur les erreurs qui nous y ont
conduits.

Notons en particulier le chapitre intitulé Gabor et le parallèle établi
entre les traumatismes des différents génocides, y compris ceux des
Juifs et ceux, moins (re)connus, des peuples offensés des Amériques
depuis leur « découverte » par Christophe Colomb.

Top