Lettre au Ministre Reynders sur la situation à Gaza

Monsieur le Ministre,

Les événements actuels dans la bande de Gaza nous inquiètent au plus au point. Après avoir assassiné un membre des Comités de résistance populaire, Zuheir Al Queisi, l’armée israélienne bombarde depuis vendredi la bande de Gaza, faisant jusqu’à présent 23 morts -dont une majorité de civils- et 73 blessés. Actuellement, les bombardements continuent. Le scénario est le même que celui qui a précédé l’opération « Plomb durci », unanimement condamnée : rupture de la trêve par Israël, réponse palestinienne au travers de tirs de Qassam et intensification des bombardements israéliens sous prétexte de ces tirs. Le risque est là de voir se terminer cette nouvelle escalade comme en 2008-2009, avec les conséquences humaines et politiques désastreuses qu’elle a entraînées.

Ce scénario, nous devons l’éviter à tout prix. C’est pourquoi nous vous demandons instamment de réagir publiquement et, par voie diplomatique, de faire savoir à Israël que la Belgique est prête à prendre des mesures contre Israël si ce pays n’arrêtait pas les frappes contre Gaza, ne se conformait pas au droit international concernant les populations civiles et ne respectait pas ses devoirs en tant que puissante occupante.

Nous vous appelons également à intervenir d’urgence auprès de la Haute représentante Européenne Mme Ashton pour que l’UE et le Quartet agissent également à leurs niveaux pour empêcher une nouvelle guerre contre Gaza.

Avec l’assurance que ces arguments rencontreront votre volonté de défendre en toute occasion la légalité internationale, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en mes salutations les plus cordiales.

Pierre Galand
Président

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Rapport sur le récit de Iyad Burnat à la conférence de l’école supérieure IHECS

Source photo: Indymedia Ireland (http://www.indymedia.ie/article/95083)

Source photo: Indymedia Ireland (http://www.indymedia.ie/article/95083)

Iyad Burnat est le responsable du Comité Populaire de Bil’in, un village palestinien situé à environ 25 kilomètres au Nord-Ouest de Jérusalem. Le Comité Populaire de Bil’in a pour philosophie de mener un combat contre l’occupation de manière pacifique, par des actions et des manifestations régulières. Iyad Burnat voyage ce mois-ci à l’étranger afin de faire entendre sa voix et présenter sa vision des faits ainsi que celle de ces villageois palestiniens victimes d’une colonisation constante et de répressions meurtrières. Lire

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Rapport: Plusieurs attaques: La guerre de la Brigade Golani avec la population palestinienne d’Al-Khalil (Hébron)

rapprot-hebronDepuis l’arrivée de la brigade Golani à Hébron le 27 Décembre, les organisations internationales d’accompagnement (Christian Peacemaker Teams, Mouvement International de Solidarité, et d’autres) ont noté une augmentation du nombre de graves violations des droits de l’homme envers le peuple palestinien, en particulier envers les jeunes et les enfants de la vieille ville et Tel-Rumeida. Lire

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Où en est le Printemps Palestinien ?

femme-palestinienne

Légende Image : « En 1988, durant la première Intifada impliquant une grande partie de la société palestinienne, une femme palestinienne enlève ses hauts talons et jette des pierres vers des soldats israéliens à Beit Sahour. (Photo: Body on the line blog / Les Palestiniens) »

La révolution égyptienne a récemment célébré son premier anniversaire. Quid du printemps arabe en Palestine?

Des révolutions se sont propagées dans un certain nombre de pays d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, et des pays du Golfe depuis décembre 2010. Les premières protestations ont éclaté en Tunisie et suivirent ensuite d’autres bouleversements semblables en Egypte, en Libye, au Yémen, à Bahreïn et en Syrie. Ces soulèvements populaires ont tenté et tentent  toujours de mettre fin à des régimes antidémocratiques pour s’orienter vers un gouvernement représentatif. Lire

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Mission civile d’observation en Palestine - Avril 2011 - Témoignage

Je reviens d’un pays qui n’en est pas un.  Un endroit où la vie n’est pas une vie, où la mort, dans un silence armé, se fait discrète mais toujours présente, dans tous les esprits.  Un endroit qui fait couler beaucoup d’encre dans les médias du monde entier.   Lire

Témoignages

La politique israélienne de “sociocide”

rue de H2 (Hebron) - Cisjordanie

rue de H2 (Hebron) - Cisjordanie

Invitée comme témoin lors de la 3e session du Tribunal Russell sur la Palestine qui se déroulait à Cape Town en Afrique du Sud, Marianne Blume présente une analyse de la politique israélienne vis-à-vis du peuple palestinien. Lire

Vidéos

Qui sont les jeunes des collines ?

Un reportage de la 2ème chaîne israélienne sur ces jeunes colons particulièrement extrémistes :
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Osez le boycott - NON à la colonisation sous mon sapin !

17 décembre 2011
14:00»17:00

Voici venu le deuxième temps de notre action BDS 2011-2012 !

Nous vous invitons à vous joindre à nous le 17 Décembre, à 14h00, devant diverses grandes surfaces et centres commerciaux de Bruxelles et de Wallonie.

boycott-ahavaEn cette période de préparation des fêtes de fin d’année, nous ciblerons les cosmétiques AHAVA (www.ahava.be) et les appareils électroménagers SODASTREAM (Sodaclub) (www.sodastream.be), tous deux fabriqués dans des colonies de Cisjordanie. Les produits SODASTREAM (Sodaclub) sont distribués par les enseignes Krëfel, Media Markt, Van Den Borre, Carrefour et Makro…

Tout comme le 22 Octobre, nous souhaitons démultiplier nos lieux de diffusion, vous trouverez ci-après les zones géographiques envisagées (Bruxelles et Brabant Wallon, Luxembourg, Liège, Mons-Borinage, Wallonie-Picarde, Charleroi, Namur). N’hésitez pas à proposer une localisation supplémentaire que vous jugeriez pertinente.

sodaclub-gammeNous mettons à votre disposition un dépliant qui cible le boycott d’Ahava et Sodastream, et qui invite le client à offrir des produits de la culture Palestinienne.

Merci d’indiquer votre participation à l’action du 17/12, avant le 13/12 par un mail à abp.bds@gmail.com. Nous vous indiquerons par retour le point de rencontre et le responsable du groupe.

En espérant que nous serons nombreux à porter le message du boycott, en faveur de la Palestine !

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Agenda, Les colonies, Témoignages

Communiqué de presse 7 novembre 2011 - Tribunal Russell sur la Palestine - Cape Town

Israël commet le crime d’apartheid et la persécution qui est un crime contre l’Humanité.

Au cours de deux jours d’intenses travaux où se sont succédés à la barre pas moins de 25 experts et témoins, le Tribunal Russell sur la Palestine (TRP) a examiné la question suivante: «Les pratiques d’Israël envers le Peuple palestinien violent-elles l’interdiction internationale de l’apartheid ?».

Le crime d’apartheid

Le Jury, composé de personnalités internationales connues pour leur intégrité morale, appuyé par des experts juristes spécialisés en droit international,   a conclu à l’existence d’un régime institutionnalisé de domination qualifié d’apartheid selon les critères définis par le droit international.

findingspresnetation_7nov_capetownCe régime discriminatoire prend des formes et des intensités différentes selon les lieux où vivent les Palestiniens. Les Palestiniens, soumis à la réglementation militaire coloniale dans les territoires, sont sujets à une forme aggravée d’apartheid. Les Palestiniens citoyens d’Israël, bien que disposant du droit de vote, ne font pas partie de la nation juive telle que définie par la loi israélienne, ils sont donc exclus des bénéfices de la nationalité juive et sont sujets à une discrimination systématique par la violation de leurs droits fondamentaux. Le Jury a conclu que les Palestiniens quel que soit l’endroit où ils résident sont soumis collectivement au même apartheid. Lire

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Du sud des Etats-Unis à la Palestine, les Freedom Riders changent le cours de l’Histoire

J’ai grandi avec deux récits, deux Histoires, et à bien des égards deux pays.

Voir la vidéo réalisée par Anne Paq d’Activestills sur l’action des Freedom Riders :

De l’âge de 5 à 21 ans, j’ai parcouru et aimé les collines du Tennessee où je vivais. Mais, dans ces mêmes années si formatrices, j’ai vécu suspendue aux informations, suivant avec impatience les événements de ma patrie, la Palestine occupée.

J’ai été inspirée par des modèles et des historiens qui m’ont instruite avec des histoires de luttes pour la justice. Notre voisin, M. Miller, me disait des récits d’un Tennessee et d’un Sud que je n’ai jamais vus : le Sud des lois Jim Crow [surnom donné à tout un ensemble de lois et arrêtés racistes et ségrégationnistes - N.d.T]. Il m’a raconté des histoires d’afro-américains attaqués par des émeutiers alors qu’ils passaient sur des chemins de campagne la nuit, d’écoles et de villes séparées, de lignes rouges et de ghettos, et surtout, d’hommes et de femmes pleins de courage qui se dressaient contre la discrimination flagrante des lois Jim Crow.

Les Freedom Riders palestiniens ont été arrêtés alors qu’ils contestaient le système israélien d’apartheid - Photo : Ahmad Gharabali/AFP

Les Freedom Riders palestiniens ont été arrêtés alors qu’ils contestaient le système israélien d’apartheid - Photo : Ahmad Gharabali/AFP

Ces récits me ramenaient chez moi, et j’écoutais ce que me disait mon père sur l’occupation israélienne de la Palestine. Ses récits étaient remplis d’attaques de colons contre des villageois palestiniens, de checkpoints interdisant les déplacements, de routes et de terres réservées aux seuls Juifs, et plus important encore, il me parlait de ces hommes et femmes pleins de courage qui continuent de s’opposer à l’injustice si évidente d’un système illégal et injuste de discrimination.

Il ne fallut pas longtemps avant qu’il ne devienne difficile de les distinguer, ces récits faisant écho aux mêmes défis et aux mêmes objectifs. Cette semaine, mon histoire personnelle et celle de ma patrie ont fusionné d’une nouvelle manière.

Apprendre de l’Histoire

Hier, les Freedom Riders palestiniens ont fait renaître le mouvement civique des Freedom Rides du sud des Etats-Unis en empruntant des transports publics réservés aux Israéliens en Cisjordanie pour se rendre à Jérusalem-Est sous occupation.

En s’opposant de façon non-violente au système de ségrégation et d’apartheid qui régit leur vie, les Palestiniens, déjà enracinés dans une longue histoire de résistance qui leur est propre (en particulier la mémoire de la populaire et surtout non-violente première Intifada), ont repris une page de l’histoire d’un autre mouvement pour les droits civiques qui luttait pour la justice et la liberté.

Certains dans le camp israélien pour la paix ou à Washington, les partisans de ce que l’on appelle le processus de paix, vont dire que ce n’est pas la façon de faire. Ils feront écho à ceux qui étaient du mauvais côté de l’histoire. Les Freedom Riders américains non seulement ont défié les lois Jim Crow et leur ségrégation, mais ils ont aussi défié de nombreux libéraux blancs et les conseils de citoyens blancs pour qui leurs actions étaient trop provocantes et arrivaient bien sûr trop tôt.

Le président Barack Obama a la semaine dernière honoré et remercié les Freedom Riders pour leur courage et leur dévouement il y a cinquante ans. Dans son discours du Caire en 2009, il a voulu encourager des initiatives similaires et non-violentes palestiniennes. Obama a maintenant une occasion en or d’envoyer un message fort au reste du monde, en exprimant un soutien solide - plutôt que de garder le silence qu’il a gardé depuis 2009 - aux les efforts des Freedom Riders palestiniens qui s’opposent tous les jours à la ségrégation et à la discrimination.

Vingt ans après le processus de paix d’Oslo, il est clair que la négociation avec Israël n’a pratiquement rien amené de positif. Les colonies israéliennes illégales ont plus que doublé, le Mur en Cisjordanie a été construit (enracinant efficacement l’apartheid), et les déplacements continuent à être fortement limités. Ce qui est nécessaire, ce n’est pas de parler davantage avec celui qui reste intransigeant ; ce qu’il faut, c’est la résistance civile.

Prendre un risque pour la liberté

Les Freedom Riders américains ont commencé leur campagne en sachant qu’ils allaient être arrêtés, ou pire, battus jusqu’à risquer de perdre leur vie. Ils ont pris une décision : « Jail no Bail » [jeu de mots voulant dire « plutôt la prison que la liberté sous caution » - N.d.T]. Les gens ont pensé qu’ils étaient fous, mais ils ont continué leur route pour la liberté et malgré les arrestations et les violences, ils se sont imposés.

De même, les Freedom Riders palestiniens ont reconnu que leur refus du système d’apartheid imposé par Israël est dangereux, et en fait, un acte où ils risquent leur vie. Ils étaient durant les voyages sous la menace de la violence des colons israéliens et sous la menace d’arrestation et de mauvais traitements par les forces israéliennes d’occupation. Ils sont pourtant restés fidèles à leur acte de désobéissance civile non-violente.

Le bus était encerclé par des soldats qui réclamaient des Freedom Riders qu’ils descendent de l’autobus. Après avoir refusé, les six Ridesr ont été traînés hors de l’autobus, un par un - ils scandaient alors des slogans, dont « Boycott Israël », « Free Gaza » et « Je suis un Freedom Rider Palestinien et je veux aller à Jérusalem ». Un journaliste et un militant palestinien ont également été arrêtés au checkpoint.

Dans les années 1960 aux États-Unis, le dicton était : « Nous vaincrons ». En Palestine, nous disons « Samidoon », ou « Nous sommes inébranlables. » C’est le courage, la persévérance, la force et un sens profond de la justice qui lient les luttes pour les droits autour du monde. Le Sumoud, ou la constance, chère aux Palestiniens et qu’il est difficile de bien traduire n’existe pas seulement chez eux. Il s’agit d’une racine commune à partir de laquelle les opprimés tirent leur inspiration et renforcent leur solidarité.

A ceux qui étaient contre l’injustice dans les années 1960, et qui sont fiers de ce moment dans l’histoire humaine, le temps est venu d’élever votre voix à nouveau aujourd’hui - cette fois pour réclamer justice pour les Palestiniens et mettre fin à la discrimination israélienne.

La route de la liberté est longue et change tous les jours. Mais c’est aussi un voyage qui ne connaît pas de frontières géographiques - que ce soit dans le Sud des lois Jim Crow ou en Palestine sous occupation et soumise à l’apartheid.

* Nour Joudah a grandi à Clarksville, Tennessee. Elle est diplômée en études internationales au Maryville College, et elle est actuellement candidate à une maîtrise au Centre d’études arabes et contemporaines à l’Université de Georgetown.
Traduction réalisée par Naguib sur Info-Palestine.

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