Plusieurs centaines de citoyens belges ont servi dans l’armée israélienne depuis le 7 octobre 2023. Pour l’Association belgo-palestinienne (ABP), ces faits imposent à l’État belge l’ouverture d’enquêtes à leur encontre, en vertu de ses obligations internationales à prévenir et punir le crime de génocide.
Un document publié par le site Declassified UK estime à 50 000 le nombre de binationaux ayant servi dans les rangs de l’armée israélienne depuis le début du génocide à Gaza. Parmi eux, au moins 406 Belges, actifs du 7 octobre 2023 à mars 2025.
Ce révélations constituent de précieuses sources d’information pour établir la participation de Belgo-Israéliens à la guerre génocidaire de Gaza, lesquels se sont ainsi rendus coupables de crimes imprescriptibles. Jusqu’à présent, en effet, aucun chiffre officiel ne permettait d’estimer leur nombre. Il appartient aujourd’hui dès lors à la justice belge d’identifier chacun de ces soldats et d’ouvrir une enquête pour déterminer le contexte de leur déploiement. Comme le rappelle Le Soir ce jeudi, l’accord gouvernemental du 2 septembre 2025 prévoit que le parquet fédéral poursuivra “tout Belge (ou résident belge) qui se serait rendu coupable d’une violation grave du droit international humanitaire et/ou d’une infraction terroriste.”
L’ABP, qui avait déjà porté plainte contre un tireur d’élite, originaire d’Uccle, membre d’un escadron de la mort auteur d’atrocités à Gaza, espère que ces révélations ne resteront pas lettre morte. “Tout individu, réserviste ou d’active, déployé ou non à Gaza,contribue à l’effort de guerre génocidaire et voit par conséquent sa responsabilité engagée, quel que soit son grade”, souligne son président Pierre Galand, qui appelle la justice belge à prendre ses responsabilités. “Il convient en outre d’adapter la législation belge afin d’agir contre les 500 colons de nationalité belge,établis illégalement en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, qui participent à la colonisation du territoire palestinien occupé, autre crime de droit international, ainsi que contre les entreprises complices”, ajoute-t-il.
