Catherine Ashton prend la défense d’un militant palestinien des droits de l’homme

Abdallah Abu Rahmeh du village de Bil’in a été reconnu coupable d’« incitation » et de « manifestation illégale » peut encourir une peine de deux ans de prison. Les autorités israéliennes tentent depuis plusieurs mois de mettre fin au mouvement de résistance pacifique contre le mur qui empiète sur le territoire palestinien.

Abdallah Abu Rahmeh, c’est vraiment l’un des piliers de la résistance palestinienne non violente. Tous les vendredis à Bil’in, dans son village de Cisjordanie, il organise des manifestations qui ont vu défiler Jimmy Carter, Desmond Tutu, ou même le petit-fils du Mahatma Gandhi.

Mais pour l’armée israélienne, ce sont des émeutes. Le tribunal militaire l’a reconnu coupable d’incitation et de manifestation illégale. C’est la première fois depuis la première intifada, à la fin des années 1980, que cette accusation est retenue.

Le procès a duré huit mois. Il marque l’intensification de la campagne des autorités israéliennes à l’encontre de ce mouvement palestinien contre le mur. Une centaine de personnes ont été arrêtées au cours de l’année écoulée.

Abdallah Abu Rahmeh est le premier à être condamné. Une condamnation qui suscite beaucoup d’émotions et le cas Abu Rahmeh a notamment été suivi par de nombreux consulats étrangers à Jérusalem.

Ce mercredi 25 août, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a publié un communiqué dans lequel elle se dit inquiète du sort qui est fait à un homme qu’elle considère comme « un défenseur des droits de l’homme ». Ashton a suggéré que le verdict était une tentative pour l’empêcher lui et d’autres Palestiniens d’exercer leur droit légitime à la manifestation contre l’existence du mur d’une manière non-violente.

La sentence à l’encontre d’Abdallah Abu Rahmeh doit être définie le mois prochain. Il peut être condamné à une peine allant jusqu’à deux ans de prison.

source RFI et Ha’aretz

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