La mémoire de la Nakba en Israël, le regard de la société israélienne sur la tragédie palestinienne

La mémoire de la Nakba en Israël, le regard de la société israélienne sur la tragédie palestinienne, Thomas Vescovi, Editions L’Harmattan, collection Comprendre le Moyen Orient dirigée par J.-P. Chagnollaud, 2015. Préface de D. Vidal

Vescovi est étudiant chercheur en histoire contemporaine, diplômé de l’Université Paris VIII

Pour Thomas Vescovi, l’année 1948 bien plus que 1967 est le cœur du conflit. La Nakba est, de loin, pour les Palestiniens, l’événement historique le plus traumatisant ; le 15 mai 1948 est, pour les Juifs israéliens, leur fête nationale, un jour de gloire et d’honneur. Depuis mars 2011, une loi israélienne punit les organisations qui commémorent la Nakba le jour de la fête d’indépendance.

Dans ce livre, l’auteur interroge les Israéliens sur ce qu’ils savent des événements de 1948, des réfugiés palestiniens, du récit officiel et des corrections apportées par les travaux des nouveaux historiens israéliens. Grâce à ces derniers, on sait que le discours dominant, à savoir que la terre de Palestine était vide et que le Palestinien n’existe pas, ne tient pas. Mais, pour l’auteur, dans le système israélien, l’empathie est inenvisageable : la société s’est constituée de communautés unies et cimentées contre un ennemi commun, éprouver ou exprimer de la pitié pour cet ennemi reviendrait à trahir le pays.

C.S.

 

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