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Rencontre avec Iyad Burnat du comité populaire de Bil’in


16 février 2012
19:30»21:30
Iyad Burnat

Iyad Burnat

Conférence - 16 février - 19h30 (heure à confirmer)

à l’IHECS (rue du Poinçon, 1000 Bruxelles)

Organisé en collaboration par l’Association Belgo-palestinienne et l’IHECS.

Le mouvement de résistance non-violente de Bil’in a commencé en 2004 quand les bulldozers de l’armée israélienne ont commencé à raser une partie des oliveraies de ce village de Cisjordanie pour y construire le mur. Le mur y ampute une grande partie de ses terres agricoles. En protestation les villageois organisent des manifestations hebdomadaires contre le mur depuis près de 7 ans. Malgré la nature non-violente des manifestations, l’armée israélienne réagit souvent avec violence. En 2009, l’armée a tué Bassem Abu Rahma, en lui tirant dans la poitrine une bombe lacrymogène à grande vitesse.

Aujourd’hui cette forme de résistance non-violente à l’occupation connaît un succès grandissant, puisqu’il y a 16 Comités Populaires analogues à celui de Bil’in qui se sont constitués en différents villages et villes des territoires occupés.

Iyad Burnat témoignera de la situation qui prévaut actuellement en Cisjordanie et de la répression qui y perdure en particulier celle envers les militants des droits de l’homme.

Info : abp.eccp@skynet.be – tel 02 223 07 56

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Du sud des Etats-Unis à la Palestine, les Freedom Riders changent le cours de l’Histoire

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Du sud des Etats-Unis à la Palestine, les Freedom Riders changent le cours de l’Histoire


J’ai grandi avec deux récits, deux Histoires, et à bien des égards deux pays.

Voir la vidéo réalisée par Anne Paq d’Activestills sur l’action des Freedom Riders :

De l’âge de 5 à 21 ans, j’ai parcouru et aimé les collines du Tennessee où je vivais. Mais, dans ces mêmes années si formatrices, j’ai vécu suspendue aux informations, suivant avec impatience les événements de ma patrie, la Palestine occupée.

J’ai été inspirée par des modèles et des historiens qui m’ont instruite avec des histoires de luttes pour la justice. Notre voisin, M. Miller, me disait des récits d’un Tennessee et d’un Sud que je n’ai jamais vus : le Sud des lois Jim Crow [surnom donné à tout un ensemble de lois et arrêtés racistes et ségrégationnistes - N.d.T]. Il m’a raconté des histoires d’afro-américains attaqués par des émeutiers alors qu’ils passaient sur des chemins de campagne la nuit, d’écoles et de villes séparées, de lignes rouges et de ghettos, et surtout, d’hommes et de femmes pleins de courage qui se dressaient contre la discrimination flagrante des lois Jim Crow.

Les Freedom Riders palestiniens ont été arrêtés alors qu’ils contestaient le système israélien d’apartheid - Photo : Ahmad Gharabali/AFP

Les Freedom Riders palestiniens ont été arrêtés alors qu’ils contestaient le système israélien d’apartheid - Photo : Ahmad Gharabali/AFP

Ces récits me ramenaient chez moi, et j’écoutais ce que me disait mon père sur l’occupation israélienne de la Palestine. Ses récits étaient remplis d’attaques de colons contre des villageois palestiniens, de checkpoints interdisant les déplacements, de routes et de terres réservées aux seuls Juifs, et plus important encore, il me parlait de ces hommes et femmes pleins de courage qui continuent de s’opposer à l’injustice si évidente d’un système illégal et injuste de discrimination.

Il ne fallut pas longtemps avant qu’il ne devienne difficile de les distinguer, ces récits faisant écho aux mêmes défis et aux mêmes objectifs. Cette semaine, mon histoire personnelle et celle de ma patrie ont fusionné d’une nouvelle manière.

Apprendre de l’Histoire

Hier, les Freedom Riders palestiniens ont fait renaître le mouvement civique des Freedom Rides du sud des Etats-Unis en empruntant des transports publics réservés aux Israéliens en Cisjordanie pour se rendre à Jérusalem-Est sous occupation.

En s’opposant de façon non-violente au système de ségrégation et d’apartheid qui régit leur vie, les Palestiniens, déjà enracinés dans une longue histoire de résistance qui leur est propre (en particulier la mémoire de la populaire et surtout non-violente première Intifada), ont repris une page de l’histoire d’un autre mouvement pour les droits civiques qui luttait pour la justice et la liberté.

Certains dans le camp israélien pour la paix ou à Washington, les partisans de ce que l’on appelle le processus de paix, vont dire que ce n’est pas la façon de faire. Ils feront écho à ceux qui étaient du mauvais côté de l’histoire. Les Freedom Riders américains non seulement ont défié les lois Jim Crow et leur ségrégation, mais ils ont aussi défié de nombreux libéraux blancs et les conseils de citoyens blancs pour qui leurs actions étaient trop provocantes et arrivaient bien sûr trop tôt.

Le président Barack Obama a la semaine dernière honoré et remercié les Freedom Riders pour leur courage et leur dévouement il y a cinquante ans. Dans son discours du Caire en 2009, il a voulu encourager des initiatives similaires et non-violentes palestiniennes. Obama a maintenant une occasion en or d’envoyer un message fort au reste du monde, en exprimant un soutien solide - plutôt que de garder le silence qu’il a gardé depuis 2009 - aux les efforts des Freedom Riders palestiniens qui s’opposent tous les jours à la ségrégation et à la discrimination.

Vingt ans après le processus de paix d’Oslo, il est clair que la négociation avec Israël n’a pratiquement rien amené de positif. Les colonies israéliennes illégales ont plus que doublé, le Mur en Cisjordanie a été construit (enracinant efficacement l’apartheid), et les déplacements continuent à être fortement limités. Ce qui est nécessaire, ce n’est pas de parler davantage avec celui qui reste intransigeant ; ce qu’il faut, c’est la résistance civile.

Prendre un risque pour la liberté

Les Freedom Riders américains ont commencé leur campagne en sachant qu’ils allaient être arrêtés, ou pire, battus jusqu’à risquer de perdre leur vie. Ils ont pris une décision : « Jail no Bail » [jeu de mots voulant dire « plutôt la prison que la liberté sous caution » - N.d.T]. Les gens ont pensé qu’ils étaient fous, mais ils ont continué leur route pour la liberté et malgré les arrestations et les violences, ils se sont imposés.

De même, les Freedom Riders palestiniens ont reconnu que leur refus du système d’apartheid imposé par Israël est dangereux, et en fait, un acte où ils risquent leur vie. Ils étaient durant les voyages sous la menace de la violence des colons israéliens et sous la menace d’arrestation et de mauvais traitements par les forces israéliennes d’occupation. Ils sont pourtant restés fidèles à leur acte de désobéissance civile non-violente.

Le bus était encerclé par des soldats qui réclamaient des Freedom Riders qu’ils descendent de l’autobus. Après avoir refusé, les six Ridesr ont été traînés hors de l’autobus, un par un - ils scandaient alors des slogans, dont « Boycott Israël », « Free Gaza » et « Je suis un Freedom Rider Palestinien et je veux aller à Jérusalem ». Un journaliste et un militant palestinien ont également été arrêtés au checkpoint.

Dans les années 1960 aux États-Unis, le dicton était : « Nous vaincrons ». En Palestine, nous disons « Samidoon », ou « Nous sommes inébranlables. » C’est le courage, la persévérance, la force et un sens profond de la justice qui lient les luttes pour les droits autour du monde. Le Sumoud, ou la constance, chère aux Palestiniens et qu’il est difficile de bien traduire n’existe pas seulement chez eux. Il s’agit d’une racine commune à partir de laquelle les opprimés tirent leur inspiration et renforcent leur solidarité.

A ceux qui étaient contre l’injustice dans les années 1960, et qui sont fiers de ce moment dans l’histoire humaine, le temps est venu d’élever votre voix à nouveau aujourd’hui - cette fois pour réclamer justice pour les Palestiniens et mettre fin à la discrimination israélienne.

La route de la liberté est longue et change tous les jours. Mais c’est aussi un voyage qui ne connaît pas de frontières géographiques - que ce soit dans le Sud des lois Jim Crow ou en Palestine sous occupation et soumise à l’apartheid.

* Nour Joudah a grandi à Clarksville, Tennessee. Elle est diplômée en études internationales au Maryville College, et elle est actuellement candidate à une maîtrise au Centre d’études arabes et contemporaines à l’Université de Georgetown.
Traduction réalisée par Naguib sur Info-Palestine.

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Je suis un Palestinien… et je n’ai rien d’autre à dire

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Je suis un Palestinien… et je n’ai rien d’autre à dire


Bil'in, 24 septembre 2010 (@Hamde Abu-Rahma)

Bil'in, 24 septembre 2010 (@Hamde Abu-Rahma)

par Majed Bamya

Comme beaucoup de Palestiniens autour de la planète, j’ai passé les dernières semaines à suivre les soulèvements dans le monde arabe à la télé, submergé d’espoir, d’enthousiasme, de conviction… et de frustration. J’ai grandi avec la conviction profonde que notre lutte pour la liberté n’était pas seulement une question de territoire. Nous combattions pour garantir qu’un certain nombre de valeurs humaines fondamentales prévalent. Nous combattions pour la justice, une véritable démocratie, la dignité. Dans notre quête, notre but était de libérer la Palestine de l’occupation, mais aussi de lui permettre de reconstruire les liens avec son essence : le pluralisme, l’humanité, la tolérance. Nous combattions contre le sionisme, une idéologie qui mène à l’exclusivisme et à l’exclusion, qui propage la négation et la destruction, les discriminations et l’apartheid. Et nous pensions qu’en nous battant pour le pluralisme en Palestine, et qu’en acceptant le pluralisme au sein du mouvement national, nous semions les graines de la démocratie dans toute notre région. Nous étions des démocrates sans État, et nous avions un message à transmettre.

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Des Palestiniens demandent l’ouverture de la rue Shuhada

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Des Palestiniens demandent l’ouverture de la rue Shuhada


openshuhadastreetOn estime à un millier le nombre de Palestiniens, rejoints par des militants israéliens et internationaux, descendus dans les rues vendredi pour exiger l’ouverture de la rue Shuhada (Martyrs), une ancienne rue de la ville d’Hébron en Cisjordanie. Les forces israéliennes d’occupation ont tiré des balles à pointe mousse, du gaz lacrymogène et des grenades sonores ayant pour résultats des blessures graves chez neuf manifestants, en plus des nombreuses personnes qui ont subi les effets néfastes de l’inhalation des gaz. Read the full story

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Israël doit permettre aux Palestiniens de manifester en paix

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Israël doit permettre aux Palestiniens de manifester en paix


Jawaher Abu Rahma, 36 ans, morte le 31 décembre suite à l'inhalation de gaz lors d'une manifestation contre le mur à Bil'in

Jawaher Abu Rahma, 36 ans, morte le 31 décembre suite à l'inhalation de gaz lors d'une manifestation contre le mur à Bil'in

Selon l’éditiorial d’Haaretz du 4 janvier, l’armée israélienne devrait permettre les manifestations à Bil’in. Elle ne devrait agir que quand il y a danger pour la vie et la propriété.

Jawaher Abu Rahma, une enseignante de maternelle de 36 ans, a été tuée ce week-end après avoir inhalé du gaz lacrymogène en regardant la manifestation hebdomadaire dans son village. Les résidents et les militants des droits humains ici et à l’étranger manifestent contre la barrière de séparation qui a été construite sur les terres du village. Abu Rahma est décédé moins de deux ans après que son frère Bassem ait été tué par une bouteille de gaz tirée directement sur sa poitrine lors d’une manifestation similaire. Un troisième frère, Ashraf, était filmé lorsque des soldats israéliens lui ont tiré dessus alors qu’il était menotté. Read the full story

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Rencontre avec Lubna Masarwa

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Rencontre avec Lubna Masarwa


Bulletin 46

page-16-lubnaUne soif de justice, une lutte populaire et le besoin d’informer, de rappeler, d’unir, d’agir au quotidien et de façon globale.
Militante active en Palestine, Lubna Masarwa a travaillé trois ans durant comme coordinatrice des mouvements sociaux pour le Centre d’information alternative (AIC). Membre du Free Gaza Movement, Lubna a pris part à la dernière flottille de mai 2010 pour Gaza à bord du Mavi Marmara. Avant cela, elle avait déjà tenté le coup à bord du Dignity (en 2008, avec succès) et du Spirit (en 2009, le bateau était arraisonné). Également membre des Comités populaires palestiniens, ces derniers l’ont choisie pour effectuer un stage de trois mois au Parlement européen. Elle représente et défend son peuple au sein du groupe de la Gauche unitaire européenne. Mais pas seulement… Read the full story

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Code Rouge feat. Amel Mathlouthi ” Horizon ” Génération Palestine


Le groupe de rap bruxellois Code rouge s’est associé à la chanteuse tunisienne Amel Mathlouti pour nous livrer la composition “Horizons”. Le clip a été réalisé en collaboration avec les membres de Génération Palestine Belgique.

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La bataille de Jérusalem

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La bataille de Jérusalem


Afin d’empêcher toute division future, des organisations de colons juifs se sont engagées dans une lutte sans merci pour le contrôle des quartiers arabes de la Ville sainte. Silwan et Cheikh Jarrah cristallisent tous les enjeux. Read the full story

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Flottille de la Paix pour Gaza - le blocus de Gaza n’a que trop duré !

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Flottille de la Paix pour Gaza - le blocus de Gaza n’a que trop duré !


Communiqué de presse

Depuis maintenant plus de 3 ans, la bande de Gaza connaît un blocus israélien totalement insupportable, un blocus qui est constitutif d’une « punition collective » parfaitement illégale selon le droit international et totalement condamnable d’un point de vue humain et politique. Read the full story

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Pétition pour demander la libération d’Ameer Makhoul, directeur d’ITTIJAH

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Pétition pour demander la libération d’Ameer Makhoul, directeur d’ITTIJAH


Les services de sécurité israéliens ont arrêté le défenseur palestinien des droits de l’Homme Ameer Makhoul et l’ont placé en détention. Read the full story

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