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Tag Archive | "autorité palestinienne"

Israël débloque les fonds dus à l’Autorité palestinienne

Israël, sous pression internationale, a décidé mercredi de débloquer les fonds dus à l’Autorité palestinienne dont le versement était suspendu depuis un mois, lors d’une réunion du Forum des huit plus importants ministres du gouvernement de Benjamin Netanyahu.

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M. Netanyahu a approuvé la reprise du transfert des produits des taxes, pour le moment, à l’Autorité palestinienne. Cette décision a été prise au terme de la réunion des huit ministres après l’arrêt par l’Autorité palestinienne de ses mesures unilatérales, a indiqué le bureau du Premier ministre.

Si l’Autorité palestinienne recommençait ses mesures unilatérales, le transfert des fonds serait réexaminé, a-t-il averti dans un communiqué, en allusion aux démarches pour obtenir l’adhésion de la Palestine en tant que membre à part entière de l’ONU et de ses agences, auxquelles Israël s’oppose.

L’Autorité palestinienne n’a pas réagi dans l’immédiat à cette annonce.

Un seul des huit ministres, le chef de la diplomatie Avigdor Lieberman, s’est déclaré opposé à la décision de débloquer les fonds, a précisé la radio publique.

Le gel des fonds, décrété le 1er novembre pour sanctionner l’adhésion comme membre à part entière de la Palestine à l’Unesco, avait été dénoncé par les Etats-Unis, l’ONU et la France notamment.

Ces fonds d’un montant de 100 millions de dollars proviennent des taxes douanières et de la TVA prélevées sur les marchandises destinées aux Palestiniens transitant par les ports et aéroports israéliens.

Selon la radio, le Forum a pris sa décision à la suite d’un rapport qui lui a été présenté selon lequel les Palestiniens auraient pour le moment renoncé à leurs démarches à l’ONU pour l’adhésion d’un Etat de Palestine.

En outre, le récent rapprochement entre les islamistes du Hamas et le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas ne constituerait pas vraiment une réconciliation, selon ce rapport.

Les ministres israéliens ont toutefois prévenu que le versement de cet argent pourrait être en partie gelé s’il s’avérait qu’une partie des fonds aboutissait au Hamas ou à d’autres éléments terroristes, a ajouté la radio.

Les accords de Paris de 1994 prévoient la rétrocession par Israël de ces taxes, qui représentent deux tiers des recettes budgétaires de l’Autorité et lui permettent de payer plus de 150.000 fonctionnaires palestiniens, dont la masse salariale représente quelque 130 millions d’euros par mois.

L’Autorité palestinienne avait demandé aux Nations unies d’intervenir auprès d’Israël pour mettre fin à son blocage de fonds.

Avant même ces difficultés, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad s’inquiétait régulièrement d’une crise chronique des finances de l’Autorité en raison de retards persistants dans le versement de l’aide promise par les donateurs, en particulier arabes.

Source : Romandie News

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A propos d’un « échec »

Est-ce leur méconnaissance du sujet ? Sont-ce leurs parti-pris politiques et idéologiques qui les aveuglent ? A moins que certains ne se vivent comme les combattants d’une « cause » supérieure à toute déontologie ?
En tout cas force est de constater que la couverture médiatique (et politique, d’ailleurs) de l’offensive palestinienne au sein de l’Organisation des Nations (ONU) unies laisse – c’est un euphémisme – à désirer.

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Nombre de confrères ont ainsi qualifié d’« échec palestinien » l’incapacité du Comité d’admission du Conseil de sécurité, avouée le 11 novembre dernier, à se mettre d’accord pour recommander la candidature de la Palestine comme Etat membre à l’Assemblée générale de l’organisation.

Si échec il y a, c’est d’abord celui du Conseil de sécurité, en premier lieu des Etats-Unis, qui ont menacé de recourir au veto pour barrer la route à la Palestine – ce qui est parfaitement illégal en matière d’admission de nouveaux membres au sein de l’Organisation. C’est aussi celui de la France, dont une attitude positive – comme à l’Unesco – aurait dynamisé les instances onusiennes et placé Barack Obama au pied du mur. Le 29 novembre 1947, en partageant la Palestine alors sous mandat britannique, l’ONU créait, en même temps qu’un « État juif », un « État arabe » : qu’elle soit incapable, soixante-quatre ans plus tard, de tenir ses engagements et d’accueillir la Palestine en son sein en dit long sur la faillite de l’institution, dont une réforme démocratique s’impose à l’évidence.

Mais, pour les Palestiniens, quel est le bilan de la bataille engagée le 23 septembre dernier avec le dépôt de leur candidature et le discours de Mahmoud Abbas ? S’en tenir au constat du blocage actuel au sein du Conseil de sécurité masquerait l’essentiel, à savoir que leur initiative a d’ores et déjà fait bouger les lignes :

  •  elle a replacé la question de Palestine, grande oubliée du « printemps arabe » comme du « mouvement des tentes » en Israël, au centre de l’attention internationale ;
  •  elle lui a redonné toute sa légitimité, avec la standing ovation réservée au président palestinien, mais surtout l’entrée en fanfare de la Palestine en tant qu’Etat membre à l’Unesco, par 107 voix contre 14. Et ce rapport de forces peut encore s’améliorer : le Comité des Affaires sociales, humanitaires et culturelles des Nations unies ne vient-il pas d’adopter le 22 novembre 2011 – par 166 voix contre 5 [1] – une résolution réaffirmant « le droit à l’autodétermination du peuple palestinien et à un État indépendant » et exigeant des États qu’ils l’« aident à réaliser ce droit » ?
  •  elle a mis à nu l’hypocrisie des Occidentaux, à commencer par celle d’un Barack Obama capitulant devant Benyamin Netanyahou pour d’évidentes et misérables raisons électorales internes. Cruelle est la comparaison entre son superbe discours du Caire du 4 juin 2009 et sa pathétique allocution du 21 septembre 2011, à peine applaudie, dans laquelle il n’a même pas réitéré la demande d’un gel de la colonisation et d’un retour aux frontières de 1967… L’isolement, pour cause d’alignement sur Israël, d’un président américain accueilli hier avec tant de sympathie dans le monde est-il supportable pour un État qui prétend reconquérir pour son pays un leadership largement ébranlé aujourd’hui ?
  •  Nicolas Sarkozy ne se sort pas non plus grandi de cette aventure. Qui a pris au sérieux sa proposition d’un strapontin pour la Palestine, en lieu et place d’un vrai siège, doublée de l’exigence que les Palestiniens renoncent par avance au principal avantage d’un statut d’observateur – la possibilité de saisir la Cour internationale de justice (CIJ) et la Cour pénale internationale (CPI) ? Et que dire d’un État votant à l’Unesco pour l’admission de la Palestine et s’abstenant sur la même question au Conseil de sécurité ? Où est la cohérence de cette démarche, sinon celle, politicienne, d’une manœuvre dont le premier temps sert de cache-sexe au second ? Car la différence n’est pas seconde : à l’Unesco on accueille, à l’ONU on reconnaît et on admet des États ;
  •  la bataille palestinienne a enfin remobilisé les Palestiniens de Cisjordanie, descendus par dizaines de milliers dans les rues, avec le soutien – selon les sondages – de 80 % de l’opinion. Et ils en auraient sans doute fait autant à Gaza si le Hamas ne les en avait pas « dissuadés »…

A New York, cela dit, l’essai reste à transformer. La Palestine pourrait, certes, se contenter de solliciter de l’Assemblée générale l’octroi du statut de membre observateur pour lequel la majorité simple suffirait – laquelle existe d’ailleurs depuis 1988. Mais elle a tout intérêt à s’accrocher à l’exigence du statut d’État membre et à reposer, autant de fois que nécessaire, la question au Conseil de sécurité. Et tel semble être le choix de l’OLP.

Ce cap paraît d’autant plus judicieux que le grand écart entre les discours lénifiants de Washington et de Paris sur le droit des Palestiniens à un État, présenté comme le meilleur « service » à rendre à Israël, et leur refus de reconnaître cet État au Conseil de sécurité deviendra de plus en plus intenable au fur et à mesure que l’une et l’autre capitales s’efforceront de regagner le terrain perdu dans un monde arabe en révolution.

C’est dire que, plus que jamais, la parole est aux peuples :

  •  d’abord à celui de Palestine : si elle se traduit enfin dans les faits, l’annonce par Mahmoud Abbas et Khaled Meshaal de la constitution d’un gouvernement d’union nationale et de la tenue en mai 2012 d’élections présidentielle et législatives réjouira tous ceux qui savent que la division du mouvement national palestinien constitue, depuis 2006, le principal atout de Benyamin Netanyahou et de ses complices, une « victoire stratégique » comme ils l’affirment. Autant l’on ne peut que se réjouir de la libération de Gilad Shalit et de 1 027 prisonniers palestiniens, autant il serait naïf de ne pas y déceler une dernière tentative israélienne pour remettre le Hamas en selle et le dissuader de se rapprocher du Fatah. En vain, espérons le…
  •  ensuite à celui d’Israël. Le mouvement sans précédent qui s’y développe depuis cet été – 400 000 manifestants dans les rues des principales villes du pays, soit l’équivalent de 4 millions en France ! – avec le soutien de l’écrasante majorité de la population est porteur d’avenir. Il s’oppose frontalement à la politique néolibérale de Benyamin Netanyahou et exige des coupes franches dans les budgets de la Défense et de la colonisation afin de satisfaire les besoins populaires en termes de logement, d’éducation, de santé, d’aide sociale, etc. Il lui reste à accomplir le plus difficile : trouver un débouché politique ;
  •  enfin à tous les peuples qui soutiennent le droit des Palestiniens à l’autodétermination. D’enquête en sondage, tout confirme qu’une large majorité de l’opinion mondiale condamne la politique du gouvernement israélien et exige la création aux côtés d’Israël d’un État palestinien dans les frontières de 1967 qu’elle entend voir reconnaître sans attendre. La responsabilité du mouvement de solidarité, c’est de permettre à cette majorité de s’exprimer publiquement : pétitions, démarches auprès des autorités politiques et de celles et ceux qui aspirent à les remplacer aux prochaines élections, campagnes de Boycott, de désinvestissement et de sanction (BDS), missions sur place, tout est bon qui permet de faire entendre la voix des citoyens du monde.

Il y a urgence. Un véritable échec de l’offensive palestinienne, un recul de l’ONU devant le diktat – le veto à dire vrai – du gouvernement israélien et de ses derniers alliés ou encore un rejet par ceux-ci des décisions de la communauté internationale sonneraient le glas de la perspective bi-étatique endossée à partir de 1974 par l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). La question d’un État binational, théorique jusqu’ici, deviendrait sans doute politique. Elle s’inscrirait à l’ordre du jour régional et international. Et une nouvelle page s’ouvrirait, avec des conséquences que nul ne saurait calculer et encore maîtriser…

Dominique Vidal

Source : Association France Palestine Solidarité

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Reconnaitre la Palestine?

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par Ali Abunimah

Les efforts de l’Autorité palestinienne pour établir un Etat ne sont rien de plus qu’une farce élaborée, dit l’auteur.

Que faites-vous si vos efforts pour établir un État palestinien indépendant sur les fractions de la Palestine historique connues sous le nom de Cisjordanie et de bande de Gaza ont abouti à un échec total?

La réponse semble être, si vous êtes de l’Autorité palestinienne (AP) parrainée par l’Occident dans une Ramallah occupée par Israël, de prétendre que vous avez un Etat palestinien malgré tout, et d’obtenir que le plus d’autres pays possibles se joignent à cette mascarade.

Cela semble être l’essence de la stratégie de l’AP pour être admis comme «État de Palestine» à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre.

L’AP fait déjà beaucoup de lobbying pour que des pays soutiennent le mouvement, et ces derniers mois un certain nombre d’Etats, en particulier en Amérique latine, ont étendu la pleine reconnaissance diplomatique à l’autorité de Ramallah. Le New York Times a cité certains diplomates qui disent que si elle était soumise à un vote à l’Assemblée générale des Nations Unies, la mesure serait probablement adoptée.

Un «état» imaginaire

Les pressions de l’AP pour la reconnaissance d’un Etat palestinien est la contrepartie diplomatique du tant vanté « renforcement des institutions » et des efforts de « développement économique » censés créer l’infrastructure d’un futur État.

Mais le programme de renforcement des institutions n’est rien de plus qu’un mirage, stimulé par un travail de relations publiques et de bonne presse.

En fait, les principales «institutions» que l’Autorité palestinienne a construites sont les appareils policiers et miliciens utilisés pour réprimer l’opposition politique à l’Autorité palestinienne et toute forme de résistance à l’occupation israélienne. Pendant ce temps l’économie de la Cisjordanie, et l’Autorité palestinienne elle-même, restent totalement dépendants de l’aide étrangère.

La reconnaissance aux Nations Unies d’un semblant d’Etat Palestinien ne serait pas plus significatif que ce fantasme de « renforcement des institutions », et pourrait pousser les Palestiniens encore plus loin de la véritable libération et de l’autodétermination.

Certaines personalités de l’Autorité palestinienne basée à Ramallah ont justifié leur stratégie de reconnaissance par les Nations Unies comme un moyen d’établir une pression internationale sur Israël.

« Une telle reconnaissance mettrait une pression politique et juridique sur Israël afin qu’il retire ses forces de la terre d’un autre Etat reconnu dans les frontières [de 1967]», a déclaré le « ministre des affaires étrangère » de Ramallah, Riyad al ‘Malki, aux journalistes en Janvier.

De même, Nabil Shaath, un responsable du Fatah, a expliqué au New York Times que, si un Etat palestinien était reconnu par l’ONU: «Israël serait alors en violation quotidienne des droits d’un Etat membre collègues et des conséquences diplomatiques et juridiques pourraient en découler, qui seraient douloureuses pour Israël.  »

Mais qui pourrait croire à ces attentes illusoires au vu du fonctionnement de ladite « communauté internationale » quand il s’agit d’Israël ?

Le Liban a été un Etat membre de l’Organisation des Nations Unies depuis 1945 et pourtant cela n’a pas empêché Israël d’occuper le sud du Liban de 1978 à 2000. L’occupation israélienne du Liban ne s’est pas terminée en raison d’une pression internationale, mais seulement parce que la résistance libanaise a poussé Israël et les milices qui collaboraient hors du pays.

Depuis ses bombardements massifs du Liban en 2006, Israël a violé la souveraineté du Liban des milliers de fois – selon l’ONU elle-même. Mais ses survols constants de l’espace aérien libanais et l’enlèvement de citoyens libanais parmi d’autres violations n’a jamais invité des « conséquences diplomatiques et juridiques » de tenir Israël responsable.

De même, depuis 1967, Israël occupe le plateau du Golan, qui appartient à la Syrie (également membre de l’ONU depuis 1945). Il n’y a pratiquement pas eu de résistance armée sur les hauteurs du Golan ni aucune pression internationale sur Israël pour qu’il se retire ou pour que les réfugiés syriens rentrent dans leurs foyers.

Même après l’annexion illégale de ce territoire par Israël en 1981 – un geste condamné par le Conseil de sécurité des Nations unies – le silence de la communauté internationale a permis à la colonisation par Israël du plateau du Golan de poursuivre sans relâche.

Pourquoi la situation dans l ‘«État de Palestine» serait-elle différente?

Victoires de « papier »

L’effort pour obtenir la reconnaissance diplomatique d’un Etat palestinien imaginaire sur une fraction de la Palestine historique est une stratégie du désespoir de la part d’une direction palestinienne qui a épuisé toutes ses options, a perdu sa légitimité, et est devenue un obstacle sérieux sur la voie des Palestiniens pour reconquérir leurs droits.

S’appuyer lourdement sur les forums diplomatiques et la bonne volonté de la «communauté internationale» a également été essayé avant et n’a donné aucun résultat. Rappelons qu’en 2004, l’Autorité palestinienne a déployé des efforts considérables pour obtenir un avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) à La Haye stipulant que le mur de l’apartheid israélien en Cisjordanie est illégal et doit être démoli.

Mais au-delà de l’obtention de la décision, l’AP n’avait absolument aucune stratégie pour mobiliser les Palestiniens et leurs alliés pour faire pression sur le monde afin de faire appliquer cette décision. Ce fut une victoire de papier qui n’a pas entraîné de changement sur le terrain.

En effet, il existe des preuves significatives démontrant que pendant que le corps diplomatique de l’AP et les négociateurs étaient occupés à La Haye, sa direction a cherché à étouffer les tentatives faites par les organisations de la société civile palestinienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est pour s’organiser et d’attirer l’attention sur la décision de la CIJ, presque certainement du fait de pressions exercées par Israël et les États-Unis.

Est-ce que le gouvernement d’une « Palestine indépendante » toujours sous occupation israélienne et dépendent de l’aide des États-Unis et l’UE sera à l’avenir en mesure de résister à de telles pressions? Les actions de l’Autorité palestinienne à ce jour n’offrent aucune base à l’optimisme.

En dépit de ces efforts, l’avis de la CIJ a eu une conséquence importante. Et elle n’est pas due à une mobilisation de l’AP ou de la défunte Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Plutôt, face à l’inaction des gouvernements du monde à appliquer la décision de la CIJ, la société civile palestinienne indépendante a publié en 2005 l’Appel palestinien pour le Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).

Cette campagne vise à isoler Israël et faire pression sur lui afin qu’il respecte les droits des Palestiniens et le droit international, et cela par des boycotts populaires semblables à ceux qui ont contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud.

Plutôt qu’une fétichisation de l’« Etat», la campagne BDS met l’accent sur les droits et réalités: il appelle à la fin de l’occupation et de la colonisation israélienne de tous les territoires arabes conquis en 1967, à l’égalité complète pour les citoyens palestiniens d’Israël, et au respect et à la mise en œuvre des droits des réfugiés palestiniens. Ces exigences sont pleinement conformes à la Déclaration universelle des droits de l’homme et au droit international.

L’Autorité palestinienne n’a jamais soutenu cette campagne, et a en fait même cherché à en détourner l’attention et à l’affaiblir en appelant du bout des lèvres à un boycott des produits des colonies israéliennes seulement tout en travaillant activement la promotion du commerce avec Israël, en violation avec l’appel BDS.

Retour des bantoustans

Beaucoup ont pertinemment comparé  l’«Etat» palestinien envisagé par l’Autorité palestinienne et ses sponsors aux « bantoustans » de l’apartheid en Afrique du Sud.

Les bantoustans étaient des Etats nominalement indépendants mis en place par le régime d’apartheid afin d’accorder la «citoyenneté» aux Noirs, comme un moyen d’écarter les demandes pour une véritable égalité.

Les gouvernements du monde ne sont pas tombé dans le piège, et ont refusé de reconnaître les bantoustans parce qu’ils ont compris que la reconnaissance diplomatique de ces entités ferait effectivement reculer la lutte pour mettre fin apartheid sud-africain.

N’est-ce pas une coïncidence que le seul pays à avoir eu des relations approfondies avec les bantoustans – leur permettant d’ouvrir des missions diplomatiques et invitant souvent leurs dirigeants – a été Israël. Israël vit les bantoustans comme un modèle pour la façon dont il gérerait un jour les Palestiniens.

La reconnaissance d’un «Etat» palestinien sous occupation israélienne ne ferait certainement que consolider et perpétuer les privilèges et les positions des responsables non élus de l’AP, ne faisant rien pour changer les conditions ou rétablir les droits de millions de Palestiniens, et pas seulement dans les territoires occupés lors de la guerre de Juin 1967, mais à l’intérieur d’Israël, et dans la diaspora.

Loin d’accroître la pression internationale sur Israël, cette mesure peut même permettre aux Etats qui ont échoué dans leur devoir de tenir Israël pour responsable par rapport au droit international de se laver les mains de la question de Palestine, en vertu du mantra de «nous avons reconnu la Palestine, qu’attendez-vous de plus de notre part?  »

Les Palestiniens et leurs alliés ne devraient pas être distraits par ce théâtre de l’absurde international, mais devrait se concentrer sur le renforcement plus large et plus profond des campagnes BDS pour mettre fin à l’apartheid israélien partout où il existe, une fois pour toutes.

Ali Abunimah est l’auteur de One Country. A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse et est un des contributeurs de l’ouvrage The Goldstone Report: The Legacy of the Landmark Investigation of the Gaza Conflict . Il est le co-fondateur de la publication en ligne The Electronic Intifada et un conseiller politique à l’Al-Shabaka, The Palestinian Policy Network.

Source : Al Jazeera, 13 avril 2011

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La reconnaissance de l’Etat palestinien

Devant l’impasse du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, plusieurs Etats d’Amérique latine, encouragés par l’Autorité palestinienne, ont procédé ces dernières semaines à des déclarations unilatérales de reconnaissance de l’Etat palestinien comme « Etat libre et indépendant dans les frontières de 1967 ».

Une telle initiative n’est pas une nouveauté en soi. En 1988, lors de sa 19esession tenue à Alger, le Conseil national de l’OLP avait proclamé l’« indépendance » et l’établissement de l’Etat de Palestine. Pas moins de cent Etats appartenant à divers espaces géographiques procédèrent aussitôt à la reconnaissance de l’Etat palestinien. Ces Etats étaient alors principalement des Etats arabes ou bien appartenaient au camp socialiste. Read the full story

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Regarder au fond de l’abysse

La décision de l’administration Obama de ne plus presser Israël à renouveler le gel sur les nouvelles constructions dans les colonies est le dernier revers en date infligé au projet de paix et d’unité nationale de Mahmoud Abbas – président de l’Autorité Palestinienne (AP).

Quelques heures avant que le communiqué américain ne soit publié, lors d’une interview télévisée à Ramallah, le mot « si » faisait encore partie du vocabulaire d’Abu Mazen. Abbas y affirmait que si les négociations de paix avec Israël venaient à échouer, les Palestiniens pourraient unilatéralement demander que soit reconnu un État sur la Cisjordanie, la bande de Gaza, et Jérusalem-Est. Read the full story

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L’OLP doit cesser de monter aux arbres trop élevés et redescendre

Le président palestinien Mahmoud Abbas a décidé de reprendre des négociations directes avec Israël le 2 septembre, à Washington, sans qu’aucune de ses conditions préalables soit remplie. Read the full story

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De quoi le Hamas a vraiment peur ?

« Je souhaite que ces photos soient vues par les gens de gauche à l’étranger », mon amie s’est dit mardi, elle regardait la police du Hamas utilisant la crosse de leurs fusil et des matraques pour battre ses amis – les militants du Front populaire de libération de la Palestine. Read the full story

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Les Palestiniens durcissent le ton contre les produits des colonies

L’Autorité palestinienne porte sa lutte contre les colonies juives en Cisjordanie sur le front économique. Read the full story

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Abbas : le peuple palestinien a un droit national à la résistance

Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé lundi que le peuple palestinien a un droit national à la résistance contre l’occupation israélienne Read the full story

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Le coup perfide porté par Ramallah aux défenseurs des droits de l’homme

Ils viennent des antipodes, mais ils ont beaucoup de choses en commun : juifs ; spécialistes et défenseurs passionnés du droit international, ils servent tous deux de ballons de boxe pour Israël et l’Autorité palestinienne. Read the full story

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