Un reportage de la chaîne de télévision ARTE. Un témoignage intéressant sur les conséquences du mur sur la société palestinienne, aussi bien en Israël qu’en Cisjordanie.
Un reportage de la chaîne de télévision ARTE. Un témoignage intéressant sur les conséquences du mur sur la société palestinienne, aussi bien en Israël qu’en Cisjordanie.
Le 9 février 2011, Israël a démoli les tentes et les structures de zinc abritant environ 250 Palestiniens qui vivent dans des conditions très précaires sur un terrain libre proche de Naplouse, élevant des moutons et des chèvres. Read the full story
«Ils viennent pour notre femme et nos enfants», m’a dit récemment Bassem Tamimi, le chef du Comité Populaire de Nabi Saleh Read the full story
Pour la deuxième fois cette semaine, les soldats ont attaqué le village de Nabi Saleh. Read the full story
Au cours d’une escalade de la répression contre les manifestations non armées en Cisjordanie Islam Tamimi, 14 ans, a été arrêté à son domicile à deux heures dimanche matin. Read the full story
« Merde au Hamas. Merde à Israël. Merde au Fatah. Merde à l’ONU et à l’Unrwa. Merde à l’Amérique ! Nous, les jeunes de Gaza, on en a marre d’Israël, du Hamas, de l’occupation, des violations permanentes des droits de l’homme et de l’indifférence de la communauté internationale.» Tel est l’accroche du manifeste écrit par des jeunes de Gaza le mois dernier.
Quelques jeunes de Gaza, pour la plupart cyber-activistes, crient leur raz-le-bol de tous ce qui les empêche de vivre une jeunesse normale. « Nous voulons être libres, nous voulons vivre, nous voulons la paix. », trois choses simples, auxquelles tous les jeunes du monde peuvent prétendre, mais qui semblent bien éloignées du quotidien des jeunes Gazaouis. Sous les jougs cumulés de l’occupation israélienne et des interdits imposés par le Hamas, ces derniers n’ont plus beaucoup d’espace pour vivre, créer, espérer…
L’étincelle qui a poussé les jeunes du GYBO (Gaza Youth Breaks Out) à agir est la fermeture de Sharek Youth Forum, une association de jeunesse active à Gaza. Le 30 novembre dernier, les autorités du Hamas ont arbitrairement décidé de fermer l’association. Bien qu’aucune raison précise n’ait été invoquée, certains membres du conseil d’administration et du staff avaient déjà reçu des remarques sur le fait que Sharek autorisait des garçons et des filles à jouer ensemble ou encore que certaines étudiantes n’y portaient pas le hijab.
Mais si ni Israël, ni le Hamas ne sont épargnés, la responsabilité internationale est elle aussi montrée du doigt par le manifeste. Que ce soit l’ONU et son agence spéciale pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA, l’Amérique ou encore la communauté internationale, personne n’y échappe. « On en marre d’être présentés comme des terroristes en puissance, des fanatiques aux poches bourrées d’explosifs et aux yeux chargés de haine ; marre de l’indifférence du reste du monde, des soi-disant experts qui sont toujours là pour faire des déclarations et pondre des projets de résolution mais se débinent dès qu’il s’agit d’appliquer ce qu’ils ont décidé ; marre de cette vie de merde où nous sommes emprisonnés par Israël, brutalisés par le Hamas et complètement ignorés par la communauté internationale». De cette phrase ressort la frustration d’une jeunesse qui ne trouve personne de son côté, et l’indifférence partout.
« Nous avons trois exigences : nous voulons être libres, nous voulons être en mesure de vivre normalement et nous voulons la paix. Est-ce que c’est trop demander ? »
Les jeunes de GYBO en appellent au soutien, de l’intérieur, mais aussi de l’extérieur. Pour plus de détails, ils sont joignables par email (freegazayouth@hotmail.com) ou via leur page Facebook (Gaza Youth Breaks Out (GYBO).
Sources :
- Le manifeste de la jeunesse de Gaza, Libération, 28 décembre 2010 (traduction française du manifeste)
- La jeunesse de Gaza leur dit « merde », Guerre ou paix (blog du Monde), 28 décembre 2010
- Gazan youth issue manifesto to vent their anger with all sides in the conflict, The Guardian, 2 January 2011
- Gaza: Let Charity That Aids Children Reopen Its Doors, Human Rights Watch, 13 décembre 2010
NDLR: non seulement organiser une manifestation populaire est apparemment un crime, c’en est un qui mérite la prison à perpétuité. Read the full story
Nous nous réunissons à Eilat cette semaine pour notre conférence annuelle ; nous allons l’utiliser pour faire un peu d’introspection. Read the full story
Vendredi 19 novembre 2010, suite à manifestation hebdomadaire dans le village de Nabi Saleh, l’armée pénètre dans le village sans défense : Read the full story
Le 26 août, les forces israéliennes ont pris d’assaut un appartement d’étudiants de Birzeit. “Ils ont arrêté six étudiants ayant des liens politiques ou militants», a déclaré Annan Quzmar, coordinateur du Right 2 Education (R2E), une organisation des droits des étudiants basée à l’Université de Birzeit. Read the full story