Communes belges : hissez le drapeau palestinien !

Vous trouverez ci-dessous une lettre-type à adresser au bourgmestre de votre ville, afin de lui demander, à l’occasion des 6 mois de guerre à Gaza, de hisser le drapeau palestinien au fronton de la maison communale. Complétez-la et envoyez-la à l’adresse de contact de votre commune, en indiquant en copie l’adresse info@abp-wb.be.

Vous trouverez ici un tableau des communes ayant déjà interpellées afin de ne pas les inonder du même message : https://docs.google.com/spreadsheets/d/18BDz7Ns3BbnQ_6XF8kZtv-TTV0z7O3Ia_Wptjh80jJg/edit?usp=sharing

Une fois la réponse reçue, merci de nous communiquer la réponse fournie par la commune. N’hésitez pas à nous envoyer des photos des drapeaux hissés

Monsieur le Bourgmestre/ Madame la Bourgmestre,

Le 8 avril 2024, six mois se seront écoulés depuis le déclenchement de la sanglante riposte d’Israël à l’attaque du Hamas du 7 octobre.

A cette occasion, nous demandons à la Commune de ********* de hisser le drapeau palestinien au fronton de sa maison communale. Ce faisant, il s’agira à la fois de marquer sa solidarité avec les trop nombreuses victimes de cette guerre et d’afficher son soutien aux initiatives visant à protéger un peuple menacé dans son existence même, dont notamment l’instauration d’un cessez-le-feu immédiat et permanent.

Le bilan de la guerre à Gaza est apocalyptique : plus de 40 000 tués ou disparus, civil·es dans leur écrasante majorité, dont 14 500 enfants (plus que l’ensemble des enfants morts dans d’autres conflits à travers le monde depuis 4 ans) ; près de 2 millions de déplacés, soit presque toute la population de l’enclave ; 55% du bâti détruit ou endommagé, avec un ciblage systématique des infrastructures civiles, en particulier humanitaires. Les crimes de guerre et contre l’humanité perpétrés par Israël ne se comptent plus. Parmi ceux-ci, l’usage de la faim comme arme de guerre, documenté notamment par Human Rights Watch et dénoncé, entre autres, par le secrétaire général de l’ONU Antonio Gutteres et le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Le 26 janvier, la Cour internationale de justice reconnaissait le risque de génocide à Gaza, notamment au regard des appels à la haine et autres déclarations sans ambiguïté des dirigeants israéliens, et édictait des ordonnances pour le prévenir. En décembre 2023, la Fédération internationale pour les droits humains affirmait pour sa part qu’Israël perpétrait d’ores et déjà un génocide contre les Palestiniens à Gaza. C’est également l’opinion de Franceska Albanese, Rapporteure spéciale de l’ONU pour les droits humains en territoire palestinien occupé, auteure d’un rapport paru ce 25 mars intitulé “Anatomie d’un génocide”, qui conclut « qu’il existe des motifs raisonnables de croire que le seuil indiquant que des actes de génocide » ont été commis « contre les Palestiniens à Gaza a été atteint »

Il apparaît clairement que l’opération israélienne n’est pas dirigée contre le Hamas, mais contre l’ensemble du peuple palestinien. De fait, cette guerre intervient dans un contexte de décennies d’oppression des Palestiniens et de déni de leurs droits fondamentaux. De nombreuses ONG, parmi lesquelles Amnesty International, établissent l’existence d’un régime d’apartheid, soit un système de domination fondé sur des lois, des politiques et des pratiques discriminatoires contre les Palestiniens et ce, depuis la création de l’État d’Israël. Les velléités israéliennes d’effacer le fait palestinien de Gaza doivent être comprises comme la continuité de la Nakba de 1948, quand 750 000 Palestiniens furent chassés de leurs terres. En témoigne également l’accélération du nettoyage ethnique et de la colonisation en Cisjordanie, à l’ombre des massacres en cours à Gaza.

Arborer le drapeau palestinien, dans ce contexte, c’est affirmer le droit à exister d’un peuple qui refuse de disparaître. Nous espérons que la Commune de *********, par cette initiative symbolique, contribuera, à son modeste niveau, à marquer sa solidarité avec ce peuple meurtri.

Au lendemain de l’invasion russe de l’Ukraine, de nombreuses municipalités belges ont fait le choix d’arborer le drapeau ukrainien en solidarité avec les victimes d’une agression injustifiable. Il ne doit pas en aller autrement pour celle que subit le peuple palestinien, sous peine de justifier les accusations d’indignation sélective.

Nous vous remercions d’avance pour votre réponse et vous prions de croire, Monsieur le Bourgmestre/ Madame la Bourgmestre, à l’assurance de notre sincère considération.

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