Action pour la reconnaissance de la Palestine - Schuman

12 septembre 2011
11:00

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Opération médiatique ce lundi 12 septembre a 11h au Rond Point Schuman.

En collaboration avec l’association AVAAZ et l’artiste liègeois Alain De Clerck, une bannière géante (voir photo ci-dessus) de 20m X 14m avec soufflerie sera mise en place, qui représentera le drapeau palestinien et qui symbolise la voix des 900.000 personnes qui ont signé la pétition pour la reconnaissance de l’Etat Palestinien.

Agenda, Les colonies, Reconnaissance de l'Etat palestinien

Reconnaitre l’Etat palestinien : appel de la société civile belge

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Le 24 septembre 2010, le président américain 02Barack Obama s’exprimait devant l’Assemblée Générale des Nations Unies et proposait de « revenir l’année prochaine avec un accord qui amènera un nouvel Etat membre aux Nations Unies, un Etat palestinien indépendant et souverain, qui vive en paix avec Israël ». L’échéance de la nouvelle Assemblée générale approche et la perspective d’un accord négocié entre Palestiniens et Israéliens a disparu.

Le 15 avril dernier, le Quartet  (Etats-Unis, UE, Russie et ONU), devait en effet se réunir pour tenter une relance du processus de paix. Au vu de l’incapacité des Etats-Unis à exercer une quelconque pression sur Israël afin qu’il accepte le minimum requis pour reprendre les négociations – c’est-à-dire le gel de la colonisation et un agenda précis sur les questions du statut final : frontières et souveraineté, Jérusalem, les réfugiés, l’eau et la sécurité -, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne s’apprêtaient alors à émettre une déclaration ferme contre la colonisation. Les Etats-Unis ont fini par annuler la réunion avec pour seule explication que « ce n’était pas le bon moment ». Ce sont également les Etats-Unis qui, en février, se sont opposés à une résolution présentée au Conseil de sécurité des Nations Unies visant à condamner la colonisation, justifiant leur veto par le fait que seule une solution négociée pouvait mettre un terme au conflit.

Ces ajournements successifs des négociations permettent par ailleurs à une colonisation israélienne intensive et continue de se poursuivre impunément dans les Territoires palestiniens occupés.

Dans une région en mutation, la résolution du conflit israélo-palestinien apparait aujourd’hui comme une urgence. Or, depuis la feuille de route émise en 2002 par le Quartet, le processus de paix, maintes fois réactivé, n’a permis d’obtenir aucun résultat tangible. La reconnaissance de l’Etat palestinien semble l’alternative la plus judicieuse aujourd’hui.

D’une part, une telle mesure est soutenue depuis quelques mois par un effort diplomatique important de l’Autorité palestinienne. De nombreux Etats latino-américains ont d’ores et déjà reconnu la Palestine comme « un Etat libre et indépendant à l’intérieur des frontières de 1967″. A ceux-là s’ajoutent les 94 Etats qui avaient déjà reconnu l’Etat palestinien, suite à la déclaration d’indépendance à Alger en 1988 par le Conseil national palestinien. Parmi ceux-ci, neuf sont des membres de l’UE .

D’autre part, reconnaitre à la Palestine un caractère étatique lui donnera accès à tous les instruments de la communauté internationale. En particulier, l’Etat palestinien jouira de frontières reconnues (la ligne d’armistice de 1949 ou ligne verte) et disposera ainsi de plus d’outils afin de faire face aux pressions d’Israël visant à maintenir les colonies israéliennes à Jérusalem-Est ou en Cisjordanie.

Dans la poursuite d’une paix durable au Proche-Orient, il est en outre illusoire de penser qu’une Palestine affaiblie politiquement serait un atout pour la paix. C’est uniquement en reconnaissant la souveraineté de la Palestine et en donnant à ses autorités politiques la capacité de faire jeu égal avec leurs homologues israéliens, qu’une paix juste et acceptable pourra s’établir dans la région.

Pour toutes ces raisons, nous, organisations de la société civile belge, appelons la Belgique et l’UE à prendre leurs responsabilités et à adopter dès maintenant une position forte en reconnaissant l’Etat palestinien dans les frontières d’avant la guerre de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.

Nous soulignons néanmoins que la reconnaissance de l’Etat palestinien ne pourrait être un but en soi. Elle doit nécessairement s’accompagner de mesures concrètes afin de contraindre Israël à respecter le droit international et l’ensemble des résolutions des Nations Unies reconnaissant le droit à l’autodétermination du peuple palestinien. En effet, le maintien de l’occupation, de la colonisation et leurs conséquences empêcheraient toute indépendance réelle, voire toute viabilité d’un Etat palestinien respectant les Droits de l’Homme et les principes démocratiques.

Signataires

11.11.11
ABVV/ FGTB
ACW
Amis du Monde diplomatique Belgique
Artistes contre le Mur asbl
Association Belgo-Palestinienne WB
Association Culturelle Joseph Jacquemotte
Broederlijk Delen
Centrale Générale FGTB
CNAPD
CNCD-11.11.11
CSPP – Ottignies
Etopia solidarité internationale - Watermael-Boitsfort
Femmes prévoyantes socialistes
Forum Nord Sud asbl
Fos -socialistische solidariteit
Génération Palestine Belgique
Groupe Proche-Orient Santé
Hope-Espoir-Hoop
Intal
Justice et Paix
Links Ecologisch Forum / Forum Gauche Ecologie
MOC
Parti communiste Wallonie-Bruxelles
Pax Christi Vlaanderen
Pax Christi Wallonie-Bruxelles
PJPO - Brabant Wallon
PJPO - Ittre
PJPO - Mazerine
PJPO - Nivelles
Présence et Action Culturelles
Service Civil International
Solidarité mondiale - Wereldsolidariteit
Solidarité Socialiste
Union des Progressistes Juifs de Belgique
Vie Féminine
Vrede vzw

Brèves, Reconnaissance de l'Etat palestinien

Déclaration politique après le Forum contre Agrexco

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Juillet 2011

Nous, Palestiniens et Européens ensemble, affirmons notre détermination à mettre un terme à la présence d’Agrexco en Europe. Nos actions se déroulent dans le cadre du mouvement mondial Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) dirigé par les palestiniens.

Nous avons établi une coalition à l’échelle européenne d’organisations qui coordonnera nos campagnes de boycott et nos actions en justice contre Agrexco. Deuxièmement, nous appelons à une journée d’action européenne contre Agrexco le samedi 26 Novembre 2011.

Nous aspirons à construire l’alliance la plus large possible d’individus et d’organisations à travers l’Europe concernés par le droit international et refusant d’être complice de la violation des droits du peuple palestinien perpétrée par Agrexco.

Agrexco, entreprise jusqu’à récemment détenue à 50% par l’Etat israélien, est dédiée à l’exportation de produits agricoles. Vendus sous les noms de marque Carmel, Corail, Biotop, Eco-Fresh, etc ces produits incarnent la souffrance des Palestiniens : cultivés sur des terres volées avec de l’eau volée, produits de l’exploitation de la main-d’œuvre palestinienne - y compris le travail des enfants - ils sont partie intégrante de la politique de colonisation, de dépossession et d’apartheid menée par Israël en Palestine. Entreprise agro-industrielle tournée vers l’exportation, Agrexco développe une agriculture industrielle qui nuit à l’environnement et détruit l’agriculture paysanne en Palestine comme en Europe.

C’est donc un acteur clé de l’oppression israélienne et une cible stratégique pour le mouvement BDS.

Nous reconnaissons que les entreprises nationales et multinationales ainsi que les institutions européennes et les gouvernements ont échoué à agir. Ils commercent avec Agrexco ou légitiment son commerce, sans égard pour les droits du peuple palestinien, devenant ainsi complice de crimes de guerre.

Nous, citoyens de tous les pays européens, nous sommes engagés à mettre fin à cette situation inacceptable par l’information, la sensibilisation, l’action directe non-violente, l’action en justice, et des campagnes populaires.

Les organisations suivantes ont rejoint la campagne contre Agrexco. Pour signer la Déclaration Politique envoyez un courriel à : christophe.perrin@lacimade.org (organisations seulement)

Coalition contre Agrexco (France)

BDS France (France

Netherlands Palestine Committee (Pays Bas)

U4P Utrecht for Palestine (Pays Bas)

BPP Breed Platform Palestina Haarlem (Pays Bas)

Palestina Komitee Nijmegen (Pays-Bas)

De Vresactie/Action pour la paix (Belgique)

Association Belgo-palestinienne (ABP) - (Belgique)

COordination Boycott Israël (Cobi) - (Belgique)

Palestina Solidariteit - (Belgique)

Center for Encounters and Active Non-violence - (Autriche)

Union of German and Palestinian Women - (Allemagne)

BDS Group Berlin (Allemagne)

International League of Human Rights (Allemagne)

Jewish Voice for a Just Peace in the Middle East (Allemagne)

Stop Agrexco (Italie)

Palestinagrupperna i Sverige (Suède)

Palestinakomiteen (Norvège)

Collectif Urgence Palestine Vaud (Suisse)

BDS Switzerland (Suisse)

Comité de Solidariedade com a Palestina (Portugal)

Haags Vredesplatform (HVP) - (Pays Bas)

Boycott Israel Network (Grande Bretagne)

Palestine Solidarity Campaign (Grande Bretagne)

Red Solidaria Contra la Ocupación de Palestina (RESCOP) (Espagne)

BDS Catalunya (Espagne)

Izquierda Anticapitalista (Espagne)

Ireland Palestine Solidarity Campaign (IPSC) (Irelande)

BDS

Reconnaissance de l’Etat Palestinien à l’ONU : quelques arguments

En septembre, la question de la reconnaissance de l’Etat palestinien se posera aux Nations-Unies. Nous avons ici rassemblé quelques arguments pour pousser la Belgique, et l’Union européenne, à prendre l’initiative sur la question.

1.    Assurer l’existence du peuple palestinien et son droit à l’autodétermination.
La politique israélienne actuelle vise à faire disparaître les Palestiniens comme entité. Si la Palestine est reconnue comme un Etat souverain « Tous les stratagèmes israéliens pour échapper à la loi internationale sont déjoués. La Palestine est maintenant explicitdrapeau-palestinien-cisjordanieement occupée. Finies les discussions sur la réalité même de l’occupation, plus moyen d’exploiter des termes ambigus comme territoires « disputés » ou territoires « administrés » pour brouiller les pistes. Finie l’ « annexion » de Jérusalem-Est. Maintenant ce sont les gouvernements et les Nations-Unies, pas seulement les amis de la société civile, qui appellent à des sanctions internationales efficaces contre Israël, notamment le boycott des matériels militaires. Et, de première importance : ils insistent sur les obligations d’Israël remontant à 1948, au premier rang desquelles, le droit au retour des réfugiés palestiniens. » Jef  HALPER, http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10749&var

2.    Donner à Israël l’assurance d’une reconnaissance d’une solution à deux états sans préjudice de négociations.
Voir déclaration du ministre palestinien, Ryad Malki. http://www.rtbf.be/info/monde/detail_etat-independant-les-palestiniens-demandent-le-soutien-de-l-ue?id=6279773
Car comme le dit Jef HALPER : « …le rejet de l’entrée palestinienne aux Nations-Unies reviendrait à mettre fin à la « solution à deux États ». Or tant que la possibilité de deux États résistait, toute autre option, dont celle pour un État unique ou une confédération régionale, était de fait écartée. Avoir dépassé cela après septembre ouvre la voie à la seule authentique et possible solution : un État ouvert à tous. »

3.    Sortir de l’impasse des non-négociations.
« Vingt ans ont passé depuis le lancement à Madrid d’une négociation qui devait aboutir à « l’échange de la terre contre la paix ». Dix-huit ans ont passé depuis la signature à Washington de l’accord intérimaire israélo-palestinien dit d’Oslo. Celui-ci fondait explicitement la négociation sur le droit international et fixait un calendrier devant permettre l’émergence d’un État palestinien indépendant, souverain, dans les frontières de 1967, au plus tard dans les cinq ans. On sait ce qu’il en a été : outre que la colonisation israélienne, et singulièrement dans et autour de Jérusalem, a littéralement explosé, la reconnaissance de l’État de Palestine a été ajournée jusqu’à une date indéterminée. Huit ans ont passé depuis la « Feuille de route » qui devait conduire à l’établissement de cet État en 2005 ; quatre ans depuis Annapolis qui devait voir s’établir un État palestinien en 2008. »
« En mai dernier, Benyamin Netanyahu a réitéré aux États-Unis, devant le Congrès, les grandes lignes de son projet. Un programme qui se résume à une série de refus : refus des frontières de 1967, refus du démantèlement des colonies – pourtant illégales –, refus du gel de la construction d’implantations coloniales quelles qu’elles soient, refus du partage de Jérusalem pourtant appelée à renouer avec son histoire riche et plurielle et à devenir la capitale de deux États, et refus de la reconnaissance des droits des réfugiés palestiniens.
Benyamin Netanyahu se déclare certes favorable à la création d’un État palestinien, mais à la condition inacceptable de nommer « État » une suite de mini enclaves privées de tout droit et de toute viabilité. » Jean-Claude Lefort , Lettre ouverte à Mme Ashton, http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2011/07/14/reconnaissance-de-l-etat-palestinien-lettre-ouverte-a-mme-ashton_1548009_3232.html

4.    Renforcer la stabilité de la région. Comme le disent d’anciens députés européens (dont Louis Michel et Hubert Védrine) : « En reconnaissant la souveraineté et l’indépendance de la Palestine, et en accompagnant ce geste de l’indispensable soutien financier qu’il requiert, l’Europe ancrera solidement l’Etat palestinien dans le camp de la paix et de la coexistence et renforcera la stabilité de la région. » http://www.france-palestine.org/article17865.html

5.    Ce faisant, placer l’Europe en position de pointe par rapport au monde arabe en pleine mutation.
« On peut, une fois encore, se dire que, dans de telles conditions, l’Union européenne devrait enfin jouer un rôle moteur d’autant qu’un engagement concret en faveur d’un règlement de ce conflit viendrait renforcer de manière décisive la crédibilité de ses tentatives de soutien au processus de démocratisation dans le monde arabe. Agir avec détermination pour faire avancer la démocratie dans le monde arabe ET la paix au Proche-Orient lui permettrait de revenir avec force dans toute cette région et de s’affirmer comme un véritable acteur des relations internationales avec lequel il faudrait désormais compter. » Jean-paul CHAGNOLLAUD, 6 juin 2011 (http://www.confluences-mediterranee.com/L-urgence-de-la-reconnaissance-d)
« La colère et la frustration peuvent prendre bien des formes différentes - un nouveau cycle de violences, ou bien le rejet, par cette impressionnante jeune génération, de tout ce que l’Occident peut avoir de positif. Nous sommes donc à un moment-clé où il faut que l’Europe fasse le lien entre des Etats-Unis de plus en plus dépassés, et ce formidable potentiel qui s’éveille au Moyen-Orient. Dans le cas contraire, l’Europe risque, elle aussi, de perdre cette nouvelle génération. » Avraham BURG (http://www.france-palestine.org/article17857.html)

6.    Soutenir les démocrates israéliens qui défendent Israël.
« 20 mai 2011
Nous, citoyennes et citoyens d’Israël, appelons la population à soutenir la reconnaissance d’un Etat palestinien démocratique comme une condition pour mettre un terme au conflit et parvenir à des accords acceptés sur la base des frontières de 1967. La reconnaissance d’un tel Etat palestinien est d’un intérêt vital pour Israël. Elle seule garantira la résolution de ce conflit par le biais de négociations sur des frontières définitives, avec possibilité d’échanges limités de territoires. Ce qui répond à l’essentiel des soucis de sécurité d’Israël. Le succès de la mise en œuvre des accords exige deux leaderships, israélien et palestinien, qui se reconnaissent mutuellement, optent pour la paix et s’engagent pleinement dans ce processus. C’est le seul moyen d’éviter le dangereux isolement d’Israël dans le monde. Seule cette politique permettra à Israël de maîtriser son destin et sa sécurité. Elle seule permettra aux développements politiques ultérieurs de se produire avec l’accord d’Israël de façon à garantir sa sécurité. Toute autre politique de la part d’Israël contredit les fondements du sionisme. Elle met en danger l’Etat lui-même et le peuple juif dans le monde. » Parmi les signataires : des anciens généraux, ambassadeurs, députés, des professeurs d’université etc.
( http://www.jcall.eu/La-reconnaissance-d-un-Etat.html?lettre=P )

7.    Donner à la Palestine le droit d’entrer dans les institutions internationales où elle pourra prendre en mains son sort à part entière.
« Les ambassadeurs palestiniens remplacent les « représentants » dans les capitales du monde, de même qu’aux Nations-Unies. Le gouvernement palestinien est maintenant en mesure de saisir les tribunaux internationaux et de lancer les procédures onusiennes pour demander justice et réparation pour des décennies d’occupation, sans avoir à passer par des intermédiaires. » Jef  HALPER, http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10749&var_recherche=+Jef+Halper

« Certes, personne ne saurait croire que la seule proclamation d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 résoudrait comme par enchantement les problèmes concrets, quotidiens, de l’édification d’un Etat mais elle modifierait la donne en termes de droit international. Ainsi les colonies israéliennes seraient zones d’occupation d’un Etat souverain, ce qui ouvrirait par exemple la possibilité de recours auprès de la Cour internationale de justice internationale et internationaliserait le conflit. » Didier BILLION, Rédacteur en chef de La revue internationale et stratégique, IRIS http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article5176

« Une adhésion aux Nations-Unies renforce cependant cette reconnaissance internationale ainsi que la position juridique de l’Etat concerné. L’occupation militaire israélienne de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est sera alors considérée comme une agression contre un Etat souverain. La présence de colonies juives de peuplement sera également considérée comme une violation de la souveraineté de cet Etat, au même titre que le blocus imposé à la bande de Gaza. La position d’Israël en sera ainsi grandement affaiblie. » Hicham Mourad http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Hicham_Mourad.150611.htm

RAPPEL :
1° D’après le FMI et la Banque mondiale, vu la gestion efficace de Salam Fayyad, les fondements économiques et financiers d’un Etat palestinien existent.
2°  Monique Chemillier-Gendreau , « Selon la théorie du droit international, la reconnaissance d’un nouvel État par des États déjà existants est un acte unilatéral souverain de chacun d’entre eux. L’appréciation de l’opportunité de cet acte ne saurait dépendre de la volonté d’un tiers, elle n’est soumise à aucune condition, si ce n’est la vérification de l’existence des bases d’un État. » Et ces bases existent : le territoire (dans les frontières de 67), le peuple, une autorité. http://www.france-palestine.org/article16407.html

Analyses, Reconnaissance de l'Etat palestinien

La campagne BDS appelle à l’embargo militaire contre Israël

Alors que la pression monte pour mettre fin à l’impunité d’Israël, la société civile palestinienne appelle à un embargo militaire complet sur Israël

• La société civile palestinienne appelle à un embargo militaire complet sur Israël.
• Les activistes de mouvements de jeunesse délivrent un appel et la preuve de la collusion militaire avec Israël à l’ONU.
• Les organisations qui représentent des millions de personnes à travers le monde entier ainsi que Prix Nobel Desmond Tutu ont exprimé leur soutien à l’appel à l’embargo palestinien.

De jeunes militants palestiniens présentent la demande d'embargo militaire au bureau des Nations-Unies à Ramallah

De jeunes militants palestiniens présentent la demande d'embargo militaire au bureau des Nations-Unies à Ramallah

Le Comité National palestinien Boycott Désinvestissement et Sanctions (BNC), la plus grande coalition palestinienne englobant tous les partis politiques palestiniens, des syndicats, des ONG et des organisations de masse, a appelé à un embargo immédiat et global militaire sur Israël.

“Un embargo militaire complet sur Israël est attendu depuis longtemps. Ce serait une étape cruciale vers la fin de l’utilisation illégale et criminelle par Israël de la force contre le peuple palestinien et d’autres peuples et Etats de la région, et elle constitue un moyen efficace et non-violent pour faire pression sur Israël afin qu’il respecte ses obligations en vertu du droit international », dit l’appel à l’embargo du BNC.

Des militants palestiniens avec le mouvement de jeunesse d’Hirak Shababi se sont rassemblés ce matin devant le bureau des Nations Unies à Ramallah pour lancer symboliquement l’appel et mettre en évidence la collusion militaire internationale avec Israël.

Cet appel intervient alors que la pression croît pour tenir Israël responsable devant le droit international, notamment avec la deuxième Flottille de la Liberté et l’action « Fly-in» « Bienvenue en Palestine » menée à l’aéroport de Tel-Aviv le 8 juillet.
Parmi les partisans de l’appel à un embargo militaire figurent les Prix Nobel de la Paix l’archevêque Desmond Tutu, Mairead Maguire, et Adolfo Pérez Esquivel. Les gagnants du Prix Nobel Alternatif Walden Bello et Chico Whitaker et l’écrivain best-seller et journaliste canadienne Naomi Klein, ont également appuyé les demandes de l’appel.

«Je souscris à cet appel à un embargo sur les armes parce que nous désirons la paix et la justice pour les Palestiniens et les Israéliens à travers des moyens non violents”, a déclaré l’archevêque Tutu. Naomi Klein explique: «Cet embargo militaire bien mérité est une étape cruciale vers la fin de l’impunité d’Israël.”

Des organisations de la société civile représentant des millions de personnes de partout dans le monde, y compris les confédérations syndicales telles que la COSATU en Afrique du Sud et la CUT brésilienne, les réseaux et campagnes contre le commerce des armes, pour la justice et la solidarité, ont annoncé leur soutien à l’appel à l’embargo militaire contre la Israël et les actions qui seront entreprises pour mettre en œuvre la campagne.

L’appel a été publié à l’occasion du septième anniversaire de la décision de Cour internationale de justice confirmant l’illégalité du mur israélien de l’apartheid en Cisjordanie et le sixième anniversaire de l’appel de la société civile palestinienne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) contre Israël jusqu’à ce qu’il respecte le droit international.

La BNC a publié une analyse juridique détaillée et politique des relations internationales militaires avec Israël et leur impact.

Une copie complète de l’appel à l’action du BNC et l’analyse de fond détaillée sur le commerce des armes avec Israël est disponible sur www.bdsmovement.net.

Le document d’information publié par le BNC affirme que la coopération militaire avec Israël est une des principales formes de complicité internationale avec les violations israéliennes du droit international. En 2010, environ 80% de la production militaire d’Israël a été exportée, et les exportations par les entreprises s’élèvent à 7,2 milliards de dollars d’armes israéliennes. De 2000 à 2009, les Etats-Unis ont donné à Israël 24.1 milliards de dollars d’aide militaire. En utilisant ces fonds publics, les Etats-Unis ont livré des armes et des équipements connexes d’une valeur de 18.9 milliards de dollars pendant la même période. De 2003 à 2008, l’Union européenne et ses États membres ont approuvé des licences pour une valeur de plus 1 milliard d’euros de ventes d’armes à Israël.

Plus de renseignement sur le site du Global BDS Movement.

BDS

Avant et après septembre : La lutte pour les droits des Palestiniens doit s’intensifier

Palestine occupée, 1er juin 2011 – Le comité national palestinien Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BNC) salue chaleureusement les grandes manifestations de la commémoration palestinienne de la Nakba le 15 mai, qui ont ravivé un esprit exceptionnel de résistance, de réel espoir et d’initiative héroïque dans la lutte pour les droits fondamentaux du peuple palestinien. Ces marches, menées essentiellement par des jeunes réfugiés palestiniens, donnent une nouvelle impulsion à la lutte palestinienne pour l’autodétermination, la justice et le retour des réfugiés expulsés ethniquement par les milices sionistes puis par Israël pendant la Nakba en 1948.

http://www.bdsmovement.net/2011/before-and-after-september-7154

bdsLe printemps arabe de la liberté, de la démocratie et de la justice sociale qui fleurit dans la région a été largement inspiré par des décennies de résistance populaire palestinienne contre le colonialisme de peuplement, l’occupation et l’apartheid d’Israël. En retour, ce printemps arabe inspire maintenant des protestations pacifiques palestiniennes massives, après avoir démontré que quand le seuil de la peur est franchi par assez de militants engagés et quand il y a une vision claire d’un futur libéré de l’oppression et de l’asservissement, tout oppresseur apparemment invincible peut être vaincu.

Les grandes manifestations non-violentes de jeunes Palestiniens en Cisjordanie, à Gaza, à Damoun, à Jaffa, à Maroun er-Ras (Liban) et à Majdal Shams (Syrie) ont ramené le droit au retour des réfugiés au cœur de la question de Palestine. En franchissant les lignes israéliennes jusqu’alors impénétrables, réelles et imaginaires, dans les Hauts du Golan occupés, des jeunes réfugiés palestiniens, en particulier de Syrie, ont pu prouver au monde, comme l’on fait leurs frères de Tunisie, d’Égypte et d’ailleurs, que la volonté de restaurer les droits est plus puissante que toutes les épées, y compris l’arsenal nucléaire futile d’Israël et toutes les autres armes de destruction massive.

A côté des révolutions populaires arabes en expansion et de leur capacité à renverser n’importe où certaines des dictatures les plus brutales, ces marches pour le retour du jour de la Nakba ont été soutenues par la résistance populaire actuelle contre le mur israélien illégal et contre les colonies construites sur le territoire palestinien occupé, et par le mouvement mondial BDS en expansion rapide, à direction palestinienne, qui compte des victoires surpassant les prédictions les plus optimistes.

La création récente, pour l’anniversaire du 1er mai, de la Coalition des syndicats palestiniens pour le BDS (PTUC-BDS), de loin la plus grande alliance de syndicats ouvriers et professionnels palestiniens, n’est autre que le dernier indicateur qu’au-delà d’un quasi consensus dans le soutien aux BDS, la société palestinienne réalise graduellement les tactiques du BDS dans tous les secteurs au sein d’une stratégie de résistance populaire et civique efficace. Le BDS a aussi grandi dernièrement à un rythme sans équivalent. Tout récemment, Stoppons le KKL/FNJ (Stop the FNF), une campagne BDS coordonnée avec International Jewish Anti-Zionist Network (IJAN), Scottish Palestine Solidarity Campaign, Palestine Solidarity Campaign en Grande-Bretagne et d’autres partenaires, a joué un rôle clé en faisant pression sur le premier ministre britannique David Cameron pour qu’il abandonne son statut de bienfaiteur honoraire de l’organisation raciste.

Le retrait de la compagnie ferroviaire d’État allemande Deutsche Bahn du projet illégal israélien A1 de train connectant Tel-Aviv à Jérusalem a aussi créé un précédent dont l’impact ne saurait être surestimé.

La poursuite de pertes de contrats de milliards de dollars par Véolia, la compagnie française impliquée dans le projet illégal de tramway reliant des colonies israéliennes autour de Jérusalem à la ville, est aussi un rappel aux sociétés internationales ; qu’un partenariat qui profite des violations du droit international par Israël est non seulement anti éthique et socialement irresponsable, mais qu’il peut aussi coûter cher financièrement.

La rupture des liens de l’université de Johannesburg avec l’université israélienne Ben Gourion à propos de la complicité de cette dernière dans les violations des droits de l’homme a aussi brisé un tabou et donné au mouvement BDS sa victoire la plus concrète à ce jour dans le boycott académique.

La liste croissante d’artistes et de groupes musicaux boycottant Israël a été aussi un encouragement pour le mouvement. En bref, le BDS atteint de nouveaux horizons et cause une sérieuse alarme dans l’establishment israélien, comme l’a manifesté le ministre israélien Ehud Barak, avertissant que la pression contre Israël menace de dévaler « comme un glacier, de toutes les directions ».

Ce mois de septembre marquera le 20e anniversaire du début du « processus de paix » israélo-palestinien, largement reconnu, d’après tous les critères objectifs, comme un échec total. Ce processus factice a servi de camouflage pour une colonisation israélienne extensive des terres palestiniennes, pour le déni permanant des droits élémentaires palestiniens, et pour le nettoyage ethnique graduel des Palestiniens, tout en donnant simultanément une fausse impression de construction de la paix. Dans ce contexte, le BNC se réjouit de la reconnaissance par une grande majorité des Etats autour du monde du fait que le droit palestinien à la souveraineté et à la libération de l’occupation israélienne lui sont dus depuis longtemps et ne devraient plus rester otages d’une « diplomatie » des USA fanatiquement partiale dans sa défense de l’expansionnisme israélien. Toutefois, la reconnaissance d’une souveraineté palestinienne est clairement insuffisante en soi pour conduire à la fin réelle de l’occupation et du régime colonial d’Israël. Elle ne terminera pas non plus les décennies du système de discrimination raciale légalisée d’Israël, qui correspond à la définition de l’apartheid par l’ONU, ni ne permettra aux millions de réfugiés palestiniens de revenir dans leurs foyers d’origine d’où ils ont été violemment déracinés et exilés.

Une reconnaissance diplomatique doit conduire à la protection du droit inaliénable à l’autodétermination du peuple palestinien entier, représenté par une OLP démocratisée et ouverte non seulement aux représentants des Palestiniens sous occupation, mais aussi aux réfugiés exilés, la majorité du peuple palestinien, ainsi qu’aux citoyens discriminés d’Israël. Pour aller au-delà du symbole, cette reconnaissance doit être un prélude pour des sanctions efficaces et soutenues contre Israël, destinées à conduire à une pleine conformité avec ses obligations selon le droit international. Comme l’a montré la lutte pour terminer l’apartheid en Afrique du Sud, ainsi que les luttes actuelles pour la liberté la justice dans la région arabe, les gouvernements du monde ne se retournent pas contre un régime d’oppression manifestement illégal et immoral sur de simples considérations éthiques ; les intérêts économiques et la dynamique des pouvoirs dominants pèsent bien plus lourd dans ces considérations. En réalité, le discours militant et belliciste du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou devant le congrès US, couplé à la dernière soumission humiliante du président USA Barak Obama aux volontés israéliennes, montre au-delà du doute que quiconque s’accroche à l’espoir que Washington est capable ou veut contribuer à la construction d’une paix juste dans notre région est dans l’illusion.

La leçon clé apprise de l’Afrique du Sud, c’est que, pour que les gouvernements du monde mettent fin à leur complicité avec des violations graves et persistantes des droits humains et de la loi internationale par Israël, il doivent y être obligés par une pression massive, bien organisée, de mouvements sociaux de base et d’autres composantes de la société civile. Dans ce contexte, le BDS a fait la preuve d’être la stratégie la plus puissante et prometteuse de la solidarité internationale avec le peuple palestinien dans notre lutte pour l’autodétermination, la liberté, la justice et l’égalité.

Au vu de cela, inspiré par la volonté et le pouvoir du peuple qui a fait naître le printemps arabe, le BNC appelle les gens de conscience et les groupes de solidarité internationale à avancer avec la construction d’un mouvement BDS de masse aux Etats-Unis et ailleurs, dans les pays les plus puissants du monde, avant et après septembre. Seul un tel mouvement de masse peut garantir qu’une quelconque reconnaissance diplomatique de la souveraineté palestinienne apparaissant à l’ONU en septembre fera progresser les droits du peuple palestinien et fera monter le prix de l’occupation, du colonialisme de l’apartheid d’Israël en l’isolant encore plus avec les complices de ses crimes. Un mouvement de solidarité massive pouvant tenir les représentants élus, particulièrement aux USA, responsables devant le peuple, par opposition à un lobby sioniste servant le programme des intérêts coloniaux des militaristes d’Israël qui entrent en conflit direct avec les intérêts des peuples américains et autres, est le seul espoir pour une paix complète et durable basée sur la justice.

Le Comité national palestinien Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BNC)

BDS

Les clients de Carrefour sensibilisés

1_bds-26-02-2011carref-herstal12Suite au succès de l’action menée dimanche passé à la Foire du Livre de Bruxelles, la campagne « Israël occupe la Palestine, je boycotte » pousuit son cours. Ce samedi, elle visait à rappeler aux clients des supermarchés Carrefour leur responsabilité de consommateurs.

Acheter un produit israélien, c’est acheter un produit d’un Etat qui occupe illégalement le territoire palestinien.

Or les supermarchés Carrefour proposent à leurs clients de nombreux produits en provenance d’Israël. Parmi ceux-ci, et non distinguables, se retrouvent des produits provenant des colonies illégalement installées en Cisjordanie, comme les gazéificateurs Soda Club, et les jus Soda stream fabriqués dans la colonie de Mishor Adumim, et exportés sur le marché européen avec comme origine « Israël ». Lire

Israël occupe la Palestine, je boycotte

Lettre aux administrateurs de Liège Airport sa

Action boycott à l'aéroport de Liège, devant le siège de la société CAL-Lachs.

Action boycott à l'aéroport de Liège, devant le siège de la société CAL-Lachs.

Le 9 février dernier, l”Association Belgo-Palestinienne interpellait le CA de Liege Airport sa, en particulier les membres mandatés par des partis politiques. Une action était organisée le 12 février par l’ABP-section de Liège pour appeler à une plus grande transparence du passage de certaines marchandises par l’aéroport de Liège, en particulier en provenance et à destination d’Israël. La date avait été choisie parce que proche de la Saint-Valentin, une période où de nombreuses fleurs venant d’Israël et de ses colonies arrivent par l’aéroport de Liège sur le marché européen. Lire

Israël occupe la Palestine, je boycotte

Foire du Livre de Bruxelles : Brisons le silence! (vidéo)

carte-bull-5-2Des militants de l’ABP et d’autres associations ont mené dimanche 20 février une action à la Foire du Livre du Bruxelles afin d’attirer l’attention sur le stand « Lettres d’Israël ». Celui n’est pas un stand d’éditeurs mais bien le stand de l’ambassade d’Israël qui se cache sous ce nom.

La présence de l’ambassade d’Israël dans un tel événement n’est pas justifiée. Son camouflage le prouve.  Les œuvres des écrivains israéliens étaient en effet présentes aux autres stands. « Lettres d’Israël » n’était là que pour redorer l’image d’Israël, ternie notamment après l’opération Cast Lead contre Gaza et l’attaque meurtrière de la flottille venue briser le siège de Gaza, en témoigne le choix des livres exposés et les brochures à disposition. Lire

Israël occupe la Palestine, je boycotte

La société civile palestinienne réitère son appel à un boycott total de Carmel-Agrexco

bdscallPalestine occupée, 22 décembre 2010 - Nous, organisations de la société civile soussignées, incluant les syndicats d’agriculteurs, les organisations agricoles et les comités populaires, réitérons l’appel du Comité National Palestinien (BNC) du BDS à un boycott total de Carmel-Agrexco en raison de sa complicité dans la commercialisation des produits des colonies illégales d’Israël et dans  d’autres violations du droit international et des droits de l’homme. Unis avec la Coalition contre Carmel-Agrexco en France et en Europe, nous exprimons notre soutien résolu à l’action judiciaire contre Carmel-Agrexco entreprise par des associations de la société civile françaises devant le Tribunal de Commerce de Créteil. Lire

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