Une politique d’occupation israélienne aux conséquences tragiques

L’Association Belgo-Palestinienne condamne les violences de ces derniers jours faites à l’encontre des civils. L’assassinat de quatre Israéliens priant dans une synagogue ainsi que de plusieurs civils palestiniens, dont un chauffeur de bus pendu la veille de l’attaque, surviennent dans un contexte alarmant de provocations répétées de la part du gouvernement israélien.

Les assassinats de civils ne sont en aucun cas justifiables, mais doivent être replacés dans le contexte des violences quotidiennes que subissent les Palestiniens. Alors que 2200 personnes ont perdu la vie à Gaza cet été, le gouvernement israélien multiplie les provocations à l’encontre des Palestiniens, tout en laissant impunies les agressions commises par les colons. À Abu Dis, Issawiya et Silwan, trois quartiers palestiniens de Jérusalem-Est, les déplacements des citoyens palestiniens sont restreints, les résidents sont soumis à des punitions collectives telles que l’arrosage de maisons et d’écoles avec de l’eau pestilentielle. La semaine dernière, une mosquée a été incendiée par des colons dans le village d’Al Mughayir en Cisjordanie. De plus, le gouvernement israélien continue de déclarer son intention de construire davantage de colonies, prévoit de mettre en place des lois qui imposent des peines de vingt ans pour des jets de pierres et menace de retirer la citoyenneté aux citoyens palestiniens qui protestent.

Les provocations répétées autour de l’Esplanade des Mosquées montrent également un objectif du gouvernement Netanyahou d’amener la situation sur le terrain du religieux, que l’on sait d’avance sans issue et occulte le problème de la colonisation.

Si cette politique israélienne est à l’origine de la situation actuelle, la communauté internationale, par son silence, porte également une lourde responsabilité dans l’impasse politique dans laquelle elle se trouve.   Il est urgent que des mesures soient mises en œuvre pour mettre fin aux continuelles violations israéliennes du droit international et donner aux Palestiniens la perspective d’une paix juste. La reconnaissance bilatérale de l’État de Palestine, occupé depuis 47 ans, pourrait être à ce titre constituer une première mesure utile. Elle doit cependant être suivie de véritables pressions, voire de sanctions, sur le gouvernement Netanyahou afin qu’il cesse cette politique de la violence et rende possible la viabilité d’un État palestinien souverain et libre au côté de l’État d’Israël.

Top