Élections 2024 : quels programmes électoraux pour la Palestine?

Les partis francophones ont répondu à un questionnaire en vue de faire connaitre leurs positions sur dix de nos demandes phares en vue des élections du 9 juin 2024.

D’emblée, une réalité saute aux yeux : le parfait alignement du PS, d’Écolo et du PTB, invariablement favorables à nos propositions. Ceci marque une remarquable évolution par rapport à la campagne 2019. Les socialistes rejoignent désormais écologistes et communistes pour reconnaître la pratique de l’apartheid par Israël et s’opposer aux missions économiques régionales en Israël.

À l’inverse, le MR semble se profiler de façon encore plus nette sur les positions d’Israël, puisqu’il rejette intégralement toutes nos propositions. En plus d’exclure toute mesure qui pourrait contribuer de près ou de loin à renforcer la pression contre Tel-Aviv, on peine à déceler chez lui la moindre empathie pour le peuple palestinien, dont il prétend pourtant reconnaître les aspirations légitimes. À la question portant sur le soutien aux ONG palestiniennes persécutées par Israël, le MR répond par la négative, épousant, semble-t-il, le narratif israélien assimilant celles-ci à des organisations terroristes. Ce zèle du parti de droite va jusqu’à le conduire à contredire les positions de sa propre ministre des Affaires étrangères, notamment en ce qui concerne l’urgence de garantir un financement à l’UNRWA (lire ci-contre).

Au centre de l’échiquier politique, Défi affiche un positionnement plus nuancé que ce que certaines de ses postures que l’on pourrait qualifier de pro-israéliennes auraient pu laisser penser. Les amarantes se montrent ouverts à des contre-mesures contre Israël, tout en étant réticents à l’éventualité que la Belgique les impose seule. Une certaine approche droit-de-l’hommiste semble de mise, ce qui se manifeste notamment par leur soutien à la société civile palestinienne et à l’UNRWA. Du côté des Engagés, c’est la prudence qui domine, ceux-ci ne répondant clairement qu’à la moitié des questions. Parmi celles-ci, deux par l’affirmative, portant sur l’exclusion des marchés publics des entreprises impliquées dans les colonies et sur un embargo militaire complet contre Israël (mais seulement dans un cadre européen).

C’est donc un sentiment plutôt favorable à la justice pour les Palestiniens qui prédomine en Belgique francophone. Le traduire politiquement dépendra des équilibres internes des prochaines majorités et, au sein de celles-ci, de la capacité des plus fervents défenseurs de la cause palestinienne à lui accorder l’importance qu’elle mérite.

#VoteForPalestine2024

Les réponses des partis à nos 10 priorités pour les élections du 9 juin 2024

[En cliquant sur les logos des partis, vous aurez accès aux réponses individuelles]

Votre parti s’engage-t-il à promouvoir :
la reconnaissance de l’apartheid israélien ? V V V X X
l’interdiction du commerce avec les colonies israéliennes ? V V V V X X
l’exclusion des marchés publics des entreprises impliquées dans les colonies ? V V V V V X
un embargo militaire intégral contre Israël ? V V V V V X
la suspension des missions économiques régionales en Israël ? V V V X X
le soutien du droit au boycott d’Israël ? V V V X X
le soutien à la société civile palestinienne ? V V V V X
le soutien à l’UNRWA ? V V V V X
des sanctions contre Israël ? V V V V X X
la suspension de l’accord d’association UE-Israël ? V V V X X X

D’accord : V

Pas d’accord : X

Détail des réponses des partis

1. Reconnaissance de l’apartheid israélien

 

OUI,
Nous sommes d’accord avec le raisonnement et nous affirmons qu’Israël est un état d’apartheid. Nous avons porté différentes motions aux niveaux local et national afin de faire reconnaitre la nature d’apartheid de l’état d’Israël. Nous pensons qu’il est essentiel de le faire reconnaitre à tous les niveaux de pouvoir en Belgique.
Voici d’ailleurs le modèle que nous avons fait voter à Liège mais aussi dans d’autres villes : https://liege.ptb.be/actualites/la_ville_de_li_ge_doit_renforcer_son_soutien_au_peuple_palestinien_en_coupant_ses_liens_avec_le_r_gime_d_apartheid_isra_lien

 

OUI
Nous soutenons cette demande pour enquêter sur la réalité de cette pratique.

Ecolo-Groen est notamment l’auteur d’une résolution au Parlement fédéral sous cette législature (https://www.lachambre.be/kvvcr/showpage.cfm?section=flwb&language=fr&cfm=/site/wwwcfm/flwb/flwbn.cfm?dossierID=2012&legislat=55&inst=K) contenant les propos suivants :
(La Chambre) considérant les conclusions du rapport publié par l’ONG israélienne B’Tselem en janvier 2021 qualifiant la politique israélienne comme étant constitutive d’un régime d’apartheid sur le territoire allant des rives occidentales du Jourdain à la mer Méditerranée;
(La Chambre) considérant le rapport publié par Human Right Watch le 26 avril 2021 identifiant le régime israélien comme étant coupable de crimes d’apartheid et de persécution, sur le fondement d’une comparaison des politiques et des pratiques à l’égard de 7 millions de Palestiniens habitant dans les territoires occupés et à l’intérieur d’Israël avec celles concernant le même nombre de Juifs israéliens;
(La Chambre demande au gouvernement) d’exiger, au sein de l’ONU, l’établissement d’une commission d’enquête officielle chargée d’étudier la discrimination systématique et la répression en Israël et en Palestine ainsi que l’envoi d’un représentant spécial de l’ONU ayant pour mission d’enquêter spécifiquement sur les crimes de persécution et d’apartheid, disposant d’un mandat permettant de mobiliser l’action internationale pour, le cas échéant, mettre fin à pareils crimes;

OUI
Le PS reconnait l’existence d’un régime institutionnalisé d’oppression et de domination mis en place par le gouvernement israélien, correspondant à une politique d’apartheid, telle que dénoncée par Human Rights Watch, Amnesty International ou encore l’ONG B’Tselem. La Belgique doit dénoncer publiquement le système d’apartheid et les politiques d’annexion menées par Israël et prendre les mesures qui s’imposent. Le PS est favorable à un rétablissement du Comité spécial de l’ONU contre l’apartheid afin qu’il enquête sur la réalité de cette pratique

NON
Notre parti n’est pas formel à l’heure actuelle. La définition de l’apartheid, restreinte, doit avant tout trouver une signification consensuelle au niveau international. Ensuite, nous soutenons le fait de placer cette enquête factuelle dans les mains de la justice, comme nous l’avons en soutenant publiquement l’enquête de la Cour Pénale Internationale sur les risques de crimes de guerre commis par Israël dans la bande de Gaza.

Nous sommes donc pour laisser à la justice la tâche d’une juste qualification, d’apartheid ou non, et de porter ce dossier au sein d’un Comité spécial de l’ONU tel que votre association le recommande si la CPI confirmait qu’un apartheid est en cours.

/
Nous constatons avec inquiétude des cas de discriminations menées en Israël, tant sur son territoire que sur les territoires occupés. Nous sommes favorables à une documentation et une enquête sérieuse sur cette situation, y compris un rapport détaillé à l’Assemblée générale de l’ONU, et ce en vue de lutter efficacement contre tout type de discrimination et la qualification juridique à donner au regard du droit international. Mais en tout état de cause et immédiatement, comme nous le répétons avec force, le Hamas doit libérer les otages, un cessez-le-feu doit être décrété immédiatement, et donc les attaques incessantes disproportionnées du gouvernement Israélien dans la bande de Gaza doivent stopper.

NON
Ce terme n’est pas applicable à la situation israélo-palestinienne car il n’y a pas de distinction basée sur la ségrégation raciale comme c’était le cas en Afrique du sud. 1,5 millions de Palestiniens vivent d’ailleurs en Israël.

2. Interdiction du commerce avec les colonies israéliennes

OUI,
Nous voulons clairement interdire le commerce avec toutes les colonies israéliennes. Nous voulons porter cette revendication à tous les niveaux de pouvoir.

OUI
Dans la même résolution, nous demandons :
D’accentuer la politique de différenciation dans nos relations diplomatiques et économiques, au niveau bilatéral et multilatéral, à l’égard des colonies israéliennes implantées dans les territoires occupés, en explorant notamment les options suivantes:
a) veiller à introduire systématiquement, dans les accords bilatéraux entre la Belgique et Israël, une clause territoriale excluant explicitement les colonies israéliennes dans les territoires occupés et faire pression pour qu’une attitude similaire soit adoptée au niveau européen;
b) plaider activement pour que la Haute Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Mme M. Bachelet, publie une mise à jour annuelle de la base de données des Nations Unies reprenant les entreprises liées à la colonisation israélienne;
c) interdire concrètement l’importation de produits commerciaux issus des colonies israéliennes;
d) investiguer l’adoption d’une série de contre-mesures susceptibles d’être mises en place contre des décideurs israéliens associés aux colonies illégales, telles que le gel des avoirs ou l’obtention de visas;
Dans le programme Ecolo 2024 (https://ecolo.be/wp-content/uploads/2024/02/2024-Programme-consolide-final.pdf), nous demandons également :
La fin de relations commerciales avec les colonies présentes dans les territoires occupés, notamment l’interdiction de l’importation de produits issus des colonies;
Nous sommes enfin co-auteurs et soutenons la Proposition de loi visant à interdire la commercialisation de produits et de services résultant de situations nées de violations graves du droit international humanitaire et des droits humains dans des territoires occupés (https://www.lachambre.be/kvvcr/showpage.cfm?section=flwb&language=fr&cfm=/site/wwwcfm/flwb/flwbn.cfm?dossierID=3673&legislat=55&inst=K), déposée en novembre 2023 et malheureusement bloquée actuellement par les libéraux. La présente proposition inclut également l’exportation (pas uniquement l’importation comme exprimée actuellement dans le programme 2024).

OUI
Le PS plaide depuis des années pour l’interdiction de l’importation des produits issus des colonies israéliennes et a déposé plusieurs propositions de résolutions visant à interdire la commercialisation de ces produits et services. Cette commercialisation résulte de situations nées de violations graves du droit international humanitaire et des droits humains et la Belgique doit l’interdire.

OUI
Au Parlement fédéral, nos députés ont déposé plusieurs amendements en ce sens au sein de la Commission des relations extérieures. Toutefois, nous sommes bien conscients du fait que l’impact de notre seul pays est plus symbolique qu’autre chose et que son influence est réduite en terme de commerce international. Nous devons, par contre, redoubler d’effort en profitant de notre Présidence de l’Union européenne pour amorcer un processus de négociation et endiguer les actes contraires au droit international, tel que la colonisation de territoire palestiniens au sein de la Bande de Gaza.

NON
En l’absence de données précises sur l’impact que constituerait ce boycott sur la population, nous sommes plutôt réservés sur la mesure. Par ailleurs, ce commerce est extrêmement limité vis-à-vis de la Belgique et donc sans réel impact sur le conflit. Nous pensons que cette solution ne contribuera ni à apaiser le climat géopolitique, ni à mettre plus rapidement un terme à cette guerre. En outre, en raison de l’interdépendance économique en Cisjordanie entre les intérêts palestiniens et israéliens, nous voulons être certains qu’une telle mesure de boycott, n’affecterait pas les Palestiniens, ce qui serait une double peine à notre estime. Nous sommes par ailleurs favorables au démantèlement des colonies, qui sont contraires au droit.

NON
En ce qui concerne les produits israéliens issus des colonies, l’accord de gouvernement fédéral (2020) prévoit que notre pays fera de nouveaux pas dans le sens d’une politique de différenciation bilatérale et multilatérale à l’égard des colonies israéliennes. Il s’agit de travailler, au niveau européen, sur une liste de contre-mesures efficaces et proportionnées en cas d’annexion du territoire palestinien par Israël et sur une possible reconnaissance en temps utile de l’État palestinien. Les traités bilatéraux passés et futurs entre la Belgique et Israël font référence au territoire de l’État d’Israël. Par ailleurs, il est prévu que les Finances et l’Économie renforceront les contrôles sur les marchandises en provenance d’Israël. Une interdiction des produits israéliens provenant des colonies n’est donc pas envisagée par l’accord de gouvernement.

Il faut également être conscient qu’une politique de différenciation doit être menée de manière homogène, dès qu’un territoire est contesté. Cela devrait donc aussi s’appliquer au Maroc, puisque le Sahara occidental est un territoire contesté, ce que nous n’estimons ni pertinent ni souhaitable. Précisons en effet que cette politique de différenciation pourrait avoir des conséquences dommageables sur notre capacité à traiter diplomatiquement avec toutes les parties, qu’elle ne fera que déplacer ces produits ailleurs dans l’Union Européenne et qu’elle n’est pas opportune alors que le pays vient d’être victime des attaques terroristes du Hamas. On peut d’ailleurs s’étonner que personne ne réclame de sanctions contre ce mouvement terroriste.

3. Exclusion des marchés publics les entreprises impliquées dans les colonies

OUI
Nous voulons exclure des marchés publics les entreprises qui entretiennent des liens avec l’occupation de la Palestine. Le PTB a d’ailleurs été à l’initiative de cette exclusion dans les marchés publics à Molenbeek-Saint-Jean. Nous voulons la généraliser à tous les niveaux de pouvoir en Belgique.

OUI
Nous soutenons activement, au niveau belge et au niveau européen, l’établissement d’une législation “due diligence” afin que les entreprises belges et européennes soient responsables des violations des droits humains tout au long de leur chaîne de production, ce qui inclut les activités dans les colonies israéliennes.
Nous avons fait adopté au Parlement fédéral en 2019 une résolution relative aux négociations du Traité contraignant sur les “Entreprises et droits de l’homme” au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (https://www.lachambre.be/kvvcr/showpage.cfm?section=flwb&language=fr&cfm=/site/wwwcfm/flwb/flwbn.cfm?dossierID=0524&legislat=55&inst=K).
Nous sommes également co-auteurs de la Proposition de loi instaurant un devoir de vigilance et un devoir de responsabilité à charge des entreprises tout au long de leurs chaînes de valeur, déposé en avril 2021 au Parlement fédéral (https://www.lachambre.be/kvvcr/showpage.cfm?section=flwb&language=fr&cfm=/site/wwwcfm/flwb/flwbn.cfm?dossierID=1903&legislat=55&inst=K). Ce texte est malheureusement toujours aujourd’hui bloqué par les libéraux.
Concernant les investissements financiers de banques belges dans des entreprises actives dans les colonies israéliennes, nous sommes favorables aux recommandations du rapport “Don’t buy into occupation” et souhaitons que le gouvernement belge utilise les leviers qu’il a au sein de Belfius et de BNB Paribas Fortis afin que ces dernières désinvestissent dans les activités concernées. Le parlementaire Simon Moutquin a notamment interrogé les Ministres concernés sur la question. Cette demande est également formulée dans une résolution Ecolo-Groen en cours de publication à la Chambre.
Pour finir, Ecolo a joué un rôle prépondérant dans la motion communale molenbeekoise visant à exclure G4S de ses marchés publics.

OUI
Il faut écarter des procédures de marché public les entreprises qui ont une implantation dans les colonies israéliennes en territoire palestinien car ces dernières sont illégales.

OUI
Nous soutenons cette idée mais avons de sérieux doutes quant à la concrétisation de cette exclusion, puisqu’il sera extrêmement complexe à notre sens de contrôler l’ensemble de l’activité des sociétés qui se proposent au sein d’un marché public dans notre pays ainsi que leurs chaînes de valeurs.

OUI
Etant donné le caractère illégal de ces colonies, nous sommes en faveur de l’exclusion des marchés publics. Cela dit, cette mesure devra être adopté après la certitude qu’ils n’affectent pas les Palestiniens eux-mêmes.

NON
Nous privilégions le dialogue diplomatique pour aboutir à une solution à deux Etats, seule porte de sortie dans ce conflit.

4. Embargo militaire intégral contre Israël

OUI
Nous le défendons activement. C’est l’une des 4 revendications de notre campagne de solidarité avec la Palestine actuelle. Notre secrétaire général Peter Mertens a appelé le Premier Ministre De Croo et le Ministre Dermagne à agir dans ce sens : https://www.ptb.be/stop-au-2-poids-2-mesures-un-embargo-militaire-contre-israel-maintenant

OUI
L’attaque israélienne actuelle contre Gaza démontre clairement qu’il y a un risque que le matériel militaire envoyé vers Israël soit utilisé dans des violations des droits humains et tue de manière délibérée des civils.
Notre groupe parlementaire à la Chambre a demandé une concertation interfédérale afin d’interdire l’export et le transit d’armes vers Israël : https://www.lavenir.net/actu/monde/2024/01/30/export-et-transit-darmes-vers-israel-la-belgique-ne-peut-pas-etre-complice-des-bombardements-de-civils-a-gaza-estime-ecolo-groen-KYVFPJ6Y3VDCZCLJ7TX3F6DKMY/
Nous demandons également dans notre programme “la fin de l’exportation d’armes ou de matériel militaire, en ce compris leur transit via la Belgique, vers Israël ”

Ces différentes demandes sont également portées par nos élus régionaux, notamment concernant les licences d’armes accordées à la FN Herstal. A ce stade, même si nous avons obtenu un droit de transparence sur ces licences, il s’agit toujours d’une compétence exclusive du Ministre-Président de la Région wallonne, le socialiste Elio Di Rupo.

OUI
Oui, le PS est favorable à un embargo européen sur les armes à destination d’Israël. La Belgique doit plaider en ce sens au niveau européen afin d’encourager les autres Etats membres à suivre cette voie.

Depuis 2009, notre pays a adopté une position restrictive sur l’octroi des licences d’exportation à destination d’Israël. En effet, en 2009, il a été convenu entre les différents gouvernements régionaux et le fédéral « de ne procurer aucune licence d’exportation d’armes qui renforcerait la capacité militaire des forces en présence ». Dans le cadre de la guerre à Gaza, Bruxelles et la Wallonie ont décidé, il y a peu, d’étendre cette restriction aux licences de transit, ainsi qu’aux biens à double usage. En Wallonie, toutes les licences d’exportations de matériel militaire vers Israël ont été suspendues depuis le 5 février dernier.

Il est cependant indispensable que les autres pays européens suivent la même voie et adoptent une position claire. C’est pour cette raison qu’un embargo européen sur les armes à destination d’Israël permettra de peser davantage sur le plan international afin de mettre fin à cette guerre. Ceci est important au regard du non-respect de droit international humanitaire par Israël et du risque de génocide. En tant qu’Etat partie à la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, la Belgique a l’obligation juridique de prendre toutes les mesures en son pouvoir pour prévenir le crime de génocide et doit s’engager en ce sens au niveau européen.

OUI
Nous nous sommes prononcés en commission parlementaire et en séance plénière au sein du Parlement fédéral en ce sens. En effet, Amnesty International Belgique a, à plusieurs reprises, dénoncé le transit d’armes à destination d’Israël par la Belgique et a prié les autorités de notre pays de s’opposer à ce que des armes qui transitent par notre pays servent, dans certains cas, à la réalisation de crimes de guerre au sein de la bande de Gaza.

De plus, nous soutenons l’idée selon laquelle c’est par la négociation diplomatique que ce conflit cessera et qu’il n’est dans l’intérêt d’aucune des parties au conflits d’augmenter son stock d’armes et de continuer les actes de violences qui touchent encore aujourd’hui énormément de civils.

OUI
En cas de graves violations du droit international et des droits humains, nous soutenons l’application des mesures prévues au niveau de l’Union européenne pouvant aller jusqu’à un embargo sur les livraisons d’armements à l’État d’Israël. Nous nous engageons à promouvoir cette discussion afin d’assurer la conformité des pratiques de l’ensemble des Etats membres avec le code de conduite européen sur les exportations d’armes dont l’application uniforme doit être renforcée.

NON
Le Hamas cherche avant tout la destruction d’un pays et d’une société. Agissant comme il l’a fait, il savait par ailleurs à quoi il exposait de manière criminelle la population de Gaza. Ce n’est pas une guerre entre les Israéliens et les Palestiniens. C’est une guerre menée par des terroristes contre des valeurs démocratiques.

Ensuite, le Mouvement Réformateur reconnaît le droit à l’existence d’Israël et son droit d’assurer à tout moment sa défense et la protection de sa population. Le combat contre le terrorisme doit tous nous unir. Israël est la seule démocratie de la région et, de surcroît, à des voisins qui prônent sa destruction. C’est le droit d’Israël de vouloir vivre en paix et dans la sécurité et de prendre toutes les mesures légitimes afin de les assurer.

Le MR est résolument dans le camp de la paix et pour le respect des populations civiles palestinienne et israélienne. C’est pourquoi nous soutenons aujourd’hui un cessez-le-feu humanitaire. C’est la position du gouvernement. Ce cessez-le-feu doit être concomitant à une libération des otages israéliens détenus par le Hamas, qui est une organisation terroriste dont l’objectif est la destruction de l’Etat d’Israël.

Comme dans tout conflit armé, le Mouvement Réformateur plaide pour le respect du droit international et du droit international de la guerre par l’ensemble des parties au conflit, conformément, notamment, aux résolutions des Nations Unies, qui doivent être respectées par l’ensemble des parties prenantes. Il est également important que les populations qui en ont besoin puissent bénéficier d’une aide humanitaire et nous continuerons de plaider pour soutenir les civils de Gaza, en coordination avec nos partenaires européens et en veillant à ce que cette assistance ne soit pas dévoyée par des organisations terroristes. S’il y a des violations du droit international, Israël doit être sanctionné. Mais il faudra aussi des sanctions envers le Hamas, comme la saisie de ses comptes bancaires, l’arrestation de ses dirigeants, ainsi que des sanctions pour les Etats qui les couvrent.

5. Suspension des missions économiques régionales en Israël

OUI
Nous voulons stopper tout accord avec Israël en termes économique, militaire, et politique. Il est essentiel pour nous de stopper toute hypocrisie dans nos relations avec Israël : une condamnation morale, sans suspension des liens économiques, serait hypocrite. Suspendre nos liens économiques avec Israël, veut dire aussi stopper les missions économiques des régions flamande, bruxelloise et wallonne en Israël.

https://www.ptb.be/actualites/palestine-le-ptb-demande-dannuler-la-mission-economique-de-la-region-bruxelloise-en

OUI
Nous nous sommes systématiquement opposés aux missions économiques régionales en Israël tant que ce dernier est coupable de violation du droit international et des droits humains, notamment en 2019 lorsque l’Awex et Hub Brussels en prévoyaient une. (https://www.lecho.be/economie-politique/belgique/bruxelles/pas-de-mission-economique-bruxelloise-en-israel-ni-en-palestine/10186492.html).

OUI
Dans un contexte de guerre, il est primordial de suspendre les missions économiques. Cette position découle d’un principe de responsabilité universelle.
[Complément après demande de précision : le PS est également favorable à une suspension des missions économiques régionales hors contexte de guerre à Gaza.]

NON
Nous sommes favorables à une suspension des missions économiques régionales en Israël jusqu’à l’apaisement généralisé du conflit et un cessez-le-feu durable consenti par les deux parties avant la reprise de quelconque mission économique.

/
En l’état actuel il nous semble approprié de suspendre les missions économiques en Israël. Ceci étant, à terme, des missions pourraient être réorganisées dès lors que tout un pays ne doit pas être boycotté sachant que la population israélienne débat vivement de la manière dont la guerre est menée à Gaza par son gouvernement.

NON
Ces missions économiques jouent un rôle important, notamment sur le plan diplomatique.

6. Vous engagez-vous à lutter contre les tentatives de limiter la liberté d’expression des défenseurs des droits des Palestiniens, notamment celui au BDS, en évitant d’utiliser la définition de travail de l’antisémitisme de l’IHRA ?

OUI
Nous avons rejeté la définition de l’IHRA au Parlement Bruxellois et nous voulons aussi faire de même à tous les niveaux. Le PTB condamne fermement toute forme de racisme, y compris l’antisémitisme. Nous refusons donc catégoriquement toute tentative d’assimiler des critiques de la politique de l’Etat d’Israël à de l’antisémitisme. Cela fait partie de la stratégie de criminalisation de ceux qui s’opposent fermement aux crimes et à l’impunité de l’État d’Israël vis-à-vis du peuple palestinien.

OUI
Nous sommes contre l’utilisation de la définition de l’IHRA, qui mélange antisémitisme et critique légitime du gouvernement israélien. Nous soutenons des définitions plus rigoureuses comme The Jerusalem Declaration on Antisemitism (JDA). Nous veillons, dans les communes et gouvernements dans lesquels nous sommes en majorité, à donc ne pas adopter la définition de l’IHRA. Cela a notamment été le cas pour la résolution votée au Parlement bruxellois en novembre 2023 concernant la Stratégie européenne de lutte contre l’antisémitisme et de soutien à la vie juive, où nous avons écarté par le bais d’amendements cette définition.
Nous soulignons par ailleurs que la lutte contre l’antisémitisme, ainsi que contre toutes formes de racismes, occupe toute notre attention. La montée des violences antisémites, racistes ou islamophobes depuis le 7 octobre 2023 est inacceptable et nous appelons à ne pas instrumentaliser la situation dramatique à Gaza à des fins de haine. La critique des politiques menées par le gouvernement israélien doit pouvoir se faire démocratiquement et sans polarisation.

OUI
Le PS a clairement exprimé sa position sur la définition de l’antisémitisme de l’IHRA. Le PS combat toutes les formes et les expressions de l’antisémitisme. Il met, par ailleurs, en exergue les risques de confusion entre l’antisémitisme et les critiques des positions et des actions du Gouvernement israélien, qui relèvent de la liberté d’expression, contrairement aux propos antisémites qui sont des infractions pénales.

NON

/
Nous nous opposerons à la limitation de la liberté d’expression des défenseurs des droits des peuples à l’autodétermination et en particulier des Palestiniens, dans le respect de de l’Etat de droit. Avec la même détermination, les Engagés sont pleinement opposés à l’antisémitisme et inquiets de sa montée en Europe à la suite de la réescalade du conflit. Nous avons été frappés par l’assimilation des attaques terroristes du 7 octobre à un « acte de résistance » alors que les crimes monstrueux commis relèvent du terrorisme et de l’antisémitisme. De même, la mise en avant de la religion ou origine juive de certains commentateurs, journalistes, citoyens ou même acteurs politiques pour les disqualifier nous semble inacceptable. Enfin, les actes de violence et les agressions verbales ou sur les réseaux sociaux envers les membres de la Communauté juive en Europe en raison des évènements du Proche Orient doivent être condamnés et réprimés lorsqu’ils constituent une infraction pénale avec la plus grande vigueur. Votre expression « culpabilité du judéocide en Europe » tend à vouloir disqualifier le combat mené en Europe contre l’antisémitisme. Il y a, à nos yeux, une responsabilité collective contre toutes discriminations, dont l’antisémitisme. En même temps, nous dissocions les tentatives d’assimiler toute critique des politiques israéliennes à de l’antisémitisme. Critiquer des politiques menées par un Etat, même démocratique, est un élément essentiel du débat démocratique et ne doit pas être confondu avec de l’antisémitisme. Enfin nous refuserons toute ingérence d’un Etat tiers dans notre débat politique visant à influencer de manière non transparente notre débat interne sur le conflit actuel que ce soit en faveur de l’une ou de l’autre partie. Nous devons faire face à la désinformation sur ce sujet de la même façon que nous luttons contre la désinformation russe à l’égard de l’Ukraine.

NON
Le pogrom du 7 octobre 2023 et le conflit entre Israël et le Hamas a entraîné une explosion des actes et paroles antisémites : croix gammées dans l’espace public, profanation de cimetières, menaces, appels à la haine lors de manifestations publiques… L’importation de ce conflit sur notre territoire ainsi que la montée des populismes et des extrémismes, de gauche comme de droite, est préoccupante et nous invite à la vigilance. Nous sommes un pays libre, où règne la liberté d’expression. Mais il y a des limites très claires : nous ne pouvons tolérer l’incitation à la haine, à l’antisémitisme ou à l’islamophobie et l’incitation à la violence. Nous devons assurer la sécurité de tous ceux qui vivent sur notre territoire et ne laisser prospérer aucune parole, aucun acte antisémite ou islamophobe, aucune stigmatisation. Notre devoir, dans ce moment, est de rester unis comme pays, dans le respect de nos valeurs de tolérance et de démocratie. C’est ce bouclier de l’unité qui nous protégera des débordements, des dérives et de la haine.

7. Soutenir la société civile palestinienne


OUI
Il est inadmissible de voir des organisations de la société civile palestinienne devenir des cibles pour Israël. Nous voulons les soutenir et même renforcer notre soutien à celles-ci et nous sommes en contact, avec des liens de solidarité, avec certaines d’entre elles.


OUI
Nous soutenons pleinement les organisations de défense des droits humains de la société civile palestinienne criminalisée par Israël. Le gouvernement belge a d’ailleurs marqué son soutien aux ONG concernées lorsque leurs bureaux ont été fermés. Le parlementaire Simon Moutquin a également interpelé le gouvernement sur ces questions, notamment ici : https://drive.google.com/file/d/1X0_FySUL8aY9mwRFZKmyOLILXk2hpo2G/view

OUI
Le PS soutient la société civile palestinienne et salue l’immense travail effectué sur le terrain. Il faut prendre des mesures concrètes pour soutenir, promouvoir et préserver l’espace de la société civile locale et apporter un soutien particulier aux organisations injustement criminalisées par le gouvernement d’Israël.

OUI
Notre Député fédéral et président François De Smet a questionné à plusieurs reprises la précédente Ministre des affaires étrangères Sophie Wilmès sur cette question en dénonçant la campagne récurrente de diffamation à laquelle se livrait Israël, tout en ne se basant sur aucune preuve tangible pour appuyer ses propos.

Le Député a intimé notre Gouvernement de raisonner les dirigeants israéliens sur cette question et a demandé à notre pays de continuer à soutenir ces organisations et les protéger d’éventuelles sanctions de la part d’Israël.

/
Nous soutenons les organisations de défense des droits humains palestiniennes, en accord avec notre engagement envers le respect des droits humains et le droit international, tant que celles ci n’appuient pas un discours de haine, antisémite ou de toute nature qui nierait l’existence même de l’Etat d’Israël et ne sont pas liées ou sous influences directes ou indirectes avec d’autres organisations qui ne respectent pas l’Etat de droit. De même, il importe de continuer à soutenir et de dialoguer avec la société civile palestinienne et israélienne pour les aider à contribuer à retrouver le chemin de la Paix.

NON
Il est important que les populations qui en ont besoin puissent bénéficier d’une aide humanitaire et nous continuerons de plaider pour soutenir les civils de Gaza, en coordination avec nos partenaires européens et en veillant à ce que cette assistance ne soit pas dévoyée par des organisations terroristes.

8. Vous engagez-vous à œuvrer à la soutenabilité financière de l’UNRWA ?

OUI
Il faudrait aussi augmenter notre soutien à l’UNRWA. Nous sommes clairement opposés à la position de certains partis politiques qui veulent criminaliser l’UNRWA.

Voici d’ailleurs la position défendue par Marc Botenga, eurodéputé du PTB : https://www.tiktok.com/@marcbotenga/video/7332058212532784416


OUI
Le gouvernement fédéral belge, par les voix de Hadja Lahbib et Caroline Gennez, a annoncé maintenir son aide à l’UNRWA. Nous saluons cette décision et demandons au sein du gouvernement à plaider auprès des Etats Membres de l’UE ayant coupé leurs financements a les reprendre au plus vite. Nous plaidons également au sein du gouvernement pour augmenter notre contribution à l’UNRWA. (voir notamment : https://www.instagram.com/p/C3k8FfHN0ul/?hl=fr)

OUI
Le PS s’est directement positionné en faveur de la continuité du financement d’UNRWA. Il faut certes enquêter sur l’implication des 12 personnes dans les attaques du 7 octobre, mais cela ne peut en aucun cas être une raison pour arrêter de financer une agence dont l’action est absolument vitale pour les 2,3 millions de Palestiniens de Gaza et pour la stabilité régionale.

OUI
En tant qu’il s’agit d’une agence officielle de l’Organisation des Nations Unies et des sérieux doutes émis par plusieurs experts quant au bien-fondé des accusations proférées par l’Etat d’Israël, nous apportons, sauf éléments contraires, notre soutien à cette agence onusienne.

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Nous soutenons les efforts internationaux pour la paix et la stabilité dans la région. L’aide internationale correctement financée et fermement dirigée a un rôle indispensable à jouer. Cependant, la soutenabilité financière et politique de l’UNRWA ne peut s’envisager que lorsqu’elle est alignée avec nos valeurs de soutien aux populations vulnérables, de neutralité politique, et d’engagement envers la paix et les solutions humanitaires. C’est pourquoi, pour conserver sa crédibilité internationale, il importe également que l’UNRWA soit attentive à l’action de ses employés et licencie et dénonce aux autorités compétentes ceux parmi eux qui auraient pu participer aux attentats du 7 octobre ou qui soutiendraient délibérément et volontairement l’organisation terroriste du Hamas.

NON
La Belgique a pour l’instant confirmé son soutien à l’UNRWA, dans l’attente des résultats d’une enquête approfondie menée actuellement au sujet de l’Agence et de ses collaborateurs. Nous évaluerons à l’issue de cette enquête si ce soutien doit être maintenu. Dans l’immédiat, il est important que les populations qui en ont besoin puissent bénéficier d’une aide humanitaire et nous continuerons de plaider pour soutenir les civils de Gaza, en coordination avec nos partenaires européens et en veillant à ce que cette assistance ne soit pas dévoyée par des organisations terroristes.

9. Etes-vous favorables à l’instauration de sanctions économiques et diplomatiques contre Israël tant qu’il n’aura pas mis fin aux violations graves du droit international et des droits humains ?

OUI
Nous défendons une série de 4 différentes sanctions claires et directes à prendre contre Israël. Nous voulons des sanctions économiques. Nous voulons rappeller notre ambassadeur en Israël tant que le nettoyage ethnique de Gaza ne prendra pas fin. Nous plaidons pour appliquer un embargo militaire complet à Israël, y compris sur le transport d’armes et de technologies militaires par les ports et aéroports belges. Et nous voulons traduire Netanyahou, Premier ministre israélien, et l’Etat d’Israël devant la justice internationale pour les actes génocidaires commis à Gaza. Nous soutenons activement l’action de l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de Justice.
Ici la pétition que nous avons lancé : https://www.ptb.be/actions/des-sanctions-contre-israel-maintenant

OUI
Dans notre programme 2024, nous appelons à “l’interdiction et le gel des avoirs des colons, ainsi que des responsables des crimes de guerre perpétrés tant sur le territoire israélien que sur le territoire palestinien”. Nous avons également plaidé au sein du gouvernement belge à interdire du territoire les colons violents, mesure qui a été prise, ainsi qu’à pousser cette mesure à l’échelon européen.
Depuis l’attaque israélienne sur Gaza, nous avons demandé le gel des avoirs financiers des responsables israéliens coupables de crimes de guerre (https://www.rtbf.be/article/guerre-israel-gaza-ecolo-veut-que-la-belgique-gele-les-avoirs-du-hamas-et-de-responsables-de-crimes-de-guerre-israeliens-11296648).
Nous avons également appelé à la convocation de l’ambassadrice israélienne en Belgique face aux crimes de guerre commis à Gaza (https://www.rtbf.be/article/guerre-israel-gaza-ecolo-met-la-pression-sur-le-federal-a-lentame-du-comite-ministeriel-restreint-11283721).
Au 145ᵉ jour de l’attaque israélienne sur la bande de Gaza, Ecolo/Groen demande également d’élargir ces sanctions économiques en appelant au boycott plus global des produits israéliens.

OUI
Au regard de la situation, l’ensemble des leviers diplomatiques et économiques doivent être envisagés à l’égard d’Israël, en ce compris les sanctions telles que la suspension de l’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et Israël et le gel des investissements de l’Union européenne.

Dans le cadre de la présidence belge du Conseil de l’Union européenne, la Belgique joue un rôle important sur l’agenda européen et international. Elle doit saisir cette opportunité également pour prendre l’initiative.

OUI
Nous plaidons officiellement pour la fin de toute violation du droit international et humanitaire. Nous avons soutenu le droit de réponse d’Israël aux attaques terroristes du 7 octobre dernier mais en bornant cette réponse aux strictes limites du droit et de la législation internationale. Cela n’a, il faut le constater, pas été le cas.

La réponse est, depuis des semaines, disproportionnée en tant qu’elle touche de manière dramatique et importante des civils, des hôpitaux et empêche la création et la solidification de couloirs humanitaires et de proliférations des soins aux civils au sein de la Bande de Gaza.

NON
Nous ne pensons pas que des sanctions généralisées soient la meilleure solution, faute de consensus sur leur portée. Par ailleurs, comparer avec la situation russe nous semble inopportun. L’Ukraine n’a pas organisé de Pogrom en Russie et la Cour Internationale de Justice fait clairement la différence entre les deux situations : Elle a appelé au retrait des troupes russes d’Ukraine, ce qu’elle n’a pas encore fait pour ce qui concerne les troupes israéliennes à Gaza. Par ailleurs, Vladimir Poutine est inculpé par la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre, contrairement aux dirigeants israéliens. Enfin, il est faux de dire que la Russie subit un boycott complet, sachant que des accords commerciaux ont toujours lieux entre la Russie et l’UE. Cependant, il est possible de réfléchir à des sanctions individuelles contre des personnes dont on aurait la preuve qu’elles ont participer à des actes précis contraires aux conventions internationales, sur le modèle des sanctions récemment introduites par le Royaume-Uni et les Etats-Unis à l’égard de certains acteurs violents de la colonisation en Cisjordanie.

NON
S’il y a des violations du droit international, Israël doit être sanctionné. Mais il faudra aussi des sanctions envers le Hamas, comme la saisie de ses comptes bancaires, l’arrestation de ses dirigeants, ainsi que des sanctions pour les Etats qui les couvrent. Notre pays soutient par ailleurs le travail de la Cour internationale de justice. Rappelons également que l’Union européenne a répondu à l’appel de la Cour Pénale Internationale afin de lui permettre d’enquêter et d’établir les responsabilités de façon objective, en débloquant un budget de 5 millions d’euros. L’Union européenne se dit également prête à participer à toute initiative susceptible de relancer le processus de paix.

La Belgique a toujours prôné la solution à deux États comme étant la seule solution permettant d’apporter une réponse de long terme à ce conflit historique. Le Mouvement Réformateur reconnait toutes les aspirations légitimes du peuple palestinien et soutient des mesures égales de justice et de liberté pour les Israéliens et les Palestiniens. La seule solution durable est et restera une solution négociée, dans le respect des droits humains de chaque habitant d’Israël et de Palestine. Nous continuerons de plaider pour instaurer les conditions d’un Moyen-Orient pacifique. Nous sommes convaincus que la solution à deux États, avec deux États démocratiques, Israël et la Palestine, coexistant pacifiquement à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, constitue la seule solution durable au conflit.

10. Etes-vous favorable à la suspension de l’accord d’association UE-Israël au titre de sa clause sur les droits humains ?


OUI
C’est une revendication que nous défendons dans notre programme de sanctions. Le fait que lʼaccord d’association ne puisse être suspendu qu’au niveau européen ne doit pas nous empêcher de mettre cette demande à l’ordre du jour. Au contraire : la Belgique se trouve aujourd’hui dans une position idéale pour le faire, puisqu’elle assume la présidence du Conseil européen de janvier à juin 2024.
Nous détaillons cette mesure ainsi que les autres ici : https://www.ptb.be/actualites/quatre-moyens-de-faire-pression-sur-israel-pour-mettre-fin-la-guerre-gaza


OUI
C’est une demande qui est formulée dans notre programme 2024 et pour laquelle nous plaidons depuis plusieurs années, encore plus depuis l’attaque sur Gaza. Voir notamment cette interpellation à la Ministre Hadja Lahbib : https://drive.google.com/file/d/16HxK_37wvzVJfJxemFZU6_enF0ZcaD4K/view
Et notre communiqué de presse du 8 Novembre : https://ecolo.be/actualites/ecolo-presse-la-ministre-lahbib-de-sanctionner-ceux-qui-violent-le-droit-international/

OUI
L’eurodéputée Marie Arena l’a déjà demandé, au nom du PS, au Parlement européen. Au regard de la situation dramatique, l’ensemble des leviers diplomatiques et économiques doivent être envisagés à l’égard d’Israël, en ce compris les sanctions telles que la suspension de l’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et Israël et le gel des investissements de l’Union européenne.

Dans le cadre de la présidence belge du Conseil de l’Union européenne, la Belgique joue un rôle important sur l’agenda européen et international. Elle doit saisir cette opportunité également pour prendre l’initiative.

NON

NON
Nous estimons que la suspension pour non-respect des droits humains par Israël de l’accord d’association UE-Israël doit se faire dans le respect de la procédure prévue par celui-ci. Cela ne peut donc être envisagé qu’au niveau européen, après les consultations adéquates avec la partie israélienne. Nous estimons également qu’il est important de maintenir des relations avec l’ensemble des forces démocratiques d’Israël, partis politiques, société civile, et monde économique, pour influencer positivement la situation.

NON
Voir les réponses précédentes. Une solution négociée est pour nous la seule issue.

Pour débattre du programme des partis sur la question israélo-palestinienne, rejoingnez-nous le lundi 22 avril à 18h à l’IHECS (auditoire BV1) pour un débat pré-électoral centré sur la question israélo-palestinienne ! Plus d’infos : https://www.association-belgo-palestinienne.be/%C3%A9v%C3%A8nement/debat-pre-electoral-israel-palestine-quen-pensent-les-partis/?instance_id=107

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