News BDS

Le 26 avril dernier, l’Université Libre de Bruxelles remettait les insignes de « Docteur Honoris Causa » au réalisateur britannique Ken Loach. Au-delà de la stérile polémique montée de toutes pièces par les fervents défenseurs de la politique d’occupation de l’Etat d’Israël, l’ULB est parvenue à faire passer un splendide message sur les « diversités ». Qui oserait mettre en doute le caractère hautement philanthropique de l’université bruxelloise ? Une salle d’exposition en plein centre du campus du Solbosch porte, d’ailleurs,  le nom de l’ancien président chilien assassiné par l’impérialisme américain. Mais il ne faut pas oublier le projet des autorités de l’ULB, il y a deux ans, d’augmenter le minerval des étudiants étrangers. Ou leurs partenariats avec des universités israéliennes. Ou ceux avec des entreprises telles que Thalès. Face à ces contradictions, le Comité BDS de l’Université Libre de Bruxelles a décidé de (se) mobiliser.

Par Simon Franssen

Belgique

Déjà signé par de nombreuses personnalités ainsi que par de nombreux cercles étudiants, l’appel au boycott universitaire lancé par les membres du Comité BDS de l’ULB rencontre déjà un vif succès. Si l’appel vise à montrer les liens étroits entre les universités israéliennes et la politique d’occupation de l’État israélien (et que de facto,  lorsqu’une entité tierce initie un partenariat avec ces universités, elle se rend directement complice de la politique d’occupation israélienne), la pétition demande plus spécifiquement que l’ULB mette fin à son partenariat avec l’entreprise française d’armement Thalès. Au mois de juin 2018, des militants avaient déjà décidé d’occuper le siège de Thalès à Bruxelles pour mettre en exergue les crimes dont se rend complice le groupe français. Le champ d’action d’un des leaders mondiaux de l’armement est large : Palestine occupée, frontières européennes, etc. Retrouvez la pétition du Comité BDS sur sa page Facebook !

France

La campagne AXA bat son plein dans l’Hexagone ! Pour rappel, la banque AXA a investi plus de 91 millions de dollars dans la société israélienne « Elbit Systems », groupe spécialisé dans l’armement. Par cet investissement dans une société se vantant de tester son matériel sur le terrain, la banque AXA se rend directement complice des violations du droit international et des crimes de guerre d’Israël. En octobre dernier, plusieurs syndicats palestiniens avaient déjà signé un appel aux syndicats d’AXA dans lequel ils questionnaient le fait qu’une « compagnie d’assurances, qui devrait protéger la vie des gens, puisse être impliquée dans leur destruction. »

Monde

Il y a exactement 30 ans, le mur de Berlin érigé par la République démocratique d’Allemagne pour empêcher l’exode de ses citoyens vers la République fédérale d’Allemagne tombait. Première étape vers la réunification allemande, la chute du mur est saluée par des pays membres du « Monde Libre ». Ce 9 novembre, dans la capitale allemande,  l’Europe a célébré la chute d’un mur en omettant de rappeler que celui-ci n’avait pas disparu mais qu’il s’était juste démultiplié de par le monde. Rien qu’en Europe, un nouveau rideau de fer a été installé ; si celui-ci ne sépare plus les Etats du bloc de l’Ouest de ceux du bloc de l’Est, il tend à rendre imperméable une Europe qui se voulait pourtant humaniste et accueillante aux réfugiés. Les nouvelles frontières ultra-sécurisées européennes ont désormais été repoussées jusqu’à des limites extrêmes : elles sont désormais en Libye, en Turquie et dans cette vaste fosse commune qu’est devenue la Méditerranée. Au Sahara occidental, le mur construit par le Maroc en 1987 est toujours debout. Entre le Mexique et les États-Unis, les murs sont déjà là ; la forteresse voulue par Trump arrive. Le Brésil aussi se protège de ses voisins. Idem sur l’île coupée en deux de Chypre ou entre le Kenya et la Somalie. En Palestine, des murs séparent également les hommes : la « barrière de sécurité » étouffant la Bande de Gaza fait plus de morts que jamais tandis que le mur grignotant la Cisjordanie est toujours en construction. Au total, les murs construits ou planifiés représentent 40 000 kilomètres de long, soit la circonférence de la Terre[1]. Et nous osons encore fêter la chute d’un seul mur !

[1] https://www.franceculture.fr/geopolitique/le-monde-se-referme-la-carte-des-murs-aux-frontieres

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