Désaccord Hamas-Fatah sur le futur premier ministre palestinien.

L’accord entre le Fatah et le Hamas prévoit la mise en place d’un gouvernement de techniciens, sans affiliation à un quelconque mouvement politique, jusqu’à la tenue d’élections dans un délai d’un an.

Djamal Mhesen, membre du comité central du Fatah, a fait valoir que son parti cherchait un Premier ministre capable d’obtenir un soutien international, un dirigeant « dont le travail sera de mettre fin au blocus de Gaza, pas de provoquer un autre blocus en Cisjordanie».

La candidature de Salam Fayyad a été entérinée samedi 11 juin par le comité central du Fatah. L’actuel premier ministre de l’Autorité palestinienne, ancien économiste à la Banque mondiale, n’est membre d’aucun parti politique.

Suite à cette nomination, le Hamas a exprimé dimanche 12 juin sa vive opposition à la nomination par le Fatah de Salam Fayyad à la direction du gouvernement palestinien d’union. « Il est certain que nous n’accepterons pas Fayyad, ni comme Premier ministre d’un gouvernement d’union, ni comme ministre au sein de ce gouvernement », a déclaré Salah al Bardaouil, un haut responsable du mouvement.

Cette prise de position intervient deux jours avant une réunion au Caire pour négocier la composition d’un cabinet dans le cadre de la mise en oeuvre de l’accord de réconciliation conclu en avril entre les deux formations palestiniennes rivales.

Les partisans de Fayyad soulignent que la bonne réputation qu’il s’est forgée auprès de la communauté internationale est un atout pour garantir aux Palestiniens le maintien de l’aide étrangère et faciliter leur quête de reconnaissance d’un Etat lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre.

Pour justifier le rejet de la candidature de Fayyad par le Hamas, Bardaouil accuse le Premier ministre de coopérer avec Israël dans l’application de l’embargo sur la bande de Gaza et de partager la responsabilité de l’arrestation de dirigeants et militants du Hamas en Cisjordanie ces dernières années.

Le haut responsable du Mouvement de résistance islamique a également mis en garde contre toute nomination qui pourrait être considérée par l’autre partie comme une provocation.

D’après Reuters

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