Les colons de droite manifestent à Silwan

La police de Jérusalem et les gardes-frontières ont déployé leurs forces à Jérusalem-Est jeudi, y compris dans la vieille ville et les quartiers palestiniens, en raison de renseignements disant que des adolescents avaient planifié des « émeutes » vendredi. Ces manifestations ont été provoquées vendredi dernier par une décision du gouvernement israélien d’inclure les lieux saints de Jérusalem-Est dans son plan du patrimoine. Cette semaine la police craint que l’annonce par Israël de l’accord pour la construction de 1.600 nouveaux logements dans la ville suscite une réponse semblable.

Comme d’habitude dans des moments de tension, la police va limiter l’accès aux lieux saints la prière du vendredi sur l’esplanade des mosquées. Les hommes musulmans de plus de 50 ans porteurs d’une carte d’identité israélienne et les femmes de tout âge seront autorisés à pénétrer dans la zone.

La décision de police de permettre aux colons-militants de droite Itamar Ben-Gvir et Baruch Marzel de manifester dans le quartier de Silwan, à Jérusalem-Est va sans doute jeter de l’huile sur le feu.

Les deux disent qu’ils feront le tour du quartier le 21 Mars avec 70 autres personnes, afin d’observer les constructions illégales [il entend par là les demeures palestiniennes déclarées illégales par la municipalité].  « les structures palestiniennes illégales doivent partager le sort des structures détruites dans nos avant-postes», a déclaré Ben-Gvir.

Les résidents du quartier ont répondu avec colère. « La police est insensée. La situation est déjà tendue en raison des maisons qui vont être rasées, » a déclaré Fakhri Abou-Dihab, qui réside dans le village.

« tout le monde sait qui est Baruch Marzel et ce qu’il représente, et si la police donne la permission à un tel extrémiste, qui nous veut transférer, elle portera l’entière responsabilité de ce qui va arriver. Je le crains parce que tout ici est si sensible maintenant – ce ne sera pas facilement acceptée par les gens d’ici. »

Un autre habitant du village a ajouté que la police ne serait pas en mesure de contrôler les 50.000 habitants du village. « À un moment pareil, nous devons aider les gens à se rapprocher, non pas allumer des feux. Je ne veux pas le sang versé des deux côtés, dit-il. »

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