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Catégorisé | Analyses

Diplomatie internationale au Moyen-Orient, un changement de méthode est nécessaire

Diplomatie internationale au Moyen-Orient, un changement de méthode est nécessaire

catherine-ashtonCatherine Ashton était mercredi et jeudi en visite au Moyen-Orient. En faisant de ce voyage sa première visite officielle à l’étranger en 2011, elle dit vouloir montrer « son engagement personnel et celui de l’Union Européenne et de ses 27 membres à la paix au Moyen-Orient ». Une déclaration d’intention positive donc, mais qui reste néanmoins une déclaration d’intention.

Durant ses diverses rencontres avec les responsables israéliens et palestiniens, elle a rappelé la volonté de l’UE de « participer à une solution négociée et aux arrangements post-conflits ». Elle propose en outre au Quartet de se réunir en février, à l’occasion de la conférence sur la sécurité à Munich. Bref, rien de neuf sous le soleil, aucune mesure concrète pour mettre un terme à la politique de « de facto » israélien.

Pour ouvrir les yeux aux membres de la délégation européenne, le Premier Ministre de l’Autorité Palestinienne, Salam Fayyad, avait par ailleurs choisi un lieu symbolique situé en Cisjordanie occupée et demeurant sous contrôle total israélien. Il a rappelé que « la zone sous contrôle total israélien couvre près de 60% de la Cisjordanie » et qu’ « il n’est pas possible de développer dans ces régions ni d’y construire sans passer par des procédures extrêmement compliquées ». En d’autres mots, cela signifie que 60% de la Cisjordanie vit toujours comme avant les accords d’Oslo, une réalité qui est souvent oubliée.

Malgré toutes les évidences de la mauvaise volonté israélienne, que ce soit la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, la construction continue du mur de séparation, le maintien du blocus sur la Bande de Gaza, le refus d’enquête sur l’opération Plomb durci, ou sur l’attaque de la flottille, l’Union Européenne et les autres grandes puissances peinent à prendre des sanctions contre Israël.

Haaretz rapporte ainsi que l’Autorité Palestinienne entend faire voter une résolution au Conseil de Sécurité de l’ONU la semaine prochaine, demandant l’arrêt de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Les Etats-Unis ont déclaré qu’ils ne soutiendraient pas une telle résolution au prétexte qu’elle ne ferait pas avancer les parties vers une solution à deux Etats. La déclaration est étonnante d’autant plus que Mahmoud Abbas a précisé que la résolution utilisait les mêmes formules que celles utilisées par la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton pour condamner les colonies.

De nombreux dirigeants savent pourtant en leur for intérieur qu’Israël mériterait des sanctions dans de telles circonstances, mais ils n’osent prendre aucune position officielle. Une fois libérés de leurs obligations, certains s’expriment néanmoins librement. Tel est le cas de 26 anciens dirigeants européens (dont Javier Solana, Chris Patten, Romano Prodi, Lionel Jospin, Hubert Védrine) ayant écrit une lettre en décembre dernier appelant l’Union Européenne à prendre des sanctions si, d’ici le printemps, le gouvernement israélien ne changeait pas de politique. A bon entendeur…

Sources :

-    Déclaration officielle de Catherine Ashton à l’occasion de sa visite au Moyen-Orient (en anglais)
-    Ashton rencontre Abbas et Fayyad en Cisjordanie, Le Vif (Belga), 6 janvier 2011.
-    PA seeks UN vote next week on resolution condemning West Bank settlements, Haaretz, 7 janvier 2011.
-    Alain Gresh, La prochaine guerre, Nouvelles d’Orient (blog du Diplo), 22 décembre 2010.

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