Les chefs de mission des pays de l’UE dénoncent la politique israélienne à Jérusalem-Est

Des centaines de Palestiniens, d'Israéliens et d'internationaux ont manifesté contre l'occupation israélienne à Issawiya, dans la Jérusalem-Est occupée, 3 Décembre 2010. ©Anne Paq/ActiveStills
Des centaines de Palestiniens, d'Israéliens et d'internationaux ont manifesté contre l'occupation israélienne à Issawiya, dans la Jérusalem-Est occupée, 3 Décembre 2010. ©Anne Paq/ActiveStills

Un rapport des chefs de mission des pays de l’Union européenne (UE) à Jérusalem, obtenu mardi par l’AFP, dénonce la politique israélienne à Jérusalem-Est.  Selon eux, celle-ci « met gravement en danger » le règlement du conflit israélo-palestinien à deux Etats.

« Si les tendances actuelles ne sont pas arrêtées de manière urgente, la perspective de Jérusalem-Est comme future capitale d’un Etat palestinien devient de plus en plus improbable et impraticable”, écrivent les chefs de mission. “Ceci met par conséquent en danger les chances d’une paix durable sur la base de deux Etats, avec Jérusalem pour future capitale”.

Ils soulignent par ailleurs que “quelque 190.000 colons israéliens vivent dans des colonies à Jérusalem”, et s’inquiètent du développement de “l’anneau extérieur de colonisation” qui coupe presque totalement Jérusalem de la Cisjordanie.

Ce rapport a été transmis au Comité politique et de sécurité de l’UE (COPS) qui se réunissait ce mercredi afin de préparer la prochaine réunion des ministres européens des Affaires étrangères qui se tiendrait lundi 13 décembre.

La situation à Jérusalem-Est est en effet alarmante et cela depuis longtemps. Les moratoires obtenus sur la colonisation n’ont jamais concerné ce côté de la ville, occupé par Israël depuis 1967, et qu’il considère depuis 1980 comme sa capitale « éternelle et indivisible ».

Issawiya

Tout comme ceux de Silwan et de Sheikh Jarrah, deux autres quartiers de Jérusalem-Est, les habitants d’Issawiya subissent les assauts répétés des colons tentant de s’emparer de leurs maisons. Une manifestation y était organisée le vendredi 3 décembre pour protester face à l’intensification de la colonisation (voir reportage photo par le Palestine Monitor). Alors que les internationaux avaient déjà quitté les lieux de la manifestation, la police israélienne a répondu avec par gaz lacrymogènes à des enfants agitant des drapeaux. Il est nécessaire de rappeler que le 24 septembre, le petit Mohammed Abu Sneneh, agé de 18 mois, est décédé suite à l’inhalation excessive de gaz lacrymogène, suite à un assaut lancé par la police israélienne sur Issawiya.

Le quartier d’Issawiya est de plus en plus menacé par les plans de colonisation visant à relier la colonie de Maale Adoumim à Jérusalem-Ouest.

Sources :
AFP
Palestine Monitor
Electronic Intifada

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