W3vina.COM Free Wordpress Themes Joomla Templates Best Wordpress Themes Premium Wordpress Themes Top Best Wordpress Themes 2012

Tag Archive | "boycott"

News du BDS

Bulletin 58, novembre 2013

Désinvestissements

 

Retrait d’un projet de traitement des eaux usées à Jérusalem-Est

L’entreprise d’ingénierie néerlandaise Royal HaskoningDHV a annoncé qu’elle se retirait d’un projet de traitement des eaux usées dans Jérusalem-Est occupé. Le projet aurait bénéficié aux seuls colons installés à Jérusalem-Est et cela, alors que les autorités israéliennes refusent des projets sanitaires et environnementaux essentiels aux Palestiniens. Royal HaskoningDHV a précisé dans un communiqué que leur retrait était motivé par une volonté de la société de respecter le droit international. (Source : Electronic Intifada)

 

Un syndicat norvégien met fin à son contrat avec G4S

Industri Energi Norway, un important syndicat norvégien a mis fin à un contrat avec l’entreprise de sécurité G4S afin de marquer son opposition au rôle joué par l’entreprise dans l’équipement et les services fournis aux prisons et colonies israéliennes. Le leader du syndicat a expliqué dans la presse que ce geste était un acte de solidarité avec la lutte du peuple palestinien. (Source : BDSMovement.net)

 

Veolia Transport se désengage des lignes de bus qu’elle gérait en Palestine occupée

Veolia Transport Israel (aussi connue comme Connex Israel) a revendu les lignes de bus qu’elle exploitait dans les colonies à la société israélienne Afikim. Jusqu’il y a peu, Veolia Transport possédait des lignes de bus opérant sur des routes réservées aux seuls colons et desservant les colonies de Cisjordanie. Néanmoins, malgré la revente de ses lignes de bus, la multinationale Veolia reste impliquée dans l’occupation par le transfert des déchets israéliens qu’elle assure via une filiale vers la décharge de Tovlan située en Palestine occupée, ainsi que par ses parts dans les sociétés Citypass et Connex Jerusalem qui chapeautent le fonctionnement du tramway reliant Jérusalem-Ouest aux colonies de Jérusalem-Est. (Source : Who Profits)

 

Du côté académique

 

Des appels d’académiques en appui aux Lignes directrices de l’UE

On ne peut réellement parler de « boycott académique » pour cette nouvelle, mais elle vaut la peine d’être relevée. 600 intellectuels israéliens ont en effet adressé à José Manuel Barroso, Président de la Commission, ainsi qu’à Catherine Ashton, la Haute représentante de l’UE, une lettre pour les encourager à maintenir l’application des Lignes directrices excluant de tout financement européen les entreprises israéliennes opérant directement ou indirectement dans les territoires palestiniens occupés. Parallèlement, 500 académiques de 13 pays européens – dont 19 Belges – ont également écrit à Catherine Ashton afin que l’UE maintienne ses Lignes directrices malgré les pressions. (Sources : ECCP et BRICUP)

 

Sanctions

 

40 organisations palestiniennes demandent à l’UE de ne pas céder aux pressions américaines

Une quarantaine d’organisations de la société civile palestinienne ont, dans un communiqué, encouragé l’UE à ne pas céder aux pressions américaines contre les Lignes directrices qu’elle a promulguées en juillet dernier. Elles demandent également à l’UE de prendre d’autres mesures, afin de contraindre Israël à respecter le droit international, telles que la suspension de l’accord d’association UE-Israël, des mesures pour que les acteurs privés ne puissent plus opérer dans les territoires occupés, y compris Jérusalem-Est, des mesures en vue de s’assurer que les fonds européens pour la recherche ne bénéficient pas à des entreprises militaires ou des initiatives publiques visant à développer les capacités militaires israéliennes, l’application d’un embargo militaire bilatéral total envers Israël. (Source : BDSMovement.net)

Share

Posted in AnalysesCommentaires fermés sur News du BDS

Stephen Hawking et le boycott d’Israël

Bulletin 57, septembre 2013

Le 8 mai dernier le journal “The Guardian” annonçait que Stephen Hawking, en soutien à la campagne de boycott académique d’Israël, se retirait de la conférence présidentielle de Shimon Peres « Faire face à demain ». La nouvelle a fait l’effet d’un tremblement de terre. Cette conférence, tenue en juin, en était à sa 5e édition ; elle réunissait des personnalités du monde politique, académique et culturel pour discuter, en public, de sujets divers et variés ; y étaient conviés l’ancien président américain Bill Clinton, l’ancien ministre anglais Tony Blair, la chanteuse américaine Barbara Streisand, et bien  d’autres personnalités publiques et privées.  De plus, elle coïncidait, en cette année 2013, avec la célébration des 90 ans du président israélien.  Inutile de dire que la décision de Stephen Hawking a été ressentie en Israël comme un affront.

Ayant annoncé, dans un premier temps, sa participation à la conférence, Stephen Hawking avait alors reçu un « déluge » d’e-mails en provenance du monde entier, l’exhortant à ne pas y aller et à protester ainsi contre le traitement inacceptable infligé aux Palestiniens par l’Etat d’Israël. Après avoir consulté ses collègues et dûment pris connaissance de l’état de la situation en Israël, « en toute indépendance », il a pris l’initiative d’écrire au cabinet du président Pérès pour l’informer de son désistement. La prise de position de Hawking n’est pas nouvelle : il avait déjà été en Israël en 2006 et, en 2009 , il avait notamment dénoncé l’opération Plomb durci  contre la bande de Gaza, la qualifiant de « disproportionnée » par rapport aux tirs de roquettes palestiniennes. A l’époque, il avait comparé la situation à celle de l’Afrique du Sud avant 1990, estimant que cela ne pouvait plus continuer ainsi.

L’université de Cambridge, où Stephen Hawking travaille depuis 1962 (comme titulaire jusqu’en 2009 de la prestigieuse chaire de mathématiques autrefois occupée par Isaac Newton lui-même), s’est d’abord empressée de démentir les intentions de boycott et a justifié la décision de Hawking par des « problèmes personnels et de santé ». Atteint de sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot), Hawking, qui est âgé de 71 ans, est en effet cloué dans un fauteuil roulant. Celui-ci est équipé d’un ordinateur grâce auquel il peut communiquer avec son entourage. L’université de Cambridge est ensuite revenue sur sa première version de l’information et a confirmé que le boycott d’Israël était bien la motivation du retrait du célèbre physicien.

Les organisateurs de la conférence ont vivement regretté la décision de Stephen Hawking. Pour son président, Israel Maimon, elle est « injustifiable et fausse », « scandaleuse et incompatible avec un dialogue ouvert et démocratique.»

Dans une lettre ouverte publiée par le quotidien Haaretz, Carlo Strenger accuse Hawking d’hypocrisie parce qu’il singularise Israël par rapport à tous les autres pays et oublie les menaces existentielles qui pèsent sur cet Etat depuis sa création ; il l’accuse également de double standard parce qu’il ne dénonce pas avec la même véhémence la non-fermeture de la prison de Guantanamo et les assassinats ciblés de terroristes par les USA.

Mais c’est surtout sur les réseaux sociaux que les critiques ont été les plus virulentes : de nombreux Israéliens s’en sont pris directement à l’homme et à sa maladie, donnant ainsi lieu à un « véritable festival de la haine » dont voici un échantillon : « cet antisémite ne peut même pas se torcher le c.. » ; « il devrait déjà être mort » ;   « il est aussi paralysé dans la tête » ; « il boycotte l’entreprise qui travaille sur le traitement de sa maladie » ; « il ne devrait plus utiliser son équipement informatique, qui a été conçu par des ingénieurs israéliens .».

Stephen Hawking est devenu une figure importante du mouvement BDS : lancé en 2005, ce mouvement appelle à un boycott généralisé de l’Etat d’Israël dans tous les domaines : les relations économiques, académiques, culturelles et politiques et ce, afin de faire pression sur lui jusqu’à obtenir qu’il cesse sa politique d’annexion et de phagocytage éhonté des territoires et de nettoyage ethnique de leur population palestinienne…

Christiane Schomblond

Share

Posted in InfosCommentaires fermés sur Stephen Hawking et le boycott d’Israël

Roger Waters appelle les musiciens Rock and Roll à s’engager dans le boycott culturel d’Israël

18 août 2013, Varsovie.

À mes collègues du Rock and Roll

 

Lors de la récente édition des « Promenade Concerts » au Royal Albert Hall à Londres, Nigel Kennedy, virtuose violoniste britannique, a mentionné la politique d’apartheid d’Israël.

Rien de bien nouveau, vous pensez.

Et puis une certaine baronne Deech a contesté cette affirmation et demandé à la BBC de censurer la performance de Kennedy en coupant sa déclaration. La baronne Deech n’a fourni aucune preuve pour étayer son argument et pourtant la BBC, supposée être une chaine politiquement neutre, a accepté sa requête, nous jouant un tour Orwellien.

Bon ! Il est temps pour moi de m’insurger à nouveau, au côté de mon frère Nigel Kennedy.

Et d’ailleurs, Nigel, bravo.

S’ensuit donc cette lettre, dont j’ai repris la rédaction en juillet dernier.

 

25 juillet 2013

À mes collègues du Rock and Roll.

Au lendemain de l’assassinat du jeune Trayvon Martin et de l’acquittement de son meurtrier Zimmerman, Stevie Wonder a déclaré, durant son concert, qu’il ne se produirait plus jamais dans l’État de Floride tant que ce dernier n’abrogera pas sa loi « Défendez Votre Territoire » (« Stand Your Ground Law »).

Il a, en fait, décidé d’un boycott, guidé par sa conscience. J’applaudis sa prise de position, et la soutiens totalement. Cela m’a rappelé ce que j’avais écrit dans une lettre que j’ai commencé à rédiger en février dernier, à laquelle j’ai déjà fait référence, mais que je n’ai jamais publiée.

Le moment est venu, alors la voici.

Ça fait longtemps que cette lettre mijote sur le feu de ma conscience.

Voilà sept ans que j’ai rejoins le BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions), un mouvement non-violent qui s’oppose à l’occupation israélienne de la Cisjordanie, ainsi qu’aux violations de la loi internationale et des droit du peuple Palestinien commises par Israël.

L’objectif du BDS est de porter à l’attention du monde les politiques mises en place par Israël et, nous l’espérons, de pouvoir y mettre fin. Toute la population de cette région mérite mieux que la situation dans laquelle elle se trouve.

Pour faire court, Israël a été reconnu coupable par les organisations internationales des droits de l’homme, les officiels des Nations Unies et la Cour Internationale de Justice de sévères violations de la loi internationale.

 

Parmi ces violations, j’en nommerai deux :

 

1. Le crime d’apartheid :

L’oppression systématique d’un groupe ethnique par un autre.

Le 9 mars 2012, par exemple, le comité pour l’élimination de la discrimination raciale a appelé Israël à mettre un terme à ses politiques racistes et à abroger ses lois contrevenant à l’interdiction de la ségrégation raciale et de l’apartheid[1].

 

2. Le crime de nettoyage ethnique:

Le déplacement forcé de populations indigènes de leurs terres dans le but d’y installer des occupants.

Par exemple, à Jérusalem Est, les familles non-juives sont régulièrement expulsées de manière violente de leurs maisons pour faire la place aux occupants juifs.

 

Il y a d’autres exemples.

Étant donnée l’incapacité, ou le manque de volonté, de nos gouvernements et du conseil de sécurité des Nations Unies à faire pression sur Israël afin que cessent de telles violations, et que les victimes

soient indemnisées, il incombe à la société civile et aux citoyens de conscience du monde entier de prendre leurs responsabilités et d’agir.

Je vous écris maintenant, mes frères et mes soeurs de la famille du Rock and Roll, pour vous demander de vous joindre à moi, et aux milliers d’autres artistes du monde entier, pour déclarer un boycott culturel d’Israël afin d’exposer cette situation et de soutenir tous nos frères et soeurs palestiniens et israéliens qui se battent pour mettre fin à toutes formes d’oppression de la part d’Israël. Nos frères et soeurs qui veulent vivre en paix, qui veulent la justice, l’équité et la liberté.

Deux évènements récents m’ont poussé à vous écrire à tous.

 

1. Stevie Wonder.

J’ai entendu dire que Stevie Wonder allait donner un concert pour la soirée de gala des Amis des Forces de Défense Israéliennes (Friends of The Israeli Defense Forces) à Los Angeles le 6 décembre 2012.

Pour récolter des fonds pour les forces armées israéliennes, comme si les 4 300 000 000 de dollars que les contribuables américains leur donnent chaque année ne suffisait pas ?

Et cela, juste après que les Forces de Défense Israéliennes aient achevé une nouvelle attaque sur Gaza (opération Pilier de Défense) que l’association Human Rights Watch a qualifiée de crime de guerre contre les 1.6 millions de Palestiniens assiégés là-bas.

J’ai écrit à Stevie, pour essayer de le convaincre d’annuler. Ma lettre disait à peu près ceci : « Aurais-tu pu jouer au bal des policiers de Johannesburg, la nuit suivant le massacre de Sharpeville en 1960 ou à Birmingham, Alabama, pour récolter de l’argent pour les officiers qui tabassaient à coups de matraque, aveuglaient au gaz lacrymogène et dispersaient au canon à eau, ces enfants qui essayaient de s’intégrer en 1963 ? »

L’archevêque Desmond Tutu a également adressé un appel passionné à Stevie, et 3000 autres ont inscrit leurs noms au bas d’une pétition de change.org.

Et Stevie, c’est tout à son honneur, a annulé sa prestation.

 

2. Plus tôt cette année, j’ai tenu un discours aux Nations Unies. Si cela vous intéresse, vous pouvez le trouver sur youtube.

 

Il est remarquable qu’aucun de ces deux « évènements » n’ait été mentionné, pas même une fois, dans les médias de masse aux États-Unis.

Il est clair que cette attitude des médias étatsuniens reflète un désintéressement total envers le problème du peuple palestinien, et celui du peuple israélien.

Nous ne pouvons qu’espérer qu’ils finissent par s’y intéresser, comme ils ont fini par s’intéresser à la politique d’apartheid Sud Africaine.

 

À l’époque de l’apartheid en Afrique du sud, seul un petit groupe d’artistes a refusé d’y jouer dans un premier temps. Seuls quelques-uns pratiquaient le boycott culturel. Une goutte d’eau. Qui est devenue une rivière, qui est devenue un torrent, qui est devenu un ras-de-marée.

(Vous souvenez-vous de Steve van Zandt, Bruce et tous les autres ? « Nous ne jouerons pas à Sun City ! »)

Pourquoi ? Parce que comme les Nations Unies et la Cour Internationale de Justice, ils avaient compris que l’apartheid était mauvais.

Puis la communauté sportive a rejoint la lutte. Aucune équipe n’allait jouer au rugby ou au cricket en Afrique du Sud. Et la communauté politique a fini par se joindre à nous. Ensemble, dans un mouvement global, nous, musiciens, sportifs, politiques avons élevé nos voix comme une seule, et le régime d’apartheid Sud Africain est tombé.

 

Nous atteignons peut-être le point de basculement en ce qui concerne Israël et la Palestine. Ces deux peuples sont bons, et ils méritent une solution juste à leur problème. Chacun d’entre eux mérite la liberté, la justice, l’égalité des droits.

 

Dernièrement, le Congrès National Africain (ANC), le parti qui est à la tête de l’Afrique du Sud, a affirmé son soutien au BDS.

 

Nous y sommes presque. Je vous prie de nous rejoindre, moi et tous nos frères et soeurs de la société civile, pour clamer notre refus de l’apartheid en Israël et en Palestine occupée. Engageons-nous à ne pas nous produire en Israël, à n’accepter aucune récompense, aucune subvention provenant d’institutions liées au gouvernement d’Israël, jusqu’à ce qu’Israël se conforme à la loi internationale et aux principes universels des droits de l’Homme.

 

Roger Waters, 19  août 2013

 

Traduction : R.K-B

 



[1]        http://www2.ohchr.org/english/bodies/cerd/docs/CERD.C.ISR.CO.14-16.pdf

Share

Posted in BrèvesCommentaires fermés sur Roger Waters appelle les musiciens Rock and Roll à s’engager dans le boycott culturel d’Israël

Le boycott des institutions académiques israéliennes

Bulletin 53, septembre 2012

La polémique autour de la reconnaissance du cercle BDS de l’ULB a relancé le débat sur le boycott académique. Il était donc opportun de refaire le point. Read the full story

Share

Posted in AnalysesCommentaires fermés sur Le boycott des institutions académiques israéliennes

L’indignation à propos de l’université de la colonie d’Ariel souligne l’hypocrisie universitaire israélienne

Le Centre Universitaire de Samarie dans la colonie d'Ariel

Le Centre Universitaire de Samarie dans la colonie d'Ariel

Alors qu’il semble que le Centre Universitaire de Samarie (CUS), l’institut d’enseignement supérieur basé dans la colonie d’Ariel en Cisjordanie, se verra élevé du statut de collège à celui d’université, une opposition publique à ce changement s’est élevé au sein du milieu universitaire israélien.

Divers chefs d’établissements universitaires en Israël ont exprimé une forte opposition, pour différents motifs. Certains ont parlé de préoccupations financières – comme le chef de l’Institut Weizmann qui a dit: « Il sera intéressant de voir si l’ajout d’une université ira de paire avec un budget accru pour l’enseignement supérieur ».

Alors que d’autres ont déjà résisté à ce rehaussement sur base du fait qu’Ariel est une colonie de Cisjordanie, il existe aussi une préoccupation exprimée aujourd’hui par le Président de l’Université hébraïque, qui a averti que « c’était un risque stratégique pour l’Etat », et que par l’octroi à Ariel du statut d’université « nous mettons en danger le prochain prix Nobel».

Les conséquences concernent ici la réputation internationale du monde universitaire israélien, et la question du boycott. Plus tôt ce mois-ci, la présidente du Meretz Zahava Gal-On s’inquiétait en des termes similaires du fait que «ceux qui veulent transformer [CUS] en une université sont à eux seuls en train de provoquer un boycott universitaire contre nous ».

Les professeurs qui ont signé une pétition contre le rehaussement ont approuvé une déclaration qui considère que la nouvelle université se traduira par « une identification inévitable entre toute la communauté universitaire israélienne et la politique de colonisation et d’occupation ». Dans le contexte des « liens entre le monde universitaire israélien et nos homologues du monde entier », cette identification de « l’université israélienne toute entière à la politique de colonisation la placera en grave danger ».

Une des opinions les plus intéressantes au sujet du scandale d’Ariel a été écrite par Sara Hirschhorn dans le Times of Israel, qui tout en faisant un cas du fait qu’on « accueille » le CUS, dénonce l’hypocrisie de ceux qui veulent faire croire que les universités israéliennes ne sont pas déjà complices.

Deuxièmement, l’idée que la création d’un établissement d’enseignement supérieur dans les territoires occupés va fondamentalement réaligner les universités de recherche d’Israël avec l’occupation est une chimère. Bien qu’il soit plus confortable pour certains universitaires israéliens et de la diaspora juive de croire qu’une sorte de cordon sanitaire sépare le savoir des colonies – entre les halls de l’Université hébraïque et la crise des droits humains à Hébron – il s’agit d’une représentation inexacte de la réalité israélienne. La nation entière est complice de l’occupation, et il n’y a pas de refuge dans les bibliothèques et les laboratoires qui se trouvent au sein de la Ligne verte. Que ce soit le dollar de recherche consacré à l’algorithme de sécurité, le devoir du professeur servant en tant que réserviste dans les territoires, ou même les snacks Bagel&Bagel (produit à Ariel!) achetés dans une cafétéria, le réseau éducatif d’Israël – quelles que soient les positions politiques de la faculté – est déjà inscrit dans l’occupation. Pourtant, les membres de ce groupe continuent à prétendre que, tant que CUS n’existe pas, leurs propres réputations restent intactes.

Pour en savoir plus sur les liens entre les institutions universitaires israéliennes et les violations des droits de l’homme, voir cet excellent rapport de 2009 (AIC): «Le boycott académique d’Israël et la complicité des institutions universitaires israéliennes dans l’occupation des territoires palestiniens ».

Ben White

Source : Blog de Ben White sur Electronic Intifada, 27 juin 2012.

Trad. : NJO

Share

Posted in AnalysesComments (0)

Alice Walker refuse de faire rééditer La Couleur pourpre en Israël

Alice Walker a écrit à son éditeur israélien, Yediot Books, pour refuser une nouvelle publication de La Couleur pourpre, roman pour lequel elle a reçu le prix Pulitzer Read the full story

Share

Posted in BrèvesComments (0)

Pourquoi je boycotte Israël

Quand j’étais enfant, j’adorais les pommes vertes, vraiment vertes, les Granny Smith. J’aimais leur couleur et leur croquant. Et pourtant, je n’en mangeais pas. Maman boycottait les produits venant d’Afrique du Sud. Elle m’expliquait l’apartheid et ajoutait qu’il fallait affirmer notre solidarité en n’achetant rien de ce qui venait d’un pays dont le système était raciste et bafouait les droits humains. Donc, je ne mangeais pas de Granny Smith et je le proclamais fièrement à l’école.

Aujourd’hui, je boycotte les produits venant d’Israël. Une tradition, direz-vous. Dans un sens, oui. Je me sens citoyenne du monde et je crois toujours que, comme individu, je peux aussi faire quelque chose. Mais pourquoi Israël, me rétorquerez-vous. Je pourrais répondre simplement pourquoi pas. Mais ce serait un peu court sans doute. Alors, je boycotte Israël pour sa politique envers les Palestiniens. Parce qu’Israël occupe le territoire palestinien, parce qu’Israël ne respecte pas les résolutions de l’Onu, parce qu’Israël viole le droit international, parce qu’Israël bafoue les droits de l’homme, parce qu’Israël pratique une politique d’apartheid, parce qu’Israël poursuit le vol de terres par la colonisation et le mur, parce qu’Israël met Gaza sous blocus, parce qu’Israël réprime dans la violence les manifestations non-violentes, parce qu’Israël emprisonne sans jugement, parce qu’Israël pratique des exécutions extra-légales, parce qu’Israël bombarde des civils, parce qu’Israël utilise des armes prohibées comme celle au phosphore, parce qu’Israël détruit en masse des maisons, parce qu’Israël arrache des arbres, etc. bref, parce qu’Israël ne remplit même pas ses obligations en tant que puissance occupante. Donc je boycotte Israël.

Et si je boycotte Israël, c’est aussi que je reconnais Israël. En boycottant, je ne remets pas son existence en question. Au contraire, j’espère aussi qu’Israël mettra fin à l’occupation et que ce pays pourra enfin s’occuper d’autre chose que d’opprimer un autre peuple. Comme disait un ami arménien, « celui qui tient quelqu’un par la gorge n’a plus qu’une main ». Si mon Etat, l’Europe et le reste du monde faisait respecter par Israël ses engagements et le droit international, si cette communauté internationale faisait son travail, je ne devrais pas boycotter. Alors, je boycotte parce que c’est une des rares choses que je puisse faire comme individu. Mon boycott est légitime et s’inscrit dans la ligne de l’humanisme et de la responsabilité citoyenne.

Marianne BLUME

Membre de l’Association Belgo-Palestinienne, ex-coopérante APEFE en Palestine

Lien vers l’article sur le site de La Libre.

Share

Posted in DocumentationComments (1)

Non à l’efFRITEment de la Palestine – Osez le boycott!

Voici venu le temps de notre avant-dernière journée de sensibilisation et d’appel au boycott d’Israël pour la campagne 2011-2012. Elle se déroulera le samedi 28 Avril. Elle se prolongera également à l’occasion du 1er Mai, place Rouppe où l’ABP tiendra un stand.

Nous nous focaliserons cette fois-ci plus spécifiquement sur le pommes de terre primeur importées d’ Israël à cette saison. En relation avec ce produit, c’est de la dépossession de la terre dont nous traiterons cette fois-ci.

Pour participer, contactez-nous à l’adresse suivante : abp.bds@gmail.com.

Read the full story

Share

Posted in Osez le boycott!Comments (1)

La jeunesse palestinienne s’adresse à la France : « Cessez de financer le massacre de notre peuple »

Deux manifestations ont eu lieu aujourd’hui en Palestine pour protester contre un accord militaire israélo-français. Une multitude d’organisations de jeunes ont  organisé des manifestations pour s’opposer à l’acquisition française de drones de l’entreprise israélienne IAI (Israeli Airspace Industries) pour une valeur de 500 millions de dollars. Read the full story

Share

Posted in Brèves, InfosComments (0)

Action « Ne flirtez pas avec l’occupation »

11 février 2012
13:00au15:00

Action de boycott -11 février en milieu de journée

carte-bull-5-2A l’occasion de la Saint-Valentin, des millions de fleurs sont exportées d’Israël vers les marchés européens, après transit par la bourse aux fleurs d’Amsterdam. Ces fleurs, comme toutes les productions agricoles israéliennes, bénéficient d’une abondante irrigation, au détriment de l’approvisionnement en eau du peuple palestinien.

Refusons d’offrir des fleurs israéliennes à la Saint-Valentin !!

Nous nous rendrons dans divers endroits de Bruxelles et de Wallonie afin d’informer le public sur les conséquences de la vente de fleurs israéliennes sur les marchés européens.

Si vous désirez participer à l’action de boycott du 11 février, contactez nous

– par téléphone 02 223 07 56

– par mail : abp.eccp@skynet.be

Share

Posted in AgendaComments (0)