Abbas sous pression afin de poursuivre les négociations

Un haut responsable palestinien a déclaré à Haaretz que le gouvernement étasunien a renouvelé ses pressions sur le président Mahmoud Abbas afin qu’il poursuive les négociations directes avec Israël, même si certaines constructions dans les colonies reprennent après la fin du moratoire actuel. La source a averti que M. Abbas ne serait pas en mesure de consentir à la reprise de la construction et serait forcé de se retirer des pourparlers.

Barack Obama avec Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu le 22 septembre 2009 à New York (@AFP)
Barack Obama avec Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu le 22 septembre 2009 à New York (@AFP)

Selon la source, un accord palestinien pour la reprise de la construction pendant la reprise des pourparlers directs est politiquement impossible. Des sources à Ramallah ont déclaré hier que les Israéliens et les Américains connaissaient bien le plan d’action d’Abbas. D’abord, il demande que les négociations ne durent pas plus d’un an, culminant avec la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem comme capitale.

Abbas ne serait pas en mesure de renoncer à la souveraineté palestinienne à Jérusalem-Est et surtout sur le Mont du Temple [l’esplanade des mosquées ndt], mais de grands quartiers juifs devraient être conservés par Israël. Si ce but est atteint, Abbas sera en mesure de convenir que la question des réfugiés sera résolue avant tout à l’intérieur des frontières du nouvel État palestinien, avec seulement quelques dizaines de milliers d’obtentions de la citoyenneté israélienne en forme de geste humanitaire.
À l’heure actuelle, l’Autorité palestinienne ne semble pas être déterminée à demander à Israël d’assumer la responsabilité historique du problème des réfugiés. Dans les négociations précédentes, l’Autorité palestinienne a traditionnellement insisté pour que chaque réfugié soit autorisé à choisir entre plusieurs choix de réparation, y compris une réparation financière et un retour à Israël proprement dit, dans le cadre d’un quota négocié.

L’Autorité palestinienne serait également d’accord pour une présence de l’OTAN, mais pas des forces de défense israéliennes, en Cisjordanie et dans la vallée du Jourdain mais ne seraient d’accord que pour un échange de terres sur une base de un pour un, en termes de quantité et de qualité – en d’autres termes, il ne serait pas d’accord pour échanger des terres fertiles de la Cisjordanie contre des déserts israéliens.

Un point clé pourrait se présenter concernant l’avenir de la grande colonie d’Ariel. L’Autorité palestinienne ne croit pas qu’il soit possible que la ville soit annexée à Israël dans un futur accord, car elle est située au beau milieu de la Cisjordanie, coupant la contiguïté territoriale d’un futur Etat.

Cependant, l’Autorité palestinienne peut accepter que certains colons restent en tant que citoyens palestiniens et réalise que d’autres blocs de colonies – Goush Etzion, Maalé Adoumim et les quartiers juifs autour de Jérusalem – resteront entre les mains d’Israël dans un futur accord.

Avi Issacharoff

3 septembre 2010

source : Haaretz

Traduction : Julien Masri

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