Gisha et Physicians for Human Rights-Israël a interjeté appel devant la Haute Cour de Justice au nom d’Issam Hamdan contre un arrêt de la Cour de district bloquant sa sortie de Gaza pour un traitement médical d’urgence.
L’État refuse de lui permettre de sortir de Gaza prétendant qu’il pourrait en profiter pour s’installer en Cisjordanie après le traitement. M. Hamdan nécessite une intervention chirurgicale immédiate ; il souffre de douleurs sévères et d’une paralysie du côté gauche.
Israël ne supportera pas le coût du traitement, qui sera exécuté dans un hôpital palestinien de Jérusalem Est, et admet qu’il n’a aucune question de sécurité contre M. Hamdan.
Mardi, Février 9, 2010 - Gisha (Legal Center for Freedom of Movement et Physicians for Human Rights-Israël) a déposé un appel le 9 Février 2010 à la Cour suprême au nom d’Issam Hamdan contre un arrêt de la Cour de district refusant d’intervenir dans une décision prise par l’armée israélienne pour l’empêcher de quitter la bande de Gaza afin de recevoir un traitement médical d’urgence.
M. Hamdan, 40 ans, habitant de Gaza, a souffert pendant deux ans de graves maux de dos dus à une hernie discale dans une vertèbre cervicale, qui a causé la paralysie presque totale du côté gauche de son corps. Récemment, la paralysie a commencé à toucher le côté droit. Suite à la détérioration de son état de santé et à l’absence de possibilité de traitement approprié dans le système de santé de Gaza, il a été dirigé il ya cinq mois vers un hôpital palestinien à Jérusalem-Est. Le renvoi a été soutenu par un spécialiste israélien de la chirurgie orthopédique de l’Hospital Tel Hashomer, qui a déterminé que, sans intervention chirurgicale immédiate, M. Hamdan est susceptible de subir des dommages permanents.
M. Hamdan a des enfants et la famille à Gaza et en Cisjordanie. Il s’est engagé à retourner à Gaza, où il vit avec ses parents et sa fille aînée, dont il a la garde exclusive, après achèvement du traitement. Il s’est également engagé à s’abstenir de pénétrer en Cisjordanie, où vivent sa femme et quatre de ses enfants.
Le Juge Rachel Barkai, qui présidait l’affaire devant la Cour de district, a concédé qu’ « il n’est pas contesté que le demandeur a besoin d’une intervention chirurgicale non disponible dans un hôpital de Gaza. » Toutefois le juge Barkai rejeté la requête : «En envisageant les deux côtés de la question - d’une part, la nécessité d’un traitement médical, et d’autre part, la crainte qu’il profite de son permis d’entrée afin d’y déménager, le refus des autorités à autoriser l’entrée du demandeur sur le territoire de l’État d’Israël ne justifie pas une intervention judiciaire ».
Le juge Barkai a également statué qu’Israël n’a aucun devoir de se préoccuper du bien-être et de la santé des résidents de la bande de Gaza, contredisant les arrêts de la Cour suprême israélienne, qui a expressément déclaré qu’Israël a des obligations humanitaires envers les habitants de la bande de Gaza. La position de Gisha et de Physicians for Human Rights, c’est qu’Israël a aussi des obligations envers les habitants de Gaza dans le cadre du droit de l’occupation.
Physicians for Human Rights a connaissance de deux autres cas de patients qui, comme M. Hamdan, se sont récemment vus refuser l’autorisation par Israël de quitter Gaza pour recevoir un traitement médical sous prétexte qu’ils pourraient en profiter pour s’installer en Cisjordanie. Cela reflète une escalade dans la politique israélienne contre les résidents de Gaza qui ont besoin d’un traitement médical. Cette politique viole les droits fondamentaux des patients à recevoir des soins médicaux, y compris en cas d’urgence, en mettant des considérations politiques avant le devoir d’Israël de préserver la santé des résidents de Gaza.
source : Gisha




