L’Association belgo-palestinienne dénonce la participation du conseiller stratégique du chef de la police de Bruxelles, Saad Amrani, à un sommet mondial sur la sécurité internationale en Israël à la mi-septembre.
Organisé chaque année par l’Université Reichman au nord de Tel-Aviv, le Sommet mondial sur la lutte contre le terrorisme Shabtai Shavit revendique être « l’événement le plus influent dans le domaine de la lutte contre le terrorisme ». Cette rencontre de haut niveau est également l’occasion pour les autorités israéliennes d’agréger, sous couvert de considérations sécuritaires, toute une communauté d’experts, de décideurs et de chercheurs autour d’un récit justifiant sa politique contre les Palestiniens et les autres peuples de la région. Intitulée « Israël dans l’œil du cyclone mondial », son édition 2025, qui se tiendra du 15 au 18 septembre, ne fait pas exception, comme en atteste un rapide survol des thèmes qui y seront abordés : « De Gaza à Téhéran : une nouvelle doctrine de sécurité pour Israël », « Antisémitisme et antisionisme : la percée globale », « Otages : la nouvelle ère de négociation & de sauvetage »… Parmi les sponsors de l’événement figure Elnet, puissant lobby dédié à contrer les discours critiques envers Israël en Europe.
Il est inacceptable de contribuer à un « échange de bonnes pratiques » avec un État qui tire son « savoir-faire » en la matière du maintien de l’occupation, de l’apartheid, et désormais du génocide contre le peuple palestinien.
Outre l’ancien Premier ministre israélien Yair Lapid, ou encore le dirigeant d’extrême droite Avigdor Lieberman, partisan de la déportation des citoyens palestiniens d’Israël, l’un des participants à ce grand raout n’est autre que Saad Amrani, conseiller stratégique du chef de la police de Bruxelles. Par la présence de ce haut fonctionnaire à cette rencontre, l’institution policière apporte sa caution au modèle de lutte antiterroriste à l’israélienne. À l’heure où tous les efforts internationaux devraient être concentrés sur la façon d’isoler le gouvernement de Benyamin Netanyahou pour mettre fin à sa folie criminelle, il est inacceptable de contribuer à un « échange de bonnes pratiques » avec un État qui tire son « savoir-faire » en la matière du maintien de l’occupation, de l’apartheid, et désormais du génocide contre le peuple palestinien.
« Cette honteuse collaboration constitue une violation flagrante de l’obligation morale et juridique de chaque individu et institution de ne pas prêter assistance à un génocide en cours », déclare Pierre Galand, président de l’Association belgo-palestinienne. « La police de Bruxelles et le ministère de l’Intérieur doivent d’urgence empêcher la participation de M. Amrani à cette rencontre, et mettre fin à tout dialogue sécuritaire avec le régime israélien tant qu’il continuera à violer le droit international et humanitaire et à bafouer les droits fondamentaux du peuple palestinien ».