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Tag Archive | "colonisation"

« Sans considérer la population palestinienne »

Les contrevenants à la loi et leurs pères spirituels de la droite israélienne, qui est de plus en plus extrême, veulent effacer l’existence de la réalité palestinienne.

Amira Hass 1 octobre 2015

Ce n’est pas la chose la plus scandaleuse que vous puissiez dire à propos de la police israélienne en général et la police du district de Judée et de Samarie en particulier : à la station de la police israélienne à Hébron/Kiryat Arba il y a une carte officielle accroché sur le mur, de la « région Hébron » de laquelle les noms de plus de 200 communautés palestiniennes ont été effacés.

La colonie de Negohot, par exemple, est sur la carte. Les villages à l’ouest de celle-ci, comme Beit Mirsam et Beit Awwa, l’existent pas. Betar Ilit est bien sûr sur la carte, mais les villages de Wadi Fukhin et Nahalin, dont la grande colonie avale les terres avec un appétit féroce, sont effacés.

Permettez-moi de le dire d’emblée : la carte en elle-même ne fait pas disparaître la réalité. Les gens existent et sont profondément implantés dans leurs communautés, leur histoire et la société et n’ont pas besoin de la confirmation de la police israélienne ou d’un journaliste israélien à propos de leur existence. En d’autres termes, la carte ne témoigne pas de la situation des Palestiniens, mais de la situation israélienne.

L’évidence que la police a fait preuve de négligence dans la localisation et l’arrestation des émeutiers juifs qui attaquent les Palestiniens, sans dissuader les autres, est beaucoup plus exaspérante que la carte trafiquée. (La police partage avec l’armée israélienne, le service de sécurité du Shin Bet et le Bureau du Procureur de l’État le prix de la négligence et de l’encouragement indirect des hooligans juifs.) Mais il est évident que lorsque la population agressée est effacée de la carte que la police voit chaque jour, il est plus facile d’ignorer les attaques à son encontre.

Le procureur Yehudit Karp a écrit à propos de la non-application de la loi à l’encontre des Juifs en Cisjordanie en 1982. En 1994, le comité Shamgar enquêtant sur l’assassinat de masse commis par le Dr Baruch Goldstein contre des fidèles musulmans a été choqué par le manque de coordination entre les divers organismes chargés de l’application de la loi.

Aujourd’hui, les organisations comme Al-Haq, B’Tselem et Yesh Din fournissent des preuves et enquêter sur cette inaction. La négligence et l’impuissance apparente, qui persistent depuis un demi-siècle, ne sont pas la preuve d’un manque de professionnalisme mais d’une volonté délibérée.

Les gouvernements israéliens successifs ont tenté leurs citoyens afin qu’ils violent le droit international et colonisent. Les contrevenants à la loi – dont le but est d’effrayer et de déplacer des personnes de leurs terres – complètent le travail de l’Administration Civile [nom de l’administration militaire de la Cisjordanie occupée, ndt]. Quand elle vole de plus en plus de terres aux Palestiniens et les déclare « terres d’Etat », elle suit les ordres de ses supérieurs. La police dans sa négligence agit également dans l’esprit de ses supérieurs au sein du gouvernement.

Israël est un Etat démocratique et juif. Les commandants suprêmes sont élus pour faire ce qui est bon pour les Juifs. Tel est le contexte sociologique et politique derrière la carte.

En effet la carte laisse subsister les noms de Bethléem, de Hébron et de Halhoul, mais leurs résidents ont été effacés du tableau informatif en arrière-plan. La carte note que 81.000 habitants vivent dans la région (environ 99,6 % d’entre eux sont juifs), et un astérisque nous renvoie à la note : « sans prendre en considération la population palestinienne ». Cette honnêteté objective qui découle directement de l’inconscient est impressionnante. Après tout, ils auraient tout simplement écrit « sans inclure quelque 800.000 Palestiniens ». Mais l’auteur a extrêmement précisément choisi « sans prendre en considération ».

La carte de la région d’Hébron sans les Arabes n’est pas la création personnelle de la personne qui a signé sur celle-ci, le Maj. Gen. Daniel Hen, commandant de la branche de la planification de la police. C’est une création collective israélienne qui reflète le génie colonialiste des Accords d’Oslo. Les négociations d’Oslo et leurs prolongements dans les accords « temporaires », qui sont depuis devenus éternels et sacrés, ont laissé Israël avec la majorité du territoire et de ses ressources naturelles, sans prendre les résidents en considération. Ils ont jeté les gens et leur responsabilité envers eux à la direction palestinienne, qui manque de ressources réelles et d’autorité. En d’autres termes, ils soulagés Israël de ses responsabilités en tant que force d’occupation, ce qu’il était et demeure.

Les contrevenants à la loi et à leurs pères spirituels de la droite israélienne, qui est de plus en plus extrême, veulent effacer l’existence de la réalité palestinienne, pas seulement sur la carte. Et là réside le danger de la carte. Il reflète l’inconscient israélien et le non-dit, qui aspire à faire disparaître les Palestiniens et, ce faisant, crée et renforce l’impression que les Palestiniens, dans la pratique, n’existent pas.

Traduction : Julien Masri

Source : Ha’aretz

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La lente asphyxie d’Al Walaja

Bulletin 57, septembre 2013

Le Mur d’annexion a créé de nombreuses situations invivables pour la population palestinienne. Le sort d’Al Walaja est sans doute parmi les plus difficiles. De 1948 à 2013, le village perd ses terres les unes après les autres que ce soit des suites de l’occupation, de l’annexion, de la colonisation ou de la construction du Mur. Coincé dans la « seam zone [1]» et désormais encerclé par le Mur, Al Walaja est condamné à l’asphyxie.

 

Petit village situé à 4 km au nord-ouest de Bethléem et 9 km au sud-ouest de la vieille ville de Jérusalem, Al Walaja compte 2400 habitants dont la plupart sont des réfugiés. La population actuelle n’équivaut qu’à 5 à 10 % de ce qu’aurait été la population du village s’il n’y avait pas eu la Nakba[2].

En 1948, l’ancien village perd déjà 75% de ses terres. Les habitants d’Al Walaja qui sont restés sont allés s’installer quelques kilomètres plus loin, sur le site qui est actuellement celui d’Al Walaja. En 1967, le village subit l’occupation militaire. Des terres supplémentaires lui sont encore confisquées dans les années 70 avec la construction de deux colonies, Gilo et Har Gilo, ainsi que d’une route de contournement.

 

Un village, deux réalités

Avec l’occupation du village en 1967, la moitié de ses terres est annexée à la municipalité de Jérusalem. Par contre, les habitants ne sont, quant à eux, pas inclus dans l’annexion. Au lieu d’une carte de résident de Jérusalem, ils bénéficient de la carte orange des habitants de Cisjordanie. Ils se retrouvent donc en situation d’illégalité sur leurs propres terres. La municipalité de Jérusalem refuse d’entrer un plan de zonage pour Al Walaja et n’y accorde aucun permis de construction. Les habitants du côté Jérusalem commencent alors à construire sans autorisation,  contraints de devoir s’adapter aux évolutions démographiques du village. A partir de 1985, Israël commence à émettre des ordres de démolition de ces constructions « sauvages ». Entre 1985 et 2006, 43 maisons ont ainsi été détruites à Al Walaja, forçant au déplacement plus de 100 personnes. Quelque 70 ordres de destruction supplémentaires menacent encore les habitants du côté Jérusalem.

Désirant sortir d’une situation sans issue, les habitants d’Al Walaja demandent alors aux autorités israéliennes que la totalité des terres d’Al Walaja soit placée hors des frontières de Jérusalem. Leurs deux tentatives en ce sens, en 1989 et en 2003, essuient toutes les deux des refus. En 2004, ils demandent alors, à l’inverse, un statut de résident à Jérusalem pour 280 habitants du côté Jérusalem du village. Cette requête est elle aussi refusée en 2008.

Dans les années 90, avec les accords d’Oslo, la population d’Al Walaja vivant du côté Cisjordanie  se retrouve en zone C, c’est-à-dire sous administration israélienne complète. Le régime réservé à la population des deux côtés est donc finalement le même. Si les uns sont sous autorité de la municipalité de Jérusalem et les autres sous celle de l’Administration civile, c’est finalement Israël qui décide du sort d’Al Walaja.

Or selon les autorités israéliennes, les terres d’Al Walaja semblent devoir servir à tout sauf à leurs résidents palestiniens. Ainsi, en 2004, des investisseurs privés annoncent un plan de construction de 14 000 nouveaux logements sur les terres du village. Mais, en 2012, le plan de construction de logements se transforme soudainement en projet de parc national. Les plans du parc viennent d’être approuvés le 7 juillet dernier par la Commission de planification et de construction de Jérusalem. Environ 1 200 dunums de terres agricoles appartenant à Al Walaja y seraient englobés.

 

Le Mur

En 2003, sous l’impulsion d’Ariel Sharon, la construction du Mur commence. Le trajet originel du Mur coupait le village en deux parties. Heureusement, la plainte déposée auprès de la Cour suprême israélienne a porté ses fruits : le tracé du Mur a été revu.

Mais ce n’est que partie remise car en avril 2006, les autorités israéliennes confirment la poursuite de la construction. Le nouveau tracé du Mur ne coupe plus le village en deux parties, mais l’enclave totalement dans les terres du Gush Etzion, un rassemblement de colonies au sud de Jérusalem. Al Walaja, encerclé, se retrouve séparé de la plus grande part de ses terres agricoles par le Mur qui ne laisse subsister que quelques barrières agricoles pour le passage des agriculteurs. Or les autorisations de passages ne sont souvent données qu’à une seule personne par lopin de terre et à des horaires peu adaptés aux nécessités de la vie agricole. Pour le restant de la vie sociale, seul un tunnel reliera encore le village à Beitjala et Bethléem qui sont les centres de vie urbaine avec lesquels il est en relation !

Depuis avril 2010, la construction du Mur a repris et n’a plus cessé. Anne Paq, une photographe française qui suit régulièrement la situation d’Al Walaja, fait part de ses impressions : « Je continue de faire la chronique avec mes photos de la lente agonie d’Al Walaja, un village qui sera bientôt totalement entouré par le Mur et coupé de la grande majorité de ses terres. Mes visites y sont plutôt irrégulières mais ce qui  avance inexorablement, régulièrement, c’est la construction du Mur. Il y a toujours plus de barbelés, plus d’asphalte sur le tracé de la route du Mur et davantage de terres non accessibles ». 

Al Walaja est un de ces villages coincés dans la « Seam zone ». La « Seam zone » (littéralement la « zone de ligne de couture ») est la zone située à l’est de la Ligne verte et à l’ouest du Mur d’annexion. Les Nations Unies estiment que si le « Mur d’annexion/barrière de sécurité » est mené à son terme, cette zone enclaverait quelque 274 000 Palestiniens et 400 000 Palestiniens seraient en outre séparés de leurs champs, de leurs emplois, de leurs écoles, de leurs hôpitaux.

 

2013 : la situation empire

La population d’Al Walaja est asphyxiée. La situation de la famille d’Omar Hajajah est particulièrement difficile. Située du mauvais côté du Mur, leur maison n’est plus accessible que par un tunnel passant en dessous du Mur et contrôlé par l’armée israélienne. Omar a dû signer un accord avec les autorités israéliennes lui interdisant d’agrandir sa maison, qui sera d’ailleurs entourée d’une clôture spéciale, ou de l’utiliser à des fins commerciales.

« Cette fois-ci », explique Anne Paq en mai 2013, « ce qui était plus choquant, ç’a été un nouveau portail militaire mis à quelques mètres de la maison d’Omar Hajajah. La maison d’Omar se retrouve de «l’autre côté» du Mur de séparation, sera reliée au village par un tunnel et sera complètement entourée par une clôture spéciale. Le portail militaire, qui a été posé hier, coupe l’accès à la route directe reliant Al Walaja à Cremisan. C’était une issue majeure pour le village et c’était également la route empruntée par le bus pris par les enfants, y compris ceux d’Omar, pour l’école de Cremisan. C’est juste une autre étape dans la transformation d’Al Walaja en  prison ou  plutôt en prison minuscule dans une plus grande prison (la Cisjordanie) ».

La situation du village a beau être de plus en plus difficile, la résistance continue et le village ne baisse pas les bras. De nombreuses initiatives de résistance populaire tentent d’attirer l’attention sur les violations des droits des habitants d’Al Walaja : manifestations régulières, actions en justice, interposition devant les bulldozers, représentations artistiques, visites guidées, conférences à l’étranger pour sensibiliser à la situation d’Al Walaja… Shireen al Araj, figure de proue du Comité populaire d’Al Walaja, était ainsi de passage en Belgique en juin 2012 pour participer à une conférence sur les réfugiés organisée par le bureau bruxellois des Nations Unies et intitulée « RE-réfugiés ? Les réfugiés palestiniens vivant sous la menace quotidienne de la dépossession et du déplacement ».

En juillet 2013, l’Autorité palestinienne a inauguré une clinique mobile à Al Walaja, en collaboration entre autres avec la Coopération Technique Belge. Mais alors qu’elle développe ce genre de projet en zone C, elle accepte d’entamer des négociations avec Israël sans conditions sous la pression des Etats-Unis. Or malgré tous les efforts entrepris par la population du village, le Mur continue d’être construit, les colonies de s’étendre. Tandis que les uns prétendent négocier la paix à des milliers de kilomètres de là, sur le terrain, le travail de purification ethnique d’Israël se poursuit inexorablement.

 

Nathalie Janne d’Othée

 



[1] Suivant un arrêté militaire, les terres situées entre la « barrière de sécurité ou Mur » et la Ligne verte sont des zones militaires fermées et les fermiers qui désirent y accéder doivent demander un « permis de résidence officielle de longue durée »

[2] Les chiffres et dates de cet article sont pour la plupart puisés dans le document : West Bank UNRWA mini-profile : al Walaja, juillet 2013.

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En Cisjordanie, 0,7 % des terres publiques pour les Palestiniens.

Au cours des 33 dernières années, l’Administration civile a alloué moins de 1 % des terres d’État en Cisjordanie aux Palestiniens, contre 38 % aux colons, selon les propres documents de l’agence soumis à la Haute Cour de justice. Read the full story

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La colonie de Gilo, 2006 (@JM)

Givat Hamatos, une nouvelle colonie bientôt approuvée par la municipalité de Jérusalem

La municipalité israélienne de Jérusalem doit bientôt donner son approbation à la construction d’une nouvelle colonie au sud-est de Jérusalem, Givat Hamatos. Read the full story

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Des milliers d’Israéliens devraient passer leurs vacances dans les colonies de Cisjordanie

La municipalité coloniale de Samarie du nord de la Cisjordanie se prépare à recevoir des milliers de touristes israéliens jusqu’à la fin des vacances d’été, beaucoup d’entre eux laïcs et de la région de Tel-Aviv. Un nombre record d’Israéliens a pris des congés dans la région des colonies en Cisjordanie cette année.

« la Samarie ouvre ses portes», a déclaré le chef du Conseil régional de la Samarie, Mesika Gershon au média proche des colons Arutz 7, «et le peuple d’Israël vient et profite des espaces verts ouverts. À seulement 20 minutes du centre d’Israël et sans les embouteillages attendent des sources fraîches, d’impressionnants sites historiques et culturels, le plein air, des attractions amusantes et surtout des hôtes heureux et accueillants ».

la ferme de Gvaot Olam près de la colonie d'Itamar @Wikipedia

la ferme de Gvaot Olam près de la colonie d'Itamar @Wikipedia

Des dizaines de milliers d’Israéliens auraient visité la région des colonies en Cisjordanie pendant les vacances de printemps, et cette tendance se poursuit jusque pendant l’été.

Des événements spéciaux sont prévus jeudi jusqu’à la fin de l’été. La ferme de Gvaot Olam, par exemple, sera ouverte plus tard pour accueillir les visiteurs. Gvaot Olam est spécialisée dans la production de fromage de chèvre et d’œufs bio, populaires auprès de la classe moyenne supérieure laïque de la région de Tel-Aviv.

La «ferme», cependant, est en fait un avant-poste de la colonie d’Itamar au nord de la Cisjordanie, une colonie réputée pour la violence de ses résidents (voir ici, par exemple). La ferme, l’un des premiers avant-postes de Cisjordanie, c’est-à-dire des colonies construites sans l’autorisation et la planification préalables du gouvernement israélien, a été construite en 1996 et «légalisée» par le gouvernement en 2000. L’avant-poste, construit en partie sur des terres privées appartenant à des résidents du village palestinien voisin de Yanoun, a été construit par Avri Ran, considéré comme le père spirituel de la soi-disant jeunesse des collines. Selon les témoignages donnés à l’organisation israélienne des droits de l’homme B’Tselem, en mai 2001 Avri Ran et d’autres membres de la colonie ont pris cinq agriculteurs palestiniens sous la menace de leurs fusils, ils les ont battus avant de blesser l’un d’entre eux par balles.

Ce développement de l’industrie normative du tourisme dans les colonies illégales de Cisjordanie sert aussi bien à «normaliser» les avant-postes militaro-civils israéliens sur la terre palestinienne qu’à fournir des sources de revenus durables pour les colons qui occupent des emplois considérés comme attractifs pour la majorité juive israélienne.

Avec l’impunité dont jouit Israël au sein de la communauté internationale concernant ses crimes contre le peuple palestinien, cette tendance à normaliser la colonisation israélienne et à faire de ces zones colonisées une destination attrayante pour les Israéliens ne peut que continuer.

lundi 3 juillet 2012

source : ALTERNATIVE INFORMATION CENTER (AIC)

traduction : Julien Masri

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Dossier : La politique foncière discriminatoire d’Israël

Bulletin 52, juin 2012

Les boîtes bleues servent au Fonds National Juif pour récolter de l'argent

Les boîtes bleues servent au Fonds National Juif pour récolter de l'argent

Ce dossier consacré à la politique foncière d’Israël montre au travers de trois exemples en quoi cette dernière est discriminatoire. Elle a pour objectif ultime de vider la terre de ses habitants « non-juifs » et cela à travers des instruments aussi divers que le Plan Prawer de relocalisation des Bédouins du Néguev (pages 3 à 6), le Fonds National Juif actif depuis les premiers temps de la colonisation juive en Palestine (pages 7-9) ou encore au nom de la défense de l’environnement comme à Issawiya (pages 10 et 11). Cette politique d’accaparement de la terre est menée indistinctement des deux côtés de la Ligne verte.

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Le Fonds national juif: l’éco-blanchiment qui cache colonisation, dépossession et discriminations

Bulletin 52, juin 2012

Drapeau du JNF sur un des tracteurs Caterpillar détruisant le village bédouin d'Al Araqib

Drapeau du JNF sur un des tracteurs Caterpillar détruisant le village bédouin d'Al Araqib

Le Fonds national juif (FNJ) est connu du grand public comme étant une organisation caritative,  environnementale ou d’utilité publique, ce qui lui vaut de jouir d’une excellente réputation. Peu savent que c’est en réalité un organisme para-étatique dont la mission est avant tout politique: agent historique de colonisation de la Palestine, le FNJ a joué et joue encore un rôle déterminant dans la forme que prend la politique foncière – discriminatoire – israélienne.

Le FNJ excelle dans le « greenwashing »: arbres plantés, parcs récréatifs et centres touristiques sont autant d’outils qui lui servent à « blanchir » par l’écologie les activités coloniales dans lesquelles il est impliqué.

Aux avant-postes de la colonisation, garant du système de discrimination

Fondé en 1901 à Bâle lors du 5ème Congrès sioniste, le Fonds national juif ou Keren Kayemeth LeIsrael (KKL) – « fonds pour la création d’Israël » en hébreu – est l’outil principal de la colonisation de la Palestine. Administré par l’Organisation sioniste mondiale, il va initialement permettre de récolter de l’argent pour acheter des terres sur lesquelles seront installés les immigrants juifs. Ces terres achetées deviennent, selon ses statuts, « propriété perpétuelle du peuple juif ».

A partir des années 20, l’achat de terres s’accélère mais à la fin du mandat britannique, la communauté juive ne possède que 5,8% de la Palestine historique. Trop peu pour Yosef Weitz, en charge du service « colonisation » du FNJ. Avec l’aide des services de renseignement de la Haganah, il se lance dans la réalisation d’un inventaire de chaque village de Palestine (situation topographique, état des routes, qualité de la terre, composition socio-politique,…) afin d’en systématiser le processus d’accaparement et de dépossession de leurs habitants. L’adoption du Plan Dalet, en mars 1948, «plan global d’expulsion » selon les termes d’Ilan Pappé, répondra aux attentes de Weitz. Read the full story

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ISSAWIYA : la défense de l’environnement au service de la judaïsation

Bulletin 52, juin 2012

Le projet de construction de E1 menace Issawiya

Le projet de construction de E1 menace Issawiya

Localisation : 3 km au N-E de Jérusalem-Est, près de l’Université hébraïque, à cheval sur la frontière municipale de Jérusalem, entre le Mont Scopus, des colonies juives, le ring et deux camps militaires.

Population : 12.000 habitants en 2006

Annexion et confiscation de terres après 1967 :

Le village est divisé en deux :

– 3000 dunums des terres du village sont englobés à la municipalité de Jérusalem ;

– 7000 dunums sont en dehors de la municipalité, en Cisjordanie occupée : si le plan E1 est réalisé, les terres seront presque toutes confisquées.

Sur les 3000 dunums, 400 dunums sont confisqués pour construire la colonie de « French Hill » (Giv’at Shapira) et relier l’Université hébraïque et l’hôpital Hadassa à Jérusalem-Ouest, et 2000 dunums sont déclarés « zone verte », interdite de construction. Seuls 600 dunums restent pour les constructions des habitants.

Destructions : des exploitations agricoles, des arbres et des bâtiments ont été détruits.

Enfermement : Il ne reste plus que deux routes d’accès dont la principale est barrée par un checkpoint tenu par des soldats israéliens. Read the full story

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La guerre des colonies des Jeunes des collines

par Kristell Bernaud

En septembre dernier, le village palestinien de Yatma, à quelques kilomètres au sud de Naplouse en Cisjordanie, a été attaqué par des inconnus Read the full story

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Trois colonies « légalisées » par le gouvernement israélien

Le gouvernement israélien a annoncé mardi 24 avril 2012 qu’il légalisait trois colonies en Cisjordanie. Read the full story

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