Les colons reçoivent 22% de subventions de plus que les autres Israéliens

Le Ministère de l’Intérieur a affecté 265 millions de NIS de subventions d’équilibrage aux colonies de Cisjordanie en 2009, un peu plus de 10% de toutes les subventions qu’il a distribués cette année.

Toutes les colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie, y compris celles qui sont relativement aisées, ont le droit de recevoir une « subvention d’équilibre » du ministère de l’Intérieur pour l’aider à équilibrer son budget, même si de telles subventions existent principalement pour aider les communautés les moins bien nanties.

En outre, le ministère a alloué 265 millions de NIS de subventions d’équilibrage aux colonies de Cisjordanie en 2009, un peu plus de 10% de toutes les subventions qu’il a distribuées cette année. En conséquence, chaque colon a en moyenne reçu 115 NIS – quelque 22% de plus que les 94 NIS par personne attribués dans les villes de l’intérieur de la Ligne verte qui ont reçu de telles subventions.

Les deux conseils régionaux de Cisjordanie qui ont reçu les plus importantes subventions par habitant ont été le Conseil des collines du sud d’Hébron, pour 288 shekels par personne, et le Conseil de la Vallée du Jourdain, pour 275 NIS par personne. Parmi les colonies elles-mêmes, celles qui ont reçu des subventions particulièrement généreuses par habitant comprennent Emmanuel (258 NIS), Kedumim (182 NIS), Kiryat Arba (150 NIS) et de Beit El (141 NIS).

Les colonies plus prospères ont reçu des allocations plus basses par habitant. Dans le bloc de Gush Etzion, par exemple, le chiffre s’élevait seulement à 84 NIS, tandis que dans Har Adar elles ont été d’à peine 3 shekels par personne.

Au total, le Ministère a distribué 2,5 milliards de NIS de subventions d’équilibre l’an dernier. Aucun financement n’est donné aux villes aisées comme Tel Aviv, qui ont des revenus propres non négligeables, les subventions sont destinées à aider les communautés les moins prospères pour offrir des services d’un niveau de base à leurs résidents. Mais dans la pratique, la plupart des villes israéliennes ont des déficits et ont donc droit à ces subventions.

Le montant que chaque ville reçoit dépend de divers critères, y compris les revenus de la ville, les dépenses, le nombre de résidents et des engagements de retraite. Les villes doivent également répondre à certains objectifs de recouvrement de l’impôt pour se qualifier.

Toutefois, les règles garantissent une marge aux colonies de Cisjordanie et aux communautés frontalière en Israël, principalement celles situées près des frontières du Liban et de Gaza, considérées comme ayant des dépenses de sécurité plus élevées : les dépenses de ces villes sont automatiquement gonflées de 4%, leur donnant droit à des subventions plus importantes.

En réponse, une porte-parole du ministère a noté que le Comité Gadish – Le Comité du public qui a élaboré la formule actuelle d’attribution des subventions – a explicitement recommandé que la préférence soit accordée aux communautés frontalières en Israël et en Cisjordanie et le cabinet a adopté ces recommandations en 2003. Mais au-delà de cette préférence intégré dit-elle, les colonies ne jouissent pas de privilèges spéciaux en termes d’allocation de subvention.

Par Levinson Chaim, 14 septembre 2010

Ha’aretz

traduction : Julien Masri

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