La presse israélienne suggère, mardi 16 février, que l’assassinat à Dubaï de Mahmoud Al-Mabhouh, un responsable militaire du Hamas, retrouvé mort dans un palace de Dubaï le 20 janvier, a été perpétré par les services secrets israéliens, le Mossad, après la diffusion d’une vidéo par la police de l’émirat. Mahmoud Al-Mabhouh a été l’un des artisans de la première Intifada, lancée en 1987, et il était soupçonné d’avoir organisé deux ans plus tard l’enlèvement de deux soldats israéliens.
“Nous n’excluons pas que le Mossad soit impliqué, mais nous saurons vraiment qui est derrière cette affaire quand nous aurons arrêté ces suspects. Nous n’avons pas encore lancé de mandats d’arrêt mais nous le ferons bientôt”, a déclaré lundi aux journalistes le chef de la police de Dubaï, Dahi Khalfan Tamim.
« Nous n’excluons pas que le Mossad soit impliqué, mais nous saurons vraiment qui est derrière cette affaire quand nous aurons arrêté ces suspects. Nous n’avons pas encore lancé de mandats d’arrêt mais nous le ferons bientôt », a déclaré lundi aux journalistes le chef de la police de Dubaï, Dahi Khalfan Tamim.
« Une méthode du Mossad », titre le quotidien Haaretz, qui, tout en évitant de se prononcer sur l’appartenance du commando de onze membres - porteurs de six passeports britanniques, trois passeports irlandais, un passeport français et un passeport allemand - à tel ou tel service secret, relève que les « préparatifs minutieux rappellent les actions du Mossad dans le passé ». « Font ils partie du Mossad ? », s’interroge, sans répondre, le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot, qui, au vu des photos figurant sur les passeports des suspects, publiés par l’émirat, relève leur ressemblance avec un « M. Tout-le-Monde israélien ». « Vous les reconnaissez ? », ironise le quotidien Maariv, en brodant sur le même thème.
Les médias soulignent tous les difficultés nouvelles qu’affrontent les services secrets du fait de la présence de caméras de surveillance qui risquent de démasquer leurs membres. « Les temps où l’on pouvait liquider ni vu ni connu sont finis. Reste à savoir si ceux qui ont envoyé les membres du commando à Dubaï et pris soin de les déguiser oseront les renvoyer dans un autre pays, après que leurs photos se sont étalées dans les journaux » du monde entier, écrit le Yediot Aharonot.




