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Catégorisé | Infos

Le gouvernement hollandais recommande avec insistance à une entreprise d’annuler un projet à Jérusalem-Est

Royal HaskoningDHV envisage de se retirer du projet de traitement des eaux usées après que le Ministère des Affaires Étrangères hollandais ait prévenu que ce serait enfreindre la loi internationale.

 

Le gouvernement hollandais a demandé à la plus grosse entreprise de construction du pays de remettre en cause sa participation à un projet de la municipalité de Jérusalem, devant être réalisé du côté Palestinien des frontières de 1967. Les responsables du Ministère des Affaires Étrangères craignent que cela ne soit pas qu’un cas isolé mais devienne une tendance en Europe.

Le projet de Royal HaskoningDHV doit être réalisé en collaboration avec l’entreprise israélienne Mati, une filiale de Hagibon, l’entreprise municipale des eaux et eaux usées.

Une station d’épuration devrait être construite pour lutter contre la pollution du Kidron, un ruisseau qui court du Mont des Oliviers et du village de Silwan à Jérusalem Est vers la colonie de Ma’aleh Adumim et la Mer Morte. La station serait installée en Zone C, sous contrôle militaire et civil israélien.

Selon un haut fonctionnaire du Ministère des Affaires Étrangères, il y a deux semaines, la municipalité leur a fait part de problèmes liés au projet. Des responsables de Royal HaskoningDHV ont rapporté à la municipalité que le Ministère des Affaires Étrangères hollandais les avait alertés de ce que pouvait entrainer la réalisation de projets pour des entreprises israéliennes à Jérusalem-Est ou en Cisjordanie.

Le Ministère des Affaires Étrangères hollandais a rappelé à Royal HaskoningDHV qu’un tel projet serait illégal en vertu de la loi internationale, et a demandé à l’entreprise d’envisager un retrait du projet afin d’éviter des problèmes financiers, juridiques, et d’image.

Le gouvernement hollandais n’est pas le premier en Europe à mettre en garde les entreprises sur les conséquences inhérentes à la participation à des projets au-delà de la Ligne Verte. La Grande-Bretagne et la Suède le font depuis de nombreuses années.  Mais les gouvernements de l’Union Européenne restent généralement silencieux face aux  entreprises privées.

Ces deux dernières années, le gouvernement hollandais a été de plus en plus actif contre les colonies; il est d’ailleurs en tête de file des pays demandant l’étiquetage des produits issus des colonies importés en Europe.

Des fonctionnaires israéliens ont déclaré à Haaretz que des discussions s’étaient tenues ces deux dernières semaines avec le gouvernement hollandais, et notamment l’ambassadeur hollandais à Tel Aviv, Caspar Veldkamp, afin de résoudre cette crise. L’ambassadeur israélien en Hollande, Haim Divon, s’est lui aussi entretenu avec des responsables du Ministère des Affaires Étrangères hollandais. Il est pour l’instant difficile de dire si les efforts des diplomates israéliens mèneront à la reprise du projet.

Déjà alerté par la publication surprise des  Directives de l’Union Européenne concernant les colonies, le Ministère des Affaires Étrangères a contacté ses 28 représentants en poste dans les pays membres de l’Union Européenne. Le ministère leur a demandé de mener une investigation urgente afin de savoir si la position prise par les Hollandais était un cas isolé ou faisait suite à une décision de l’Union Européenne dont Israël n’aurait pas été informé.

Alors que de nombreux ambassadeurs ont déclaré ces derniers jours qu’aucune nouvelle consigne n’avait été donnée dans leur pays en ce qui concerne la mise en garde des entreprises, David Walzer, ambassadeur israélien à l’Union Européenne à Bruxelles, a rapporté des informations inquiétantes.

Une source de Walzer lui aurait indiqué que l’Union Européenne envisageait de mettre en garde les entreprises et les entrepreneurs en ce qui concerne d’éventuelles relations avec les colonies. Walzer, déjà dans une position délicate après n’avoir pas pu avertir de la publication des Directives, a ajouté que les 28 États membres devraient discuter de cette question lors d’un comité de l’Union Européenne sur le Moyen Orient prévu début septembre.

Un responsable du Ministère des Affaires Étrangères israélien a déclaré qu’un vote par l’Union Européenne d’une résolution enjoignant tous les États membres à mettre en garde leurs entreprises sur les projets au-delà de la Ligne Verte, serait une aggravation importante des mesures de l’Union Européenne contre les colonies.

Barak Ravid

 

Source : Dutch government urges local firm to cancel East Jerusalem project  dans Haaretz, 26 août 2013.

Trad. : R.K-B

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