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Nouvelle stratégie palestinienne – Lettre de Marwan Barghouti

Lettre adressée en mars 2012 par Marwan Barghouti au « Festival of Unity and Cohesion » à l’occasion du 10ème anniversaire de son arrestation. Il y fait part de sa vision sur la nouvelle stratégie de résistance palestinienne.

An nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

Chères sœurs,  chers frères présents,

Salutations palestiniennes,

J’ai l’honneur et le privilège de vous adresser avec fierté mes salutations et de saluer notre grand peuple sur la terre de Palestine et dispersé en diaspora partout où il se trouve de par le monde. J’adresse également mes salutations à tous les membres de notre communauté en lutte contre la dissémination, la dictature, la corruption, l’asservissement et le système policier. J’adresse mes salutations également aux hommes libres et à tous les amis dans le monde. Je salue avec déférence nos prestigieux martyrs qui se sont sacrifiés pour nous et donné leurs vies pour que nous subsistions et que la Palestine continue d’exister. Ils sont la conscience vivante de notre peuple. Ils sont les prestigieux et les plus nobles. Salut à leurs âmes pures, salut à leurs familles et leurs épouses, leurs descendants, leurs ascendants et à tous les leurs, je salue également en premier lieu le grand symbole et martyr Yasser ARAFAT, le prince des martyrs Abou Jihad, le prestigieux Sheikh Ahmed Yassin, le grand chef Abou Ali Mostafa, le martyr et chef fathy Achaqaqi, le martyr et chef Omar Kacem, le martyr Abou Abbas, le frère Thabeth Thabeth, jamal Abou Samhadnah, Abou Ibrahim Qaïssi, Abou Iouad An-Naïrab, sans oublier et avec fierté et respect les dirigeants des Brigades des martyrs d’Al Aqsa, ainsi que les martyrs RaÏd Alkarmi, Mouhannad abou Halawa, Marwan zalloum, Ziad Al Amer, Alaa Assabagh, Nayef Abou Charkh, Mahmoud Attiti, Jihad Ammarine, Houssein Attafe Abiate, Firas Jaber, Raïd Assourkaji, Abou Joundoul, Wafae idriss, Ayat Al Akhras ainsi que tous les martyrs vivants parmi nous. J’adresse mes salutations aux frères croupissant dans les geôles et les cachots, compagnons de route et chevaliers de la résistance et de l’intifada dans les prisons de l’occupant, en particulier les anciens dont le vétéran et frère et dirigeant Younes. Je salue les prisonniers les députés et dirigeants en particulier Ahmed Saadate et les frères dirigeants soumis à l’isolement et les prisonniers administratifs, en particulier le militant Khader Adnane et la militante Hana Shalabi. En cette occasion historique du jour de la Terre, je salue les enfants de notre grand peuple en Galilée, dans la région du triangle (Mouthallath) et dans le Néguev qui se sont rebellés ce jour et qui ont sacrifiés des martyrs et des blessés pour la défense de leur identité nationale, leur patrie et leurs droits légitimes inaliénables, indissociables de leur appartenance arabe palestinienne.

Je salue également notre peuple qui, avec une volonté librement consentie, affronte l’occupation, l’emmurement, les colonies de peuplement, par la résistance populaire, notamment à Bil’in qui s’est illustrée en qualité de modèle d’avant-garde, ainsi que Nabi Saleh, Nil’in, Ma’asara et Beit Amr, Kafr Kaddoum, Burin et partout ailleurs. Je réitère mon invitation à notre peuple de multiplier les foyers de résistance et d’affronter les occupants. Je salue notre peuple résistant à Jérusalem qui fait face à l’ennemi barbare planifiant la colonisation et la judaïsation encouragé unanimement par l’entité sioniste. J’ai une pensée toute particulière en cette occasion pour le dirigeant de Jérusalem, le martyr Faysal Al Husseini.

Mes sœurs, mes frères, cher et vaillant peuple,

Cette célébration coïncide avec la continuation et la surenchère des hostilités, les arrestations, les blocus sur la Cisjordanie et la valeureuse Gaza, l’élargissement de la colonisation et la judaïsation sans précédent de Jérusalem, alors que le processus de négociations se trouve dans l’impasse, que la réconciliation palestino-palestinienne fait du sur-place. Pendant ce temps, les Etats-Unis continuent de soutenir  inconditionnellement Israël, la communauté internationale a montré son impuissance et les pays arabes doivent faire face à d’autres préoccupations.

Israël continue de tourner le dos à toutes les initiatives internationales, arabes et palestiniennes et poursuit la colonisation, l’occupation.

De cette tribune et parce que nous menons une lutte de libération nationale, je vous réitère mon appel de parrainage d’une nouvelle stratégie palestinienne qui s’articule sur ce qui suit :

  1. La résistance de notre peuple et sa disposition à faire tous les  sacrifices, à tous les niveaux pour sa liberté et le recouvrement de son indépendance et sa dignité nationale. La réalisation de la réconciliation inter-palestinienne et l’unité nationale, clé de toutes victoires des mouvements de libération des peuples spoliés. L’invitation à tous les dirigeants de prendre les mesures adéquates, responsables et à la hauteur de notre cause  nationale afin de relever tous les défis auxquels celle-ci doit faire face, il en va du destin de notre peuple et sa terre.
  2.  Mettre fin aux spéculations sur les mirages de la fin de l’occupation et les chimères quant à la création d’un Etat palestinien au moyen des négociations, alors que ces tentatives ont échoué de manière cinglante. Nous n’avons pas manqué de souligner l’erreur de cette ligne depuis de longues années et avons appelé à la combinaison dynamique des options politiques, celle de la diplomatie et de la résistance populaire tel que l’avait notifié la directive des prisonniers pour l’entente nationale. L’expérience de vingt années de négociations avec l’entité sioniste prouve que celle-ci, par sa composition, sa nature, son comportement raciste de colonisation et de haine et sa politique ne montre aucune disposition pour une paix véritable qui garantisse au minimum les droits nationaux de notre peuple. Cette expérience prouve qu’il ne se trouve aucun partenaire pour la paix dans cette entité. Le pire est que la colonisation s’est poursuivie pendant ces vingt ans de négociations et vu sa proportion se multiplier par trois, voire par quatre. Tandis que la judaïsation de Jérusalem se répand inexorablement. Par contre, pour la première fois dans l’histoire du projet du colonialisme sioniste, Israël a été contraint de démanteler ses colonies sans conditions et de se retirer de Gaza en 2005 grâce à l’Intifada et la résistance, en témoigne aussi une sorte de paralysie de l’entreprise de colonisation avec des pertes considérables lors des quatre dernières années de l’intifada d’Al Aqsa.
  3. Affirmer le droit absolu de notre peuple à lutter par tous les moyens contre l’occupant de sa terre depuis 1967, en adaptant, en toute liberté, les choix des moyens et des formes ou styles de résistance qui s’imposent à chaque étape ou situation. L’élargissement de la résistance sur tous les territoires servira notre cause nationale ; il faut agir sur tous les plans, politique, matériel, médiatique et économique, s’impliquer dans la résistance populaire de façon effective et élargir le champ d’action de cette résistance à chaque parcelle de notre terre occupée et ce, jusqu’à la fin de l’occupation.
  4. Boycotter massivement les produits et marchandises israéliens et encourager les produits nationaux palestiniens dans tous les domaines afin de développer les opportunités d’emplois et consolider l’économie de résistance.
  5. Concentrer les efforts pour faire accéder la Palestine au statut de membre des Nations Unies et demander le droit de vote au Conseil de Sécurité. En cas de difficulté, s’adresser au Secrétariat Général ainsi que toutes institutions émanant des Nations Unies.
  6. Adresser une demande palestinienne officielle en vue d’obtenir des sanctions et le boycott économique, diplomatique aussi populaire qu’officiels d’Israël. Inviter également les pays arabes, musulmans, ainsi que les pays amis à boycotter Israël et à l’isoler de façon radicale, lutter contre toute forme de normalisation des relations avec les forces de l’occupation.
  7. Mettre en relief les énormes potentialités de notre peuple en exil afin de relancer la reconstruction et le redéploiement de l’action nationale palestinienne.
  8. Mettre fin à toutes les formes de coopération et de coordination avec les forces de l’occupation, tant dans le domaine de la sécurité que celui de l’économie ou tout autres domaines. Le rôle des instruments de sécurité étant de promouvoir la sécurité nationale et du citoyen palestinien et non de permettre la pérennité de l’occupation et la colonisation des territoires.
  9. Dans le climat de judaïsation généralisée auquel est exposée la ville de Jérusalem, il est de notre devoir, face à ce plan, de mettre en place une structure de direction politique propre à la ville de Jérusalem, organiser des rencontres avec cette instance avant que celle-ci ne reçoive les visiteurs politiques à Ramallah. Créer une caisse nationale en Palestine et ailleurs dans le monde qui récoltera des fonds émanant de tous les Palestiniens en vue de soutenir la ville de Jérusalem, cette caisse sera gérée par une institution composée de personnalités crédibles et digne de confiance.
  10. Consolider l’économie nationale palestinienne basée sur la réalisation d’un minimum de justice sociale et de répartition des charges, construire une économie de résistance en vue de la promotion du secteur agricole et la protection de la production de celui-ci et sa distribution sur les marchés, élargir la base du secteur industriel et donner la priorité à la protection des secteurs les plus touchés par l’occupation.
  11. Consolider et rendre opérationnelle la lutte contre la corruption  qui représente une autre facette de l’occupation, cette dernière protège les symboles de cette corruption et leur accorde l’impunité. Dans le cadre de la primauté de la loi et la réalisation de la justice, affirmer que la lutte contre la corruption est une prérogative indissociable de la résistance à l’occupation.
  12. La nécessité de tirer profit des circonstances nouvellement offertes par les révolutions arabes, afin de consolider et de promouvoir la lutte palestinienne sous toutes ses formes et d’inviter les pays du printemps arabe à prendre leur responsabilité pour appuyer le peuple palestinien dans sa juste cause.
  13. Inviter les frères arabes à appuyer véritablement et effectivement, le peuple palestinien politiquement, financièrement, économiquement, diplomatiquement, médiatiquement et de rompre toutes relations diplomatiques ou de sécurité avec l’occupant.
  14.  La nécessité d’exiger, comme préalable à toutes les négociations futures, en échange de la reconnaissance d’Israël dans les frontières de 1967, l’obligation de mettre fin à l’occupation, à la colonisation, la reconnaissance du droit au retour  des réfugiés palestiniens, conformément à la résolution internationale 194.
  15. Exiger la relaxation de tous les députés emprisonnés  et s’abstenir de toutes mesures contre les députés ou arrestations futures en général. Ces conditions doivent présider  à toutes procédures électorales à avenir.
  16. Exiger d’urgente et comme priorité absolue,  la relaxation des prisonniers condamnés à perpétuité ou à de lourdes peines, en priorité les anciens prisonniers, les prisonniers malades, les femmes, les enfants, les députés et les dirigeants nationaux.
  17. La nécessité d’une décision nationale de s’adresser à l’Assemblée Générale des Nations Unies pour arracher une résolution visant à accorder aux prisonniers palestiniens le statut de prisonniers de guerre et celui de combattants pour la libération. Exiger le boycott, sans exception, de tous les tribunaux de l’occupant en l’occurrence la cour supérieure en obligeant les avocats à ne pas s’adresser à ces tribunaux, ni d’y comparaitre.

Chers frères,

Notre foi dans nos droits à la terre de nos ancêtres, notre droit légitime de résister, par tous les moyens, contre l’occupant, notre conviction dans la capacité de notre peuple de résister et de tenir jusqu’à la victoire sont inébranlables.

Notre confiance absolue à l’égard de notre peuple et les jeunes générations sur notre territoire et dans l’exil est la garantie que la volonté et la capacité de cette génération est tout à fait apte à poursuivre la voie de la lutte et la résistance.

Le pari de notre ennemi historique sur la durée, la force, le terrorisme et la colonisation est un pari perdant car notre peuple ne renoncera jamais, quelles qu’en soient les endurances, les sacrifices  et les souffrances, à ses droits nationaux fondamentaux. La volonté de notre grand peuple qui combat le projet sioniste et colonialiste depuis un siècle nous fera bientôt triompher sur les occupants et fera disparaitre l’occupation la plus cruelle et la plus longue de l’histoire contemporaine.

Notre peuple célébrera alors la fête de sa libération et son indépendance, le retour de ses réfugiés dans leurs foyers dont ils ont été spoliés. Le drapeau palestinien de la victoire flottera à nouveau sur Jérusalem, ses  rues, ses quartiers, ses avenues et au sommet de ses minarets et ses églises, Se joindront à notre fête tous les peuples arabes et tous les honnêtes gens, les amis qui se sont tenus à nos côtés dans notre lutte pour la liberté, le droit au retour et l’indépendance.

Encore une fois, je vous serre la main et j’embrasse vos fronts hauts et fiers et vous renouvelle la promesse et le serment que le drapeau de la résistance à l’occupant, celui des droits nationaux fondamentaux, flottera très haut, défiant l’exigüité et les ténèbres des geôles, défiant la dureté de l’hostilité, la haine, l’encerclement de notre peuple, l’aube de la liberté et la victoire est assurément imminent.

Votre frère Marwan Barghouti.

Source : http://www.safsaf.org/word/2012/mars/103.htm

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Les civils continuent de payer le prix dans la Bande de Gaza

gaza-israel-warEn tant qu’organisation destinée à promouvoir et à protéger les droits de l’Homme des Territoires Palestiniens Occupés (OPT), Al-Haq est fortement préoccupée par la montée de la violence dans la Bande de Gaza, qui menace sérieusement la vie et la sécurité de la population civile. Read the full story

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Rencontre avec Iyad Burnat du comité populaire de Bil’in

16 février 2012
19:00au21:00

iyad-burnat_16fev

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Du sud des Etats-Unis à la Palestine, les Freedom Riders changent le cours de l’Histoire

J’ai grandi avec deux récits, deux Histoires, et à bien des égards deux pays.

Voir la vidéo réalisée par Anne Paq d’Activestills sur l’action des Freedom Riders :

De l’âge de 5 à 21 ans, j’ai parcouru et aimé les collines du Tennessee où je vivais. Mais, dans ces mêmes années si formatrices, j’ai vécu suspendue aux informations, suivant avec impatience les événements de ma patrie, la Palestine occupée.

J’ai été inspirée par des modèles et des historiens qui m’ont instruite avec des histoires de luttes pour la justice. Notre voisin, M. Miller, me disait des récits d’un Tennessee et d’un Sud que je n’ai jamais vus : le Sud des lois Jim Crow [surnom donné à tout un ensemble de lois et arrêtés racistes et ségrégationnistes – N.d.T]. Il m’a raconté des histoires d’afro-américains attaqués par des émeutiers alors qu’ils passaient sur des chemins de campagne la nuit, d’écoles et de villes séparées, de lignes rouges et de ghettos, et surtout, d’hommes et de femmes pleins de courage qui se dressaient contre la discrimination flagrante des lois Jim Crow.

Les Freedom Riders palestiniens ont été arrêtés alors qu’ils contestaient le système israélien d’apartheid - Photo : Ahmad Gharabali/AFP

Les Freedom Riders palestiniens ont été arrêtés alors qu’ils contestaient le système israélien d’apartheid - Photo : Ahmad Gharabali/AFP

Ces récits me ramenaient chez moi, et j’écoutais ce que me disait mon père sur l’occupation israélienne de la Palestine. Ses récits étaient remplis d’attaques de colons contre des villageois palestiniens, de checkpoints interdisant les déplacements, de routes et de terres réservées aux seuls Juifs, et plus important encore, il me parlait de ces hommes et femmes pleins de courage qui continuent de s’opposer à l’injustice si évidente d’un système illégal et injuste de discrimination.

Il ne fallut pas longtemps avant qu’il ne devienne difficile de les distinguer, ces récits faisant écho aux mêmes défis et aux mêmes objectifs. Cette semaine, mon histoire personnelle et celle de ma patrie ont fusionné d’une nouvelle manière.

Apprendre de l’Histoire

Hier, les Freedom Riders palestiniens ont fait renaître le mouvement civique des Freedom Rides du sud des Etats-Unis en empruntant des transports publics réservés aux Israéliens en Cisjordanie pour se rendre à Jérusalem-Est sous occupation.

En s’opposant de façon non-violente au système de ségrégation et d’apartheid qui régit leur vie, les Palestiniens, déjà enracinés dans une longue histoire de résistance qui leur est propre (en particulier la mémoire de la populaire et surtout non-violente première Intifada), ont repris une page de l’histoire d’un autre mouvement pour les droits civiques qui luttait pour la justice et la liberté.

Certains dans le camp israélien pour la paix ou à Washington, les partisans de ce que l’on appelle le processus de paix, vont dire que ce n’est pas la façon de faire. Ils feront écho à ceux qui étaient du mauvais côté de l’histoire. Les Freedom Riders américains non seulement ont défié les lois Jim Crow et leur ségrégation, mais ils ont aussi défié de nombreux libéraux blancs et les conseils de citoyens blancs pour qui leurs actions étaient trop provocantes et arrivaient bien sûr trop tôt.

Le président Barack Obama a la semaine dernière honoré et remercié les Freedom Riders pour leur courage et leur dévouement il y a cinquante ans. Dans son discours du Caire en 2009, il a voulu encourager des initiatives similaires et non-violentes palestiniennes. Obama a maintenant une occasion en or d’envoyer un message fort au reste du monde, en exprimant un soutien solide – plutôt que de garder le silence qu’il a gardé depuis 2009 – aux les efforts des Freedom Riders palestiniens qui s’opposent tous les jours à la ségrégation et à la discrimination.

Vingt ans après le processus de paix d’Oslo, il est clair que la négociation avec Israël n’a pratiquement rien amené de positif. Les colonies israéliennes illégales ont plus que doublé, le Mur en Cisjordanie a été construit (enracinant efficacement l’apartheid), et les déplacements continuent à être fortement limités. Ce qui est nécessaire, ce n’est pas de parler davantage avec celui qui reste intransigeant ; ce qu’il faut, c’est la résistance civile.

Prendre un risque pour la liberté

Les Freedom Riders américains ont commencé leur campagne en sachant qu’ils allaient être arrêtés, ou pire, battus jusqu’à risquer de perdre leur vie. Ils ont pris une décision : « Jail no Bail » [jeu de mots voulant dire « plutôt la prison que la liberté sous caution » – N.d.T]. Les gens ont pensé qu’ils étaient fous, mais ils ont continué leur route pour la liberté et malgré les arrestations et les violences, ils se sont imposés.

De même, les Freedom Riders palestiniens ont reconnu que leur refus du système d’apartheid imposé par Israël est dangereux, et en fait, un acte où ils risquent leur vie. Ils étaient durant les voyages sous la menace de la violence des colons israéliens et sous la menace d’arrestation et de mauvais traitements par les forces israéliennes d’occupation. Ils sont pourtant restés fidèles à leur acte de désobéissance civile non-violente.

Le bus était encerclé par des soldats qui réclamaient des Freedom Riders qu’ils descendent de l’autobus. Après avoir refusé, les six Ridesr ont été traînés hors de l’autobus, un par un – ils scandaient alors des slogans, dont « Boycott Israël », « Free Gaza » et « Je suis un Freedom Rider Palestinien et je veux aller à Jérusalem ». Un journaliste et un militant palestinien ont également été arrêtés au checkpoint.

Dans les années 1960 aux États-Unis, le dicton était : « Nous vaincrons ». En Palestine, nous disons « Samidoon », ou « Nous sommes inébranlables. » C’est le courage, la persévérance, la force et un sens profond de la justice qui lient les luttes pour les droits autour du monde. Le Sumoud, ou la constance, chère aux Palestiniens et qu’il est difficile de bien traduire n’existe pas seulement chez eux. Il s’agit d’une racine commune à partir de laquelle les opprimés tirent leur inspiration et renforcent leur solidarité.

A ceux qui étaient contre l’injustice dans les années 1960, et qui sont fiers de ce moment dans l’histoire humaine, le temps est venu d’élever votre voix à nouveau aujourd’hui – cette fois pour réclamer justice pour les Palestiniens et mettre fin à la discrimination israélienne.

La route de la liberté est longue et change tous les jours. Mais c’est aussi un voyage qui ne connaît pas de frontières géographiques – que ce soit dans le Sud des lois Jim Crow ou en Palestine sous occupation et soumise à l’apartheid.

* Nour Joudah a grandi à Clarksville, Tennessee. Elle est diplômée en études internationales au Maryville College, et elle est actuellement candidate à une maîtrise au Centre d’études arabes et contemporaines à l’Université de Georgetown.
Traduction réalisée par Naguib sur Info-Palestine.

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Je suis un Palestinien… et je n’ai rien d’autre à dire

Bil'in, 24 septembre 2010 (@Hamde Abu-Rahma)

Bil'in, 24 septembre 2010 (@Hamde Abu-Rahma)

par Majed Bamya

Comme beaucoup de Palestiniens autour de la planète, j’ai passé les dernières semaines à suivre les soulèvements dans le monde arabe à la télé, submergé d’espoir, d’enthousiasme, de conviction… et de frustration. J’ai grandi avec la conviction profonde que notre lutte pour la liberté n’était pas seulement une question de territoire. Nous combattions pour garantir qu’un certain nombre de valeurs humaines fondamentales prévalent. Nous combattions pour la justice, une véritable démocratie, la dignité. Dans notre quête, notre but était de libérer la Palestine de l’occupation, mais aussi de lui permettre de reconstruire les liens avec son essence : le pluralisme, l’humanité, la tolérance. Nous combattions contre le sionisme, une idéologie qui mène à l’exclusivisme et à l’exclusion, qui propage la négation et la destruction, les discriminations et l’apartheid. Et nous pensions qu’en nous battant pour le pluralisme en Palestine, et qu’en acceptant le pluralisme au sein du mouvement national, nous semions les graines de la démocratie dans toute notre région. Nous étions des démocrates sans État, et nous avions un message à transmettre.

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Des Palestiniens demandent l’ouverture de la rue Shuhada

openshuhadastreetOn estime à un millier le nombre de Palestiniens, rejoints par des militants israéliens et internationaux, descendus dans les rues vendredi pour exiger l’ouverture de la rue Shuhada (Martyrs), une ancienne rue de la ville d’Hébron en Cisjordanie. Les forces israéliennes d’occupation ont tiré des balles à pointe mousse, du gaz lacrymogène et des grenades sonores ayant pour résultats des blessures graves chez neuf manifestants, en plus des nombreuses personnes qui ont subi les effets néfastes de l’inhalation des gaz. Read the full story

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Israël doit permettre aux Palestiniens de manifester en paix

Jawaher Abu Rahma, 36 ans, morte le 31 décembre suite à l'inhalation de gaz lors d'une manifestation contre le mur à Bil'in

Jawaher Abu Rahma, 36 ans, morte le 31 décembre suite à l'inhalation de gaz lors d'une manifestation contre le mur à Bil'in

Selon l’éditiorial d’Haaretz du 4 janvier, l’armée israélienne devrait permettre les manifestations à Bil’in. Elle ne devrait agir que quand il y a danger pour la vie et la propriété.

Jawaher Abu Rahma, une enseignante de maternelle de 36 ans, a été tuée ce week-end après avoir inhalé du gaz lacrymogène en regardant la manifestation hebdomadaire dans son village. Les résidents et les militants des droits humains ici et à l’étranger manifestent contre la barrière de séparation qui a été construite sur les terres du village. Abu Rahma est décédé moins de deux ans après que son frère Bassem ait été tué par une bouteille de gaz tirée directement sur sa poitrine lors d’une manifestation similaire. Un troisième frère, Ashraf, était filmé lorsque des soldats israéliens lui ont tiré dessus alors qu’il était menotté. Read the full story

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Rencontre avec Lubna Masarwa

Bulletin 46

page-16-lubnaUne soif de justice, une lutte populaire et le besoin d’informer, de rappeler, d’unir, d’agir au quotidien et de façon globale.
Militante active en Palestine, Lubna Masarwa a travaillé trois ans durant comme coordinatrice des mouvements sociaux pour le Centre d’information alternative (AIC). Membre du Free Gaza Movement, Lubna a pris part à la dernière flottille de mai 2010 pour Gaza à bord du Mavi Marmara. Avant cela, elle avait déjà tenté le coup à bord du Dignity (en 2008, avec succès) et du Spirit (en 2009, le bateau était arraisonné). Également membre des Comités populaires palestiniens, ces derniers l’ont choisie pour effectuer un stage de trois mois au Parlement européen. Elle représente et défend son peuple au sein du groupe de la Gauche unitaire européenne. Mais pas seulement… Read the full story

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Code Rouge feat. Amel Mathlouthi  » Horizon  » Génération Palestine

Le groupe de rap bruxellois Code rouge s’est associé à la chanteuse tunisienne Amel Mathlouti pour nous livrer la composition « Horizons ». Le clip a été réalisé en collaboration avec les membres de Génération Palestine Belgique.

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La bataille de Jérusalem

Afin d’empêcher toute division future, des organisations de colons juifs se sont engagées dans une lutte sans merci pour le contrôle des quartiers arabes de la Ville sainte. Silwan et Cheikh Jarrah cristallisent tous les enjeux. Read the full story

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