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Gel, quel gel ?

Les histoires des habitants du village palestinien d’al-Ghâniya, au cœur de la Cisjordanie, révèlent quelques-unes des impostures du gel temporaire des constructions. Le 11 décembre 2009, deux semaines après que le gel est entré en vigueur, un plan visant à construire 200 unités de logement dans l’avant-poste non autorisé Givat Habreikha, près de la colonie de Talmon, a pris effet, coupant complètement les résidents d’al-Ghâniya de leurs terres. Une pétition présentée par les résidents, en collaboration avec l’association Bimkom et l’organisation Yesh Din, a déclaré que même si le gel permettait de poursuivre le travail dans les maisons dont les fondations avaient été posées avant que le gel ne soit promulgué, depuis janvier une douzaine de nouvelles structures avaient été ajoutées aux 64 existantes.

Puisque l’Administration civile n’a rien fait pour arrêter la construction illégale sur leurs terres, les pétitionnaires affirment s’être tournés il y a quelques mois vers la Haute Cour de justice. Le juge Neal Hendel a refusé de délivrer une injonction. Il a accepté la position de l’État selon laquelle, en tout cas, il y a un gel général. Les habitants du village n’ont pas apprécié. Ils savent que même une ordonnance de la Cour suprême n’a aucune incidence sur leurs voisins. Une requête introduite contre la construction d’une école à Talmon, sans permis a obtenu une injonction temporaire et le travail s’est poursuivi jusqu’à ce que l’Administration civile approuve la construction et que la Haute Cour annule l’injonction. La Haute Cour entendra les requêtes de la semaine prochaine.

source : Ha’aretz (bas de page)

traduction : Julien Masri

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