par Gilbert Achcar, Éditions La Dispute,
mai 2025, 240 pages.
Pour l’auteur, le choix du Hamas d’espérer vaincre Israël sur le terrain
militaire, où sa supériorité est écrasante, était voué à l’échec,
à l’inverse de la première Intifada (1987), qui unissait les Palestiniens
et divisait Israël et ses soutiens.
Il n’empêche que le génocide de Gaza est un tournant dans l’Histoire,
non seulement parce qu’Israël a mené sa guerre à un niveau de
dévastation qui dépasse probablement n’importe quel conflit récent,
mais aussi parce que l’approbation occidentale du génocide de Gaza
a été le dernier clou dans le cercueil de cet ordre prétendument fondé
sur des règles. L’Occident est démasqué et Israël est désormais
perçu comme super-blanc, avant-poste du suprémacisme blanc au
Moyen-Orient.
Pour l’auteur, loin d’être un accident de l’Histoire, le génocide était
inscrit dans la trajectoire de l’État sioniste, dès sa fondation, sur une
logique essentiellement réactionnaire et colonialiste.