En 2008, l’État d’Israël fêtait ses 60 ans d’existence mais les Palestiniens n’avaient toujours pas d’État et attendaient toujours de pouvoir exercer leur droit à l’autodétermination.
En 1947, alors que l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait le plan de partage de la Palestine, des villages palestiniens étaient attaqués, et des populations terrorisées étaient poussées à fuir leurs terres. Entre 1947 et les armistices de 1949, ce sont, au total, entre 700.000 et 900.000 Palestiniens qui seront chassés de chez eux et plus de 400 villages détruits, dans un cadre largement planifié.
Depuis sa création, en 1948, Israël cherche à s’étendre sur la plus grande partie du territoire de la Palestine historique. Lors de la guerre de 1967, Israël a occupé Jérusalem-Est, la Cisjordanie, la bande de Gaza et le Golan syrien. Depuis, le grignotage des terres n’a jamais cessé que ce soit par l’annexion illégale de Jérusalem-Est, par la création et l’extension des colonies, par la construction du mur, par les confiscations de terres sous divers prétextes sécuritaires. L’asphyxie économique et le vol des ressources des Territoires palestiniens occupés ne sont plus à démontrer. Leur fragmentation planifiée non plus.
La communauté internationale porte une lourde responsabilité dans cette situation. Afin de ne pas heurter Israël, et malgré les multiples résolutions de l’ONU réglant notamment le problème des réfugiés, rien n’a été fait pour contraindre cet État à respecter la légalité internationale. Par ailleurs, alors que la situation d’occupation perdure dans les conditions que l’on sait, les États membres des Nations Unies n’assument pas leurs responsabilités en tant que signataires de la Quatrième Convention de Genève de 1949 relative à la protection des civils en temps de guerre.
La région a besoin de stabilité et de justice pour assurer la sécurité de tous. Pour cette raison, la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël est nécessaire. Lors des accords d’Oslo, la création de l’État palestinien était prévue pour 1999 ; dans le cadre de la Feuille de route, on l’envisageait pour 2005. Mais il n’a toujours pas vu le jour. Depuis 60 ans, les réfugiés palestiniens, ceux de 1948 et de 1967, qu’ils soient dans les Territoires palestiniens occupés ou ailleurs (notamment au Liban, en Jordanie et en Syrie), attendent qu’on leur rende justice. Alors que la résolution 194 (III) des Nations Unies, adoptée le 11/12/1948, leur reconnaît le droit au retour, et bien que les nouveaux historiens israéliens aient établi la responsabilité des milices juives et puis de l’armée israélienne dans leur exode forcé, les réfugiés palestiniens vivent toujours en exil et sont interdits de retour.
Nous demandons donc instamment au gouvernement belge d’œuvrer au sein de l’Union européenne et des institutions internationales dont la Belgique est membre pour une solution juste et durable au Moyen-Orient, en tirant les leçons de l’échec des différents processus de paix.
Les priorités doivent dès lors être les suivantes :
- prendre des mesures urgentes pour contraindre l’État israélien à se retirer des Territoires occupés en 1967, à démanteler toutes les colonies israéliennes de Cisjordanie et de Jérusalem-Est et à démanteler le Mur construit en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ;
- agir pour la relance des négociations entre Israéliens et Palestiniens qui aient pour objectif la création - aux côtés de l’État israélien - d’un État palestinien viable, continu et indépendant dans les « frontières » de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale ;
- demander à Israël de reconnaître sa responsabilité dans le problème des réfugiés et entamer les négociations sur la base de la résolution 194 (III) de l’AG des Nations Unies.
- prendre des mesures urgentes pour lever le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza - punition collective de la société civile en violation avec le droit international.
Signataires : Actie Platform Palestina, Association Belgo-Palestinienne W/B, ACOD, ACV, ACW, Aktie Vredesbelasting (VRAK), Animo, Attac Vlaanderen, Bevrijde Wereld, Bomspotting, Broederlijk Delen, Caritas International België, CGé, CGSP, CGu asbl, CHOKRAN BVBA, Christenen voor het Socialisme, CJEF-CRIJ, CNCD-11.11.11, 11.11.11, Cocabe, Codip, Comités Citoyens BW, De Nieuwbeek, De Pianofabriek, Dynamo International, Federatie Marokkaanse Democratische Organisaties (FMDO), FGTB/ABVV, FOS-Socialistische Solidariteit, Gemeentebestuur Herent, Gemeentelijke Raad Ontwikkelingssamenwerking Herent GROSH, Groen!, Hetpaleis, Intal, Jong Groen!, Kunst en Democratie vzw, KVS, KWB interculturele werking, LEF-Links Ecologisch Forum, Les Ballets C de la B, Ligue des Familles, Links Ecologisch Forum, Luxemburg vzw, Mouvement Chrétien pour la Paix, Mouvement des jeunes Socialistes (MJS), Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC), Netwerk Bewust Verbruiken vzw, Ondertekenaars, Oxfam Wereldwinkels, Oxfam-Magasins du Monde, Oxfam-Solidarite(it), Pax Christi Vlaanderen, PJPO Mazerine, Peeping Tom, Présence et Action culturelles (PAC), Protos vzw, PTB/PVA, SCI , SERINGvzw, Solidarité Socialiste, Solidariteitsfonds, Sp-a, StopUSA , Theater Zuidpool, Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB), VIC vzw, Vie Féminine, Vlaams Palestina Komitee, Vrede vzw, Vredesactie vzw, Werkgroep Vluchtelingen Gent, Women in Black Leuven, wpZimmer, Zone 054


