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Catégorisé | Analyses

Le boycott en 1ère page du premier quotidien israélien

Faisant suite à la remarquable émission télévisée de samedi soir sur Channel 2 News, en prime time, Yedioth Ahronoth apporte le même avertissement en grandes  lettres sur sa première page, lundi 20 janvier 2014.

On peut lire en manchette : « 100 dirigeants de l’économie mettent en garde quant au boycott d’Israël ».  Et en sous-titre : « Le monde perd patience et la menace de sanctions augmente.  Nous devons arriver à un accord avec les Palestiniens ».  Est joint un commentaire de l’éditorialiste vedette Sever Plocker dont le titre est éloquent : « Il s’agit de l’économie, Bibi ».

Yedioth est presque aussi populaire et influent en Israël, comme quotidien, que Channel 2 l’est comme émission d’information télévisée.  L’effet combiné de l’émission de samedi soir sur le boycott et de l’avertissement de Yedioth auront vraisemblablement eu pour effet de commencer à secouer l’opinion – faute de réveiller le gouvernement israélien.  Ce qui signifie que le boycott va continuer à s’amplifier jusqu’au moment où, dans un avenir indéterminé, le gouvernement israélien s’éveillera aussi.

L’article de Yedioth rapporte que des membres de « Breaking the Impasse » (« Sortir de l’impasse »), un groupe récemment constitué qui inclut les plus grands noms du monde des affaires israélien et palestinien, ont transmis leur mise en garde à Netanyahu la semaine dernière, lors d’une réunion préparatoire au Forum économique mondial de Davos.  « Israël doit, d’urgence, arriver à une solution diplomatique », selon une déclaration des dirigeants du monde des affaires.  Le groupe, avec à sa tête le patriarche high-tech israélien Yossi Vardi et le titan de l’économie palestinienne Munib al-Masri, se rencontrera à Davos au terme des quatre jours du Forum pour prévoir ses actions à venir.

La stagnation du processus de paix, qui a commencé avec la deuxième Intifada en septembre 2000, ne peut durer éternellement.  Un changement semble se dessiner, grâce à un facteur : l’extension du boycott, depuis des protestataires jusqu’à des universitaires puis à des gouvernements, dynamique qui survient en réaction à cette stagnation.  Et je m’attends à voir le mouvement de boycott s’accroître considérablement très bientôt.  Le délai de neuf mois imparti aux conversations israélo-palestiniennes vient à échéance le 29 avril.  J’imagine que John Kerry cherche maintenant un moyen de minimiser l’échec.  Tout le monde comprend que lorsque le ministre de la Défense Moshe Ya’alon a, comme l’a rapporté Yedioth la semaine dernière, dénigré Kerry et sa mission de paix,il ne faisait que faire écho à l’opinion de Netanyahu.

Quoi que Kerry ou Obama puissent dire officiellement quant aux responsabilités de l’échec des négociations, tout le monde – sauf Israël et le parti républicain – saura que le coupable est ce pays-ci et ses dirigeants ultra-nationalistes.  Alors le mouvement en faveur du boycott ralliera des sympathies, plus seulement dans la gauche internationale, mais parmi les progressistes Occidentaux.  Et l’administration Obama sera très peu encline  à prendre le parti de Bibi, Bennett et les colons.  Et le public israélien en viendra à élire de nouveaux dirigeants avec le mandat de mettre un terme à l’occupation.  Et alors on verra …

Mais dans l’immédiat, on peut considérer l’émission en prime-time de Channel 2 et la première page de Yedioth comme une affiche murale.

par Larry Defner

Source : +972mag, 20 janvier 2014

Trad. : N.M.

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