
Palestine, Israël : déconstruire les mythes et les récits
Dès sa création, Israël a compris que gagner la bataille du récit était aussi important que celle du territoire.
L’exposition aborde une série de ‘mythes’ en rapport avec Israël et la Palestine, tant l’histoire longue, que l’histoire plus récente, depuis le 7 octobre 2023 : des phrases que l’on entend, que l’on lit, parfois répétées comme de véritables mantras.
Différents ‘mythes’, relevant d’une stratégie délibérée de réécriture de l’histoire ou de propagande, sont abordés successivement et éclairés à l’aide de cartes, photos, documents d’archives, citations qui mettent en évidence une toute autre réalité.
L’exposition se veut didactique et instructive, mais est aussi traversée par le souffle de la poésie, en particulier celle de Mahmoud Darwich, qui écrivait en 1987 : «Qui impose son récit hérite la terre du récit ».
Pour la période plus récente, elle donne aussi la parole à des poètes et poétesses gazaouis, dans des poèmes bouleversants.
Horaires :
L’exposition est ouverte 2 jours par semaine. Elle sera ouverte (au moins) les 7,8,9 novembre et 14, 15, 16 novembre, ainsi que les 22, 23, 29 et 30 novembre.
Vendredi 12 décembre de 17h à 20h
Dimanche 14 décembre de 15h à 20h
Sur rendez-vous possible le vendrdi 19 décembre en soirée et dimanche 21 décembre après-midi. Envoyer un mail à expoledessusdescartes@gmail.com
Soirée solidaire en soutien à l’association Peace Steps
Peace Steps est une association palestinienne qui accompagne les citoyen.nes dans leurs combats pour faire respecter leur droits. Elle soutient les populations les plus vulnérables en offrant un accompagnement juridique et légal, en mettant en place des programmes de développement communautaires et en déployant de l’aide humanitaire.
Pour l’instant, vu la situation sur place, Peace Steps fait principalement du travail d’aide urgente : création d’un camp pour les personnes déplacées à Deir-al-Balah, acheminement d’eau potable et de nourriture, création de panneau solaire, aide médicale, etc.
Peace Steps expertise et inventorie également les crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétré par l’occupation israélienne à l’encontre de la population civile palestinienne.
15h Exposition du 14 au 17/12 https://fb.me/e/5funGm6r9
16h Chorale militante
16h30 Stand up’s
17h45 Chorale militante
18h Ahmed Hawwash – Clarinettiste
19h Chorale militante
19h15 DJ Zaataric – Techno Oud
Pour en lire sur l’accessibilité a La Casserole, c’est par ici : https://collectifcasserole.wordpress.com/…/laccessibilite/

Dans les vestiges de Jaffa, un homme sur le point de perdre sa maison médite sur son sort. L’attente, infinie, d’une maison bientôt murée, d’une vie sans droits. Dans leur salon, une vieille femme malade et sa fille regardent la télévision en attendant. Un homme va et vient entre les rues vides, les bulldozers, les jours qui pèsent, en quête d’une solution impossible. « Port of Memory » est un film suspendu à une épée de Damoclès. Avec les ressorts de la fiction, de longs plans fixes et des scènes répétitives, Aljafari filme des habitants en proie à la gentrification et à la logique coloniale. En résistance à un présent immobile, dans une ville grignotée de toutes parts qui peu à peu s’éteint.
+ UNDR
Kamal Aljafari, 2024, DE-PS, DCP, sans dial, 15′
Film expérimental, ironique et minéral, « UNDR » use de vues aériennes pour raconter l’emprise coloniale. L’avidité de ces vues panoptiques nie la réalité d’une présence millénaire, que les images dévoilent pourtant dans leurs traces archéologiques mais aussi dans la présence des silhouettes humaines qui les traversent. Jusqu’aux explosions.
Focus Kamal Aljafari
Kamal Aljafari a grandi entre Ramla et Jaffa avant de s’établir en Europe. Face à l’effacement orchestré par le pouvoir israélien, sa filmographie — dont nous présentons ici un fragment — explore les manières de reconstruire la mémoire palestinienne. Tout en s’inscrivant dans le champ documentaire, son travail dialogue avec les arts visuels, la fiction et le cinéma expérimental. En réemployant des matériaux aussi divers que des films palestiniens et israéliens, des vidéos de surveillance ou des archives familiales, Aljafari détourne et recompose ces images en autant « d’actes de justice cinématographique contre l’occupation cinématographique israélienne ».
Le nouveau film de Kamal Aljafari, « With Hasan in Gaza », sera présenté au mois de janvier au festival En ville.
Réalisation Kamal Aljafari
Année 2009
Pays Allemagne, France, Émirats arabes unis, Palestine
Format DCP
Version originale ar & he
Sous-titrage ang
Durée 62 min.

Ça commence par la mer et ses vagues qui s’enroulent jusqu’à la terre. On reconnaît la tour de l’horloge du port de Jaffa, des rues animées, de nombreuses échoppes, la façade moderne du « Journal palestinien ». Nous sommes bien avant la création d’Israël, du temps certainement où les frères Lumière ont ramené les premières images de Jérusalem. À nous de décider, car Kamal Aljafari, dans un acte qu’il qualifie de sabotage cinématographique, rature au stylet rouge toutes les indications pédagogiques inscrites dans ces vues d’un autre temps. Dès les premières secondes, cet essai fascinant dévoile un mode d’utilisation de l’archive loin d’une grammaire illustrative. Il crée une narration puissante et révélatrice, où les archives fonctionnent comme des objets autonomes et s’imbriquent par flux, vide et aspiration. L’effet est vertigineux. Une méditation sur l’histoire de la Palestine, composée par des archives volées à Beyrouth en 1982 par l’armée et conservées aujourd’hui encore par le ministère de la Défense israélien.
Le 20.11 à 20:00, la projection sera précédée par le court métrage « The Key (Al-Muftâh) » et une lecture de poésie de et par Ramzi Salem.
Focus Kamal Aljafari
Kamal Aljafari a grandi entre Ramla et Jaffa avant de s’établir en Europe. Face à l’effacement orchestré par le pouvoir israélien, sa filmographie — dont nous présentons ici un fragment — explore les manières de reconstruire la mémoire palestinienne. Tout en s’inscrivant dans le champ documentaire, son travail dialogue avec les arts visuels, la fiction et le cinéma expérimental. En réemployant des matériaux aussi divers que des films palestiniens et israéliens, des vidéos de surveillance ou des archives familiales, Aljafari détourne et recompose ces images en autant « d’actes de justice cinématographique contre l’occupation cinématographique israélienne ».
Le nouveau film de Kamal Aljafari, « With Hasan in Gaza », sera présenté au mois de janvier au festival En ville.

La Palestine Film Unit a incarné la transformation de l’identité palestinienne, faisant passer ses représentations de la figure du réfugié à celle du combattant de la liberté. Dans les années 1960 et 1970, la révolution palestinienne s’est alliée à des cinéastes, acteurs et militants venus de Syrie, d’Italie, du Royaume-Uni, du Liban, de France, d’Allemagne, d’Argentine et d’ailleurs, tissant des liens avec des institutions de Berlin, Moscou, Bagdad et Cuba. Malgré cette production prolifique, il ne subsiste aujourd’hui qu’une infime part de ces œuvres. « Off Frame » s’attache à combler ce vide dans la mémoire collective, en explorant la lutte du peuple palestinien pour forger sa propre image, à travers une exhumation unique de films dispersés dans des archives du monde entier. Des images oscillant entre fiction et propagande, rêve et réalité, qui raniment la mémoire d’une lutte presque effacée.