Avec la signature de l’accord d’unité au Caire, la division entre la bande de Gaza et la Cisjordanie semble toucher à sa fin. L’atteinte de cette nouvelle harmonie pourrait donner vie à un nouveau mouvement pour la libération de l’occupation d’Israël.
Hier, au Caire, le Fatah et le Hamas ont signé l’accord d’unité qui signe la fin des hostilités politique intra-Palestiniennes qui ont divisé la Cisjordanie et la bande de Gaza au cours des quatre dernières années.
Selon les médias, la cérémonie a été momentanément retardée en raison d’un désaccord sur la possibilité pour le chef du Hamas en exil, Khaled Mash’al de donner un discours aux côtés de l’Autorité palestinienne président, Mahmoud Abbas.
En fin de compte, les deux, Mash’al et Abbas se sont adressé à une audience, composée des dirigeants de 14 partis politiques et de responsables religieux, mais qui a été fermée aux médias.
Étaient également présents trois membres arabes de la Knesset, Ahmed Tibi, Taleb El-Sana et Mohammed Barakeh, qui tous ont exprimé leur sincère soutien à l’accord d’unité.
Abbas et Mash’al ont tous deux affirmé leur volonté commune de voir la création d’un Etat palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, avec Jérusalem comme capitale.
Si Israël a reproché et puni de l’Autorité palestinienne pour la conclusion de tout accord avec le Hamas affirmant que le Hamas était une organisation terroriste, Mash’al a déclaré que l’aversion d’Israël vis-à-vis de l’accord d’unité ne faisait que souligner leur manque de volonté d’une paix avec les Palestiniens. Mash’al a souligné son engagement pour une lutte pacifique contre l’occupation israélienne, en déclarant “Nous ne voulons déclarer la guerre à personne.”
Poursuivant, Mash’al a dit: «Nous voulons arracher nos droits et élaborer une nouvelle stratégie pour nous-mêmes, afin de maîtriser toutes les formes de pouvoir qui forceront Netanyahu à se retirer de nos terres et à reconnaître nos droits.”
M. Abbas a également attiré l’attention sur les excuses hypocrites d’Israël par rapport à son attitude de rejet de la paix, « Israël a utilisé la division comme prétexte pour bloquer tout accord de paix. Maintenant, ils s’opposent à l’unité. C’est inacceptable, et illégitime.”
Le premier signe de la réconciliation
Dans les Territoires palestiniens occupés, la liberté de la presse a été l’une des principales victimes principales lors de ces quatre ans de division. Le mois dernier, Human Rights Watch a signalé que les journalistes qui avaient fait preuve de sympathie avec les gouvernements d’opposition avaient été violemment harcelés par l’Autorité palestinienne et les forces de sécurité du Hamas.
Toutefois, depuis l’établissement de l’unité, l’échange des médias entre les deux territoires ont déjà commencé. Un reportage de Maan News montre que les journalistes des médias proches du Fatah et du Hamas ont pu traverser les frontières afin de rapporter les événements depuis les villes de Gaza et à Ramallah.
La chaîne de télévision parrainé par le Hamas, Al-Aqsa, a retransmis en direct de Ramallah, la capitale de l’Autorité palestinienne, alors que le porte-parole du Hamas, Ismail Radwan, a été interviewé sur la Palestine-TV, la chaîne parrainée par l’Autorité Palestinienne.
Haaretz rapporte que, pour la première fois, des drapeaux jaunes du Fatah sont apparus aux côtés des drapeaux verts du Hamas à Gaza, mettant fin à l’interdiction du Hamas d’afficher un soutien pour le Fatah.
Israël demeure hostile à la liberté politique en Palestine. Bien que l’accord d’unité laisse présager la cessation des arrestations politiques par l’Autorité palestinienne et le Hamas, Israël semble déterminé à poursuivre sa politique d’arrestations ciblées d’hommes politiques et de dirigeants du Hamas. La nuit dernière, à Hébron, le législateur palestinien du Hamas, Issa Khairy Aj-Ja’bari a été arrêté à son domicile. Mardi matin, un autre membre Hamas du Conseil Législatif Palestinien, Ali Romanin, d’Al-Auja a été arrêté.
Source : Edito du Palestine Monitor, 5 mai 2011
Trad. : NJO




